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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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TOGO : Vives controverses autour de 3 morts suite aux répressions policières

togo8.jpgSelon le Collectif « Sauvons le Togo », la répression de la mobilisation des 12 et 13 juin a fait 3 morts. Le Gouvernement indique que 2 des 3 victimes sont décédées suite à des maladies. Une thèse que rejettent les parents des Victimes.
En dehors de la fausse alerte relative au décès d’un bébé de 6 mois, qui serait mort par suffocation de gaz lacrymogène, on enregistre selon le CST, 3 morts dont 2 à Lomé et 1 à Sokodé suite aux répressions policières des manifestations. Si finalement le bébé de 6 mois a été sauvé grâce à des soins intensifs reçus au centre de santé d’Adakpamé, il n’est en est pas de même pour Mme Amékoudji Améyo, (38 ans, 2 enfants) décédée à l’Hôpital Sylvanus Olympio de Lomé, Mlle Togbui Ami et Dagbé Yao Komlanvi (70 ans) décédé à la clinique Bon Secours à Sokodé. Selon le CST, les trois sont victimes de bavures policières dans le cadre des répressions des manifestations qu’il a initiées pour exiger des élections transparentes et démocratiques.
Justifiant son refus de répondre à une invitation à dialoguer avec le Gouvernement ce jeudi 28 juin 2012, son Coordinateur Me Zeus Ajavon a évoqué des préalables dont l’inhumation des 3 morts avant leur participation à un quelconque dialogue. Réagissant à ces préalables, le Gouvernement a dans un communiqué, affirmé que Mme Amékoudji Améyo est contrairement aux allégations du CST, décédée d’une suite de crise cardiaque. Quant à Dagbé Yao Komlanvi, est serait décédé des suites d’une crise chronique de paludisme. Une version qui a fait sortir des parents des victimes de leur silence.
M Kolani, époux de Mme Amékoudji Améyo a témoigné que contrairement à la version du Gouvernement, c’est suite à l’inhalation de gaz lacrymogène balancé dans leur domicile le 12 juin, que son épouse a fait une crise. Transportée à l’Hôpital Sylvanus Olympio où elle a reçu des soins du 12 au 22 juin au service neurologique, elle est décédée le 23 juin. Pour sa part, Mme Dagbé-Yao Anne-Marie, fille de Dagbé Yao Komlanvi, a confirmé la version du CST, selon laquelle son père a reçu des coups au ventre, lors de la répression policière de la marche le 22 juin 2012 à Sokodé et en est décédé le 24.
Ancien agent de l’Office Togolais de Phosphate (OTP) à la retraite depuis 14 ans, le septuagénaire fiché pour son militantisme au sein de l’Association de Lutte Contre la Manipulation des Consciences (ALMC) n’a jamais jouit de ses droits à la retraite. Sa fille a témoigné sur une radio privée de Lomé, avoir eu son père au téléphone le 22 juin suite à son admission à la clinique et il lui a indiqué son aml fait suite aux coups que lui ont asséné au ventre, les forces de sécurité.
Sur le cas Mlle Togbui Ami, brûlée dans la cuisine où elle préparait du fait de l’explosion du gaz au contact d’un projectile balancé par les forces de sécurité, elle a été enterrée le jeudi 28 juin dans l’anonymat. Sa maîtresse Mme Aziati Ayawa, également brûlée au second degré alors qu’elle volait au secours de sa servante, elle est toujours à l’hôpital pour des soins.

Le Gouvernement est resté muet dans son communiqué sur ces cas.
Pour ce qui concerne les deux premiers, le Gouvernement dit s’appuyer sur des certificats médicaux délivrés par les médecins traitant. Mais cette controverse qui intervient à un moment où la tension monte du fait des conséquences de la répression, ne facilite pas les initiatives en faveur d’un dialogue entre le CST et le Gouvernement.

Aghu,KOACI.COM LOME
Source:www.koaci.com

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