Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les portes du Lycée classique, du collège moderne de Cocody, de l'Epp Aghien… demeurent closes. Avec la situation qui prévaut suite à la crise post-électorale, l’école à Cocody est vivement perturbée. Les tirs à répétition et les rumeurs d’attaques affolent les élèves. Du coup, le spectre de l’année blanche taraude l’esprit de ces jeunes écoliers.
« Notre professeur de science de la vie et de la terre ne vient plus, il habite Anyama. Certains de nos amis de classe sont partis en voyage. Allons-nous passer notre examen de fin d’année ?», s’interrogent trois jeunes filles de terminale D, au lycée classique d’Abidjan. Assises sur le parvis de leur salle de classe, dans une école déserte, ces lycéennes s’inquiètent. Cela fait près d’une semaine maintenant que les cours, déjà très perturbés, ont été carrément interrompus. « Dans la classe de ma petite sœur, sur 50 élèves, il n’y avait qu’une vingtaine qui répondaient présents. Les autres, pour la plupart, ont voyagé ou habitent la commune d’Abobo », révèle l’une d’entre elles. Pis, la réponse à la question du jour de reprise des cours reste confuse ; les élèves viennent au compte goûte chaque jour voir si les cours ont repris. « Normalement, l’on nous avait annoncé la reprise des cours pour le jeudi dernier, nous sommes venus, mais il n’y avait personne ».
Il est vrai que pour ces trois jeunes filles qui habitent la Riviera, le problème de transport ne se pose pas vraiment. Par contre, pour les élèves du lycée classique en majorité issus des communes de Yopougon, Abobo et Marcory, la rareté des moyens de transport en commun, surtout des bus, constitue un handicap. « Les bus, quant à eux, sont régulièrement la cible des manifestants. Ainsi, ils se font de plus en plus rares », renchérit Kouao Mathurin, élève en classe de seconde C, au lycée classique d’Abidjan.
En outre, ces trois jeunes filles du lycée classique d’Abidjan sont dans la période des examens blancs ; mais celles-ci déclarent ne pas être prêtes. « Cette situation nous a rendu paresseuses, il n’y a plus de pression. Notre entourage ne fait que parler de politique ; de plus, des détonations d’armes et rumeurs ne permettent pas la concentration ». Même son de cloche chez Christelle, élève en classe de troisième au collège moderne de Cocody : « les examens blancs prévus pour la fin du mois de mars ont été reportés. Tout ceci nous perturbe».
Bohoua Nassé
Source: http://www.fratmat.info