Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Comme annoncé en début de semaine par notre rédaction, une nouvelle coalition de partis politiques vient de voir le jour. Constituée de six formations politiques dont deux de l’opposition traditionnelle, le nouveau front veut réaliser une alliance électorale dans la perspective des prochaines élections.
Le centre communautaire de Bè a connu une ambiance inhabituelle ce vendredi 02 Août au matin. Des leaders de Six partis politiques ( CAR de Me Dodji Apévon , CDPA du Prof Léopold Gnininvi, MCD de Me Traoré Tchassona, NET de Gerry Taama, PDP de Bassabi Kagbara et UDS-Togo de Antoine Folly) se sont retrouvés pour officialiser la création d’un front dénommé « Coalition Arc-en-ciel ». Une seconde coalition se réclamant de l’opposition et présidée par Me Dodzi Apévon, dans le cadre d’une présidence tournante. Les cinq autres leaders, occupent des postes de vice-présidents. La Coalition Arc-en-ciel est également doté d’un secrétariat animé par Jean Kissi du CAR et Amavi Patatu de l’UDS-Togo.
Dans une déclaration remise à la presse, la « Coalition Arc-en-ciel » après avoir fait le constat des violations des droits de l’homme, de la confiscation des richesses du pays par une minorité, estime que les populations ne croient plus en un changement avec le régime aux commandes et établit le constat des échecs répétés de l’opposition. « La réalisation de l’ardente aspiration de nos populations à l’alternance implique que les forces démocratiques s’accordent avant toute chose sur le contenu et la programmation des actions à mener ensemble. Plusieurs actions communes menées dans le passé par les forces démocratiques ont échoué parce qu’elles n’ont pas été précédées de ce consensus préalable », note la « Coalition Arc-en-ciel ».
Affichant comme priorité les réformes « qui ont un lien direct avec les élections », la « Coalition Arc-en-ciel » insiste sur le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir en 2015. « Nul ne peut exercer plus de deux mandats », martèlent les partis coalisés, dans leur déclaration qui exige la limitation du mandat présidentiel à deux, avec « effet immédiat », conformément à la volonté du peuple. Outre cette exigence, les questions relatives « au mode de scrutin, au code électoral, au découpage électoral, aux institutions de régulations des élections (CENI, Cour Constitutionnelle, Cour Suprême, HAAC, …) sont retenues comme devant faire l’objet de consensus dans le cadre d’un dialogue.
Estimant que « l’alternance en 2015 oblige les partis d’opposition à réaliser entre eux un accord sur des candidatures communes pour les prochaines élections législatives et locales », la « Coalition Arc-en-ciel » affirme sa volonté d’œuvrer avec le CST pour l’obtention des conditions d’élections justes et équitables au Togo. Une promesse qui tranche avec les rumeurs selon lesquelles, la nouvelle coalition est une manouvre du pouvoir pour contrer les manifestations de mobilisation du CST, pour exiger des conditions de transparence, mais aussi le respect de certains préalables à un dialogue sincère.
Aghu
Source: http://www.koaci.com