Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Des forces de sécurité se moquent de plus en plus du statut du journaliste. De même qu’ils refusent toujours de reconnaître la valeur de la carte professionnelle de presse délivrée par la HAAC, carte signée de son président et du ministre en charge de la communication’’, a déploré Gaspard Adjamonsi.
En recevant la motion de protestation des manifestants, le président de la HAAC, Théophile Nata, a estimé que la marche pacifique des acteurs de la presse est légitime. ‘’La liberté de la presse au Bénin est garantie par la Constitution et impose à la HAAC de la protéger par tous les moyens légaux’’, a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour les acteurs politiques du pays de la préserver. Selon lui, ‘’la sécurité des journalistes doit être garantie, préservée et respectée. Les journalistes doivent être respectés dans l’exercice de leur profession’’.
Cette même motion sera présentée au Directeur de cabinet du ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’inspecteur général de Police, Alley Abassi, qui a demandé la compréhension des journalistes envers les hommes en uniforme. ‘’Il n’y a pas guerre entre la Police et les journalistes. Nous, hommes en uniforme, avons toujours besoin des informations des journalistes pour nos enquêtes policières. Ce qui est arrivé est un incident malheureux que nous regrettons avec amertume’’, a-t-il déclaré. Jules Yaovi MAOUSSI Marche des journalistes contre les atteintes répétées à la liberté de la presse Une centaine d’acteurs de la presse au Bénin, notamment des journalistes, des cadreurs, des graphistes, des reporters, des techniciens, des réalisateurs, des distributeurs et des agents commerciaux, ont marché mardi à travers la ville de Cotonou, pour exiger des autorités politiques du pays le droit de l’exercice de leur métier en toute sécurité. Partis du Hall des Arts et des Loisirs de Cotonou pour le ministère béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les manifestants ont chanté et crié des slogans hostiles aux responsables politiques du pays, notamment aux agents des Forces de sécurité publique. ‘’Non aux violences contre les professionnels des médias !’’, ‘’Non aux bastonnades des professionnels des médias !’’, ‘’Non au bâillonnement de la presse !’’, lançaient-ils tout au long d’un parcours de plus de cinq kilomètres.
Sur les banderoles brandies par les manifestants, on pouvait également lire : ‘’Plus Jamais çà !’’, ‘’Halte aux violences policières sur les professionnels des médias !’’, ‘’Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication au secours ! La presse béninoise est en danger’’. En faisant une escale au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC, instance de régulation des médias), les manifestants ont attiré l’attention du président de l’institution sur les mauvais traitements infligés aux journalistes par les forces de sécurité. ‘’Des actes attentatoires à la liberté de la presse se multiplient ces derniers temps au Bénin, constituant ainsi une menace grave à la liberté d’expression, pilier essentiel de la démocratie’’, a martelé le porte-parole des journalistes, Gaspard Adjamonsi.
Selon lui, la série d’actes d’agression physique et verbale contre des professionnels des médias dans l’exercice de leur fonction de sentinelles de l’édifice démocratique ne cesse de se multiplier. De la même manière, il a dénoncé la violence aveugle et gratuite dont a été victime le vendredi 18 février dernier Moustapha Bashola, secrétaire de Rédaction au quotidien ‘’Les Scoops du Jour’’, de la part d’hommes chargés de la sécurité du président du parlement, de même que d’autres en charge de la garde de certains responsables politiques. Le journaliste a été pourchassé, brutalisé et molesté comme un vulgaire malfrat alors qu’il était en position de reportage.
Il y a également la ‘’bastonnade policière aveugle’’ dont a été victime le jeudi 24 mars dernier Seidou Choubadé, journaliste parlementaire au quotidien ‘’Le Nokoué’’. Il s’est retrouvé avec le visage tuméfié, la lèvre supérieure fendue, des blessures aux mains et sa moto emportée par des policiers, alors qu’il leur avait montré sa carte de presse, délivrée par la HAAC.
‘’Nous sommes en face d’une situation où des éléments des forces de sécurité se moquent de plus en plus du statut du journaliste de même qu’ils refusent toujours de reconnaître la valeur de la carte professionnelle de presse délivrée par la HAAC et signée de son président et du ministre en charge de la communication’’, a déploré Gaspard Adjamonsi. En recevant la motion de protestation des manifestants, le président de la HAAC, Théophile Natta, a estimé que la marche pacifique des acteurs de la presse est légitime.
‘’La liberté de la presse au Bénin est garantie par la constitution et impose à la HAAC de la protéger par tous les moyens légaux’’, a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour les acteurs politiques du pays de la préserver. Selon lui, ‘’la sécurité des journalistes doit être garantie, préservée et respectée. Les journalistes doivent être respecté dans l’exercice de leur profession’’.
Cette même motion sera présentée au Directeur de cabinet du ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’inspecteur général de Police, Alley Abassi, qui a demandé la compréhension des journalistes envers les hommes en uniforme.
‘’Il n’y a pas guerre entre la Police et les journalistes. Nous, hommes en uniforme, avons toujours besoins des informations des journalistes pour nos enquêtes policières. Ce qui est arrivé est un incident malheureux que nous regrettons avec amertume’’, a-t-il déclaré.
Source: http://www.24haubenin.com