Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
La Convergence Sutsas-Sas déterre à nouveau la hache de guerre. Suivant toujours son plan d’action, elle a enclenché encore un mouvement d’humeur de trois jours. Les patients qui pensaient que les déboires dans le système de santé sont finis n'ont qu'à déchanter. Ils souffrent péniblement dans les différents hôpitaux. Ils n’ont que leurs yeux pleurer ! Reportage.
Le système sanitaire est totalement paralysé. Et pour cause, les blouses blanches demandent l’application des accords. Elles ont encore déclenché un mouvement qui va se poursuivre jusqu’au mois de décembre prochain suivant leur plan d’action.
Nous nous sommes rendus dans plusieurs hôpitaux de Dakar et, l’on constate partout le même scénario. « Nous sommes fatigués ; nous faisons les va et vient depuis une semaine. Mais à notre grande surprise, nous ne voyons l’ombre d’aucun médecin. Ce n’est pas sérieux : ces gens ne méritent même d’être un médecin » étale notre interlocutrice.
Elle est accompagnée de sa petite fille. Elle soutient que l’autorité est faible. « Y’a du n’importe quoi dans ce pays ».
Nous l’avons rencontré à l’hôpital Abass Ndao.
Le décor est le même à l’hôpital général de Grand-yoff : on voit les va-et-vient des patients entre la porte d’entrée et la salle d’accueil. Nous avons trouvé sur place une forte présence des accompagnants. Toutes les banquettes sont occupées. Il faut cependant noter une certaine lenteur dans le fonctionnement de la structure sanitaire. C’est du moins le constat fait par certains patients et accompagnants accrochés sur les lieux. Parce que tout simplement, c’est le service minimum. Un malade avec le visage triste, nous raconte son calvaire il prend son mal en patience.
«Je suis là depuis ce matin. On m’a donné rendez-vous à 7h. Je me suis présenté tôt le matin, mais j’attends toujours mon tour. On m’a dit que celui qui a mon dossier médical est en grève», s’indigne t-il. Même son de cloche pour cette dame qui vient de Guédiawaye nous renseigne t-elle. «Je suis là depuis ce matin, mais je n’ai pas encore vu le médecin. J’ai rendez-vous en orthopédie, mais on m’a dit que le personnel ne travaille pas aujourd’hui à cause de la grève.
Sous les arbres, elle se plaint du système sanitaire : « nous donnons notre argent et nous avons du mal à se soigner » se plaint –elle. Elle interpelle les autorités gouvernementales de ce pays à trouver rapidement une issue heureuse. « Ils ont le droit d’aller en grève. Mais nous, les malades ;nous n’en sommes pour rien » dit-elle. En tout cas, les grévistes ne comptent pas baisser les bras ;ils exigent cette fois-ci une rencontre avec le président de la République ou le premier ministre pour finaliser les accords de 2009.
Malickou Ndiaye, Koaci.com Dakar
Source: http://www.koaci.com