Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Comme annoncé en fin de semaine dernière par le biais d’une déclaration rendue public, le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et leurs alliés prévoyaient d’organiser ce jeudi, une marche pacifique afin de s’opposer à la révision de certains articles de la Constitution. Mal leur en pris car c’est sur le lieu même du départ de la marche que les forces de sécurité viendront les en empêché. On a ainsi assisté à des heurts qui ont mis en ébullition tout le quartier de Bè Kodjindji et ses environs
Tôt hier matin à Bè Kodjindji on pouvait déjà apercevoir des militants et sympathisants du FRAC attroupés ça et là. C’est en effet de là que devait partir la marche de contestation que devait conduire les responsables du FRAC en direction de l’Assemblée Nationale pour protester conte ce qu’ils appellent « le tripatouillage de la Constitution togolaise ». En effet, il était prévu en la session d’hier, la révision des articles 13, 21, 116, 117 et 125. Ces cinq articles viseraient entre autres, selon les leaders du mouvement à renforcer les pouvoirs du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé en le portant notamment à la tête du Conseil Supérieur de la Magistrature. D’où l’appel lancé par le FRAC à l’endroit de toutes les forces vives de la Nation pour faire front contre cette manœuvre du Parlement à majorité RPT/UFC. On apprendra plus tard que la séance à été reportée sine die. Cela n’a pourtant empêché les choses de dégénérer à Bé Kodjindji.
En effet, devant l’insistance des forces de les voir partir des lieux où ils attendaient leurs leaders et apprenant en outre que Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC était empêché de sortir de chez lui, la tension est monté d’un cran dans le rang des militants du FRAC. Ils ont alors entonné des chants et décidé de forcer le barrage constitué par les corps habillés afin disent-ils d’aller libérer leur leader. Les policiers pour les repousser firent alors usage de matraque et de gaz lacrymogènes. Les manifestants érigèrent en réponse des barricades sur les voies de circulation et brûlèrent des pneus en signe de mécontentement. A des kilomètres à la ronde, on pouvait voir d’épaisses voluptés de fumée qui montaient dans le ciel et donnaient à l’endroit des airs de champ de bataille. Les courses poursuites à travers le quartier pour appréhender les contestataires donnaient à des mouvements de panique des populations environnantes qui étaient indistinctement pris à partie par les forces de sécurité. Cette situation perturba énormément la circulation une bonne partie de la journée d’hier avant que les manifestants ne soient finalement dispersé par les forces de sécurité.
L’objectif du Frac, étant de mettre fin à la procédure de modification, les responsables du front comptent maintenir la pression en initiant d’autres actions à l’instar de celles d’hier pour atteindre leur but. A leurs voix, se joignent celles de la Société Civile et d’autres partis politiques qui demandent également à l’Assemblée Nationale de surseoir à cette énième révision de la loi fondamentale togolaise. Entre les mouvements estudiantins, ceux du corps médical et ceux du FRAC, le pouvoir de Faure Gnassingbé aura fort à faire ces prochains jours.
Aghu, Koaci.com Lomé
Source: http://www.koaci.com