Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

Publicité

Côte d’ivoire : La barbarie en toute impunité

doue4On pensait qu’en Côte d’Ivoire, l’heure de la réconciliation avait sonné, que la victoire des uns était synonyme d’un nouveau départ, mais erreur ! L’arbre continue de cacher la forêt. Dans le silence de la mort, ils sont des dizaines d’ivoiriens qui périssent. Hier, on reprochait aux partisans pro-Gbagbo d’en être les auteurs. Mais le camp Ouattara est tout aussi comptable de nombreux exactions et atrocités. Ce dernier, semble t-il, est chapeauté des organisations internationales qui donnent carte blanche à son nettoyage ethnique.

Dans les discours officiels et à la face du monde, le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara continue de vanter la paix et de démontrer que celle-ci est en marche, que l’unification de la Côte d’ivoire, mis à mal par des années de guerre civile, est en passe de se concrétiser. Pendant longtemps, la violence en cote d’ivoire n’a eu qu’un seul visage : celui des partisans pro-Gbagbo. Le refus de l’alternance de l’ancien homme fort de Yamoussoukro a fait ranger dans son camp, toutes les atrocités et la barbarie répugnante. Pour une certaine communauté internationale, le président Alassane Dramane Ouattara et les siens sont des anges, mieux des archanges. Des êtres bénis, incapables de fouetter une mouche. On les blanchit, à défaut, on leur attribue des fautes mineures. Ils font des chouchous de certaines puissances étrangères. Dans le silence et l’indifférence dont on les entoure, ils massacrent et exterminent sans que personne n’en dise mot. Mais définitivement, le massacre de Duékoué est venu remettre les choses à l’endroit. Même si on triche sur les chiffres, la réalité est là et crève l’œil. La cruauté des exactions commises sur place est un élément suffisant qui oblige la justice internationale à agir. Ce qui se passe en Côte d’ivoire n’est pas contraire au sort réservé aux juifs dans les camps Nazis sous Hitler. Si l’on peut se permettre en toute impunité de réduire en cendres, des villages entiers, de tuer des ivoiriens qui n’ont commis pour tout péché, que d’être pro-Gbagbo ou alors d’être de telle ou telle autre ethnie non favorable au président Ouattara, il y à craindre. Désormais en Côte d’ivoire, c’est la frayeur et le règne de la terreur en toute impunité.

PLUSIEURS DIZAINES DE MORTS. C’est le résultat du massacre de Duékoué. Contrairement au bilan de 13 morts, il s’agit bel et bien de 73 morts. Un chiffre que le gouvernement veut cacher et sur lequel, le Conseil de sécurité de l’ONU, la commission des Droits de l’homme de l’ONU, Amnesty International, Humann Wright Watch et autres se taisent. Mais pourquoi ? Là est la question. On se demande aussi quel intérêt de telles organisations a à couvrir le crime, l’horreur et le sang alors que dans les discours officiels, on prône la paix, l’unité et la réconciliation. Censé être protégé par l’ONU, le camp de déplacés de Niambly, voisin de Duékoué et abritant surtout des autochtones d’ethnie Guéré, a été attaqué par des Frci, des dozos et des jeunes malinkés en représailles disent ils  à la mort de quatre personnes tuées durant la nuit par des inconnus dans un quartier de Duékoué. Selon de nombreux témoignages concordants on dénombre plusieurs dizaines de morts.

Culpabilité et complicité
Et cela se passe et au nez et à la barbe d’organisations qui tentent de faire croire que leur domaine de prédilection est la protection des populations et des civiles. Si Laurent Gbagbo est coupable devant une Cour de justice internationale, il doit en être de même pour Ouattara et les siens. Cette justice à double vitesse, sonne comme une caution plus que tacite aux exactions sur des citoyens qui sont pourtant tous ivoiriens. On ne peut plus douter ici sur les auteurs de ces crimes. Le chef de la milice burkinabè pro-Ouattara, le tristement célèbre Amadé Oueremi qui distille à tour de bras, la frayeur dans certaines régions du pays est à la tête d’une horde de malfaiteurs, d'une véritable armée, au  vu et au su des gouvernants ivoiriens, de l'Onuci et des organisations des droits de l'homme. Et sur la plupart des images où on le voit, il se remarque bien qu’il porte la tenue des FRCI. Le nettoyage de la région Ouest de la Côte d’ivoire, promis par certains hauts responsables du RDR, semble t-il, suit bien son cours dans le silence total de l’ONU et de toutes les ONG et organisations  de défense des Droits de l’homme. Mais la Communauté internationale ne peut plus laisser ase poursuivre de telles atrocités. Les humiliations, les frustrations et les souffrances ont dépassé un seuil plus que critique. A l’occasion de la visite de Ouattara en France, la société civile africaine et autres combattants pour les droits de l’Homme et la Démocratie, ont même émis le vœu de voir le chef de l’Etat ivoirien en dire enfin un mot, mais rien, silence absolu.

Le massacre de DUEKOUE (une ville de l’Ouest ivoirien) sonne comme l’escalade de l’horreur. Soixante treize (73) personnes ont été décimées de la façon la plus atroce. « L’indignation ne peut être qu’à son comble lorsqu’on voit les images. Est-ce une prime à l’impunité ? Ouattara, Soro et leurs forces - Dozos et FRCI - continuent de tuer toujours et encore. Le gouvernement ivoirien et l’ONU se renvoient la responsabilité », commente un militant pro-Gbagbo.

Ouattara, l’intouchable ?
Dans de nombreux pays africains ou non, on a vu la communauté internationale prendre très vite le devant des choses et agir pour contenir la violence. En Côte d’ivoire, les organisations internationales se font harakiri. Elles jouent à un jeu flou. Bien que conscientes de la situation de l’horreur, de la réalité des crimes, elles observent sans piper mot. Trop bien souvent, elles aident le gouvernement Ouattara à camoufler les chiffres de ses exactions. Pourtant, dans d’autres pays, ces mêmes organisations ont pris la mesure de la situation et tirer sur la sonnette d’alarme, non seulement pour freiner l’horreur, mais aussi pour que leurs auteurs en répondent devant la justice internationale. Hissène Habré, Charles Taylor, Bemba… la liste est longue. Mais dans le cas ivoirien, la devise semble être : Silence on tue ! Si Laurent Gbagbo est appelé à répondre de crimes contre l’humanité devant la cour internationale, il en va de même pour son successeur à la tête de l’Etat ivoirien. La justice ne devrait avoir qu’un seul visage. Toute autre option, notamment celle qui a cours actuellement est symptomatique d’une protection internationale qui ne dit pas son nom au profit de l’actuel chef de l’Etat ivoirien.

Une prise de conscience s’impose
Même si pour satisfaire leurs intérêts capricieux et malveillants sur le continent, des puissances étrangères donnent carte blanche à certains incongruités en Afrique, il est temps maintenant pour les dirigeants du continent de faire leur bilan et leur analyse de conscience. C’est eux qui ont bénéficié de la confiance de leur peuple pour assurer à la postérité, développement, bonheur et mieux-être. Mais en lieu et place de cette mission, les dirigeants du continent, pour la plupart pactisent avec l’occident et s’emploient avec lui, à torpiller leur peuple. Les exactions commises un peu partout sur des vies innocentes comme c’est le cas actuellement en Côte d’ivoire témoigne de ce qu’en Afrique, l’heure n’est pas encore aux choses sérieuses. Mais la communauté internationale se doit de jouer à fond le rôle qui est le sien et de donner la chance aux continents de vivre l’équité et la justice pour enfin connaître l’envol et le développement. Ne pas le faire et prêter flanc à la gabegie, à la mauvaise gouvernance, aux massacres des peuples et aux pillages des ressources reste un crime majeur que l’univers, la nature et les mânes des ancêtres sur le continent ne sauraient pardonner.

D.R
Source : www.mipaa.org

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article