Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Ali Bongo prêcherait il dans le désert? Le chef de l'Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a dénoncé, dans un discours devant les hauts cadres du pays mercredi à Libreville, la corruption, le harcèlement sexuel et le trafic d'influence dans l'administration de son pays.
"Le racket et la corruption à tous les niveaux de notre administration deviennent monnaie courante", a craché le chef de l'Etat gabonais avant de poursuivre "l'impunité, encouragée par la hiérarchie, gangrène les services".
Ali Bongo Ondimba a eu le courage de dénoncer que "le harcèlement sexuel prend de l'ampleur et démotive les personnes compétentes".
Dans ce réquisitoire le numéro un gabonais a aussi fustigé certains comportements rétrogrades des fonctionnaires dont "les horaires de travail (...) déterminés en fonction des humeurs de chacun, l'absentéisme devient un fléau, quelques fonctionnaires se complaisent à multiplier des trafics d'influence".
Ali Bongo qui veut faire du Gabon un pays émergeant d'ici 2025 a regretté que "la recherche d'une information, le suivi d'un dossier, ou encore la délivrance d'un acte administratif prennent la forme d'un parcours du combattant".
"Les dossiers ne sont pas traités avec la plus grande diligence, car ils servent à décorer les bureaux et à garnir les tiroirs des agents", a-t-il dénoncé pour le regretter en faisant constater que "l'insulte et le manque de respect envers les usagers prennent le pas sur les règles élémentaires de bienséance".
"Il nous faut (...) une Administration où règne et prévaut le sens de justice et de l'égalité", a-t-il suggéré en réponse à tous ces travers.
Ali Bongo Ondimba a instruit le ministre de la reforme pour "tout mettre en œuvre pour redonner à notre Administration ses lettres de noblesse, de la mettre résolument au service des usagers, et de raffermir le lien de proximité".
Cette déclaration du chef de l'Etat intervient à quelques jours des nouvelles nominations dans la haute administration suite à la formation d'un nouveau gouvernement.
Ali Bongo Ondimba même si bon nombre doute des suites de certaines observations notamment celle du respect d'arrivée au bureau à 7h30 le matin, est apparu déterminé à renouveler et à moderniser les relations entre l’administration et le pouvoir politique. En effet, ce dernier a manifesté ce mercredi dans son discours à l’Administration Centrale, sa détermination à renouveler et à moderniser les relations entre l’administration et le pouvoir politique.
«L’Administration est au cœur du dispositif d’animation de l’action publique. C’est pourquoi, j’ai tenu à vous rencontrer, car vous êtes des maillons essentiels dans son fonctionnement et, votre rôle est capital dans la réalisation de notre ambition commune qui vise à faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025. En effet, l’administration et le pouvoir politique que j’incarne ici, au delà du lien juridique consacré par notre Constitution, jouent un rôle complémentaire : l’un prend des décisions et l’autre les met en œuvre. C’est pour cette raison que depuis mon accession à la Magistrature Suprême en octobre 2009, j’ai tenu à renouveler et surtout à moderniser cette relation, afin qu’elle gagne en efficacité et en pertinence. », a déclaré Ali Bongo Ondimba.
Pour le numéro un Gabonais, la répartition très claire des tâches qui articule désormais toute l’organisation administrative : le pouvoir politique se chargera désormais de concevoir les politiques publiques et de suivre leur mise en œuvre ; l’administration s’occupera des tâches d’exécution, en partenariat avec le secteur privé et les acteurs non étatiques. Les structures de contrôle continueront leurs missions légales et réglementaires. Pour atteindre nos différents objectifs, nous devons tendre vers une administration encore plus performante.
« Ce sont les services et organismes à la tête desquels vous vous trouvez qui doivent donner corps à cette vision. Pour cela, vous devez être les premiers dépositaires et relais de l’émergence au sein de vos services pour faire du Gabon Emergent une vision partagée. Vous y arriverez en vous consacrant avec rigueur, détermination et enthousiasme à sa mise en œuvre. », a précisé le président de la République.
Selon lui, la traduction de cette vision en actions concrètes suscite un réel espoir chez nos compatriotes tout comme auprès de divers partenaires de plus en plus attirés par la dynamique de changement induite par le Gabon Emergent. Cet attrait est lié à la fois à une perception globale de l’Afrique, perçue comme un véritable territoire d’opportunités pour l’investissement et les affaires mais surtout, à la nouvelle image du Gabon, bâtie sur le changement, les efforts, les réalisations, une nouvelle gouvernance et les effets de la CAN 2012.
Source: http://www.koaci.com