Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Alors que le Mnla a été chassé de ses positions de Gao (nord-est) et Tombouctou (nord-ouest) au nord Mali par les islamistes d'Ansar dine après des discussions avec Compaoré à Ouagadougou, ce vendredi les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont réitéré depuis Yamoussoukro leur volonté d'intervention militaire sous mandat onusien tout en évoquant également le dialogue inter-malien prôné par Cheick Modibo Diarra, le premier ministre de transition lors du 41è sommet des chefs d'Etat de la Cedeao. "Nous (Cedeao, ndlr) ne négocierons pas avec des groupes islamistes terroristes quels qu'ils soient et maintenons notre volonté d'aboutir à une résolution du conseil de sécurité pour une intervention militaire tout en continuant à encourager le dialogue" a indiqué à KOACI Kadré Désiré Ouédraogo le président de la Commission de la Cedeao tout en exprimant la crainte d'une extension des groupes islamistes dans d'autres pays et les conséquences sur la sécurité de ces derniers.
Au même moment, à les Etats-Unis mettaient en garde la Cédéao depuis Washington par la voix du secrétaire d’Etat adjoint chargé des questions africaines, Johnnie Carson, contre une éventuelle intervention militaire dans le Nord du Mali en plaidant pour une solution politique. En effet, si Johnnie Carson apportait son appui à la Cédéao, ce dernier a estimé que le contingent de 3300 soldats planifié par la Cedeao devrait s’efforcer de stabiliser le Sud du pays et ne pas s’aventurer dans le Nord. Pour Washington, soutien essentiel pour la validation d'une éventuelle résolution au conseil de sécurité de l'onu, le sud n'a plus d'armée digne de ce nom et une reconquête du Nord serait une entreprise très lourde pour la Cédéao.
Le désir d'envoi de 3.300 soldats africains pour combattre les islamistes a été maintenu à Yamoussoukro. La Cedeao et l'Union Africaine ont déjà interpellé le conseil de sécurité qui pour l'heure n'a toujours pas répondu favorablement à la demande d'intervention militaire au Nord Mali.
Ib, KOACI.COM BAMAKO
Source:www.koaci.com