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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Hosni Moubarak et ses deux fils placés en détention

fils_hosni_moubarak.jpgL'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été placé en détention, mercredi 13 avril, pour une durée de quinze jours, sur décision du parquet égyptien. Ses deux fils, Alaa et Gamal, sont arrivés mercredi matin à la prison de Tora, dans le sud du Caire, selon les services de sécurité. Ils doivent également y rester quinze jours.
Ces détentions interviennent dans le cadre d'une enquête sur l'usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février, au cours duquel près de huit cents personnes sont mortes. Les trois hommes sont également soupçonnés de corruption et de détournement de fonds publics. Le parquet a par ailleurs précisé que l'interrogatoire de l'ancien président et de ses fils n'avait pu être mené au Caire "pour des raisons de sécurité".
Les généraux, aux commandes du pays après le départ de Moubarak, étaient soumis à une pression croissante de la rue pour qu'ils accélèrent les poursuites contre l'ancien président. Ce dernier était toujours hospitalisé mercredi matin à Charm el-Cheikh après qu'il eut été victime d'une alerte cardiaque, mardi, pendant un interrogatoire.
Dans la soirée, le directeur de l'hôpital précisait sur l'antenne d'Al-Arabiya que l'ancien raïs était en assez bonne santé pour répondre aux questions des enquêteurs. Son interrogatoire devait donc se poursuivre à l'hôpital de Charm el-Cheikh. Mais selon des témoins cité par la télévision Al-Jazira, un hélicoptère de l'armée se serait posé près de l'hôpital pour transporter l'ancien président au Caire. Au Caire ou à Charm el-Cheikh, l'interrogatoire ne préjuge pas d'un procès mais constitue un premier pas qui pourrait y conduire.

UNE FRATRIE LIÉE AUX MILIEUX D'AFFAIRES
Les deux fils Moubarak ont grandi dans l'ombre du pouvoir paternel avec des tempéraments très différents. La chute de leur père le 11 février a révélé leurs dissensions, selon de nombreux témoignages : la veille de la démission du raïs, une violente dispute aurait opposé Alaa à son frère, jugé responsable d'une désastreuse stratégie de fermeté face à la révolte.
Le cadet Gamal, 47 ans, ex-banquier qui incarnait une "nouvelle garde" face aux caciques du régime, est depuis des années la face visible de la fratrie. Cadre dirigeant du Parti national démocrate (PND) présidé par son père, il s'attache à faire de cette formation une machine de guerre pour accéder un jour à la présidence. Mais il est perçu comme le chef de file d'une élite affairiste, corrompue et très impopulaire.
Laissant à son frère les tribunes politiques, l'aîné, Alaa, 49 ans, fait une prospère et discrète carrière dans les affaires, notamment l'immobilier, n'apparaissant que rarement en public. La semaine dernière, il a été traité de "voleur" par le procureur du procès pour corruption ouvert contre un ancien ministre de l'habitat, Ahmed el-Maghrabi.
"Je ferai respecter mon droit légal à défendre ma réputation ainsi que celle de ma famille", avait martelé Hosni Moubarak à propos des accusations de corruption portées contre sa famille et lui. Il a assuré que les informations qu'il avait transmises au parquet montreraient qu'il ne possède ni avoirs financiers ni biens immobiliers à l'étranger et que les détails fournis sur les comptes en banque de ses fils attesteraient qu'ils n'ont réalisé aucun profit illégal.

Source: http://www.lemonde.fr

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