Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le vendredi 27 avril 2012, le journaliste Noel TADEGON a reçu un violent coup sur la nuque, alors qu’il couvrait la répression d’une manifestation par les forces de sécurité. Selon son témoignage, tout est parti d’une colère du Commissaire de police Athna SAMA, qui a ordonné à ses éléments de lui prendre sa camera et de l’embarquer, parce que mécontent de le voir filmer les forces de sécurité débarrasser les barricades posées par des manifestants. « Alors que je discutais avec le Commissaire SAMA, j’ai reçu un coup violent sur la nuque. L’ai alors perdu connaissance. A mon réveil, je n’ai pas retrouvé ma camera », a-t-il raconté.
Le correspondant de Reuter TV et de Deutsch Welle s’est ensuite retrouvé dans une clinique, où il a reçu des soins intensifs. Libéré dans la soirée, il a contacté le Ministre de la sécurité, le Col. Gnama-Latta Dokissim qui souhaitait lui présenter des excuses. « Je n’accepte pas ses excuses. Ils m’ont frappé à un point qui aurait pu m’être fatal. Je ne veux pas non plus qu’ils prennent en charge les frais de mes soins médicaux », s’est indigné le journaliste qui a traité de « sauvage », l’attitude du Commissaire SAMA. « Ma petite expérience m’a conduit à couvrir des conflits armés. Et même sur les champs de ces conflits, les éléments n’ont pas ces comportements », a-t-il déploré. Je vais de mieux en mieux, mais j’ai toujours mal à la tête a indiqué le journaliste ce mercredi.
Comme certaines organisations
professionnelles de médias qui l’ont fait savoir dans des communiqués condamnant cette agression, Noel TADEGNON envisage de saisir la justice. « Cette affaire ne va pas s’arrêter là. Avec mes responsables nous allons saisir la justice », a-t-il annoncé. Outre sa camera, celle de la chaîne privée TV7 a également été saisie. Selon Aladji Victor, membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) s’exprimant à une table ronde à l’Ambassade des USA, l’instance constitutionnelle de régulation a saisi le gouvernement pour qu’une enquête sopit ouverte sur cette agression et que les conclusions soient rendues publiques.
Dans un communiqué sanctionnant le conseil des ministres tenu lundi 30 avril, le Col Gnama-Latta a reconnu que des agents ont exercé sur le journaliste des violences qu’on aurait pu éviter. « Les quatre agents ont écopé& d’une sanction », précise le communiqué sans autre détails notamment sur les conditions de l’agression et les identités des agents qui seraient sanctionnés.
L’agression des photojournalistes par les forces de sécurité sur les lieux de reportage, est devenue récurrente depuis l’amorce de la contestation des résultats de l’élection présidentielle de mars 2010. Depuis, les organisations de défense de la liberté de presse, déplorent de nombreux cas de violences exercées sur les journalistes par les forces de sécurité.
Le 09 mars 2012, le photojournaliste Frédo ATTIPOU qui couvrait une marche des Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) a été victime d’une agression de la part de policiers. A ce jour, aucune sanction n’a été prise contre les auteurs de cette violence qui pourtant sont identifiables. Pour toute réaction, le Ministre de la sécurité s’est contenté de présenter des excuses à la victime et de prendre en charge les frais médicaux. Selon l’association SOS Journaliste en Danger, « le but de ces agressions est d’empêcher les journalistes d’avoir des preuves des violences exercées par les forces de sécurité sur les citoyens à l’occasion des manifestations de protestation ».
L’agression du journaliste Noel TADEGNON est intervenue en marge de la répression par ls forces de sécurité, d’une manifestation pacifique organisée par le Collectif « Sauvons le Togo », à l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance du Togo.
Aghu,KOACI.COM LOME
Source: http://www.koaci.com