Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le jeudi 1er décembre 2011, le Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc) a planché sur la question de limitation du mandat présidentiel et de la période qu’elle doit couvrir. La Ligue togolaise des droits de l’homme (Ltdh), vient de réagir par rapport à la proposition du Cpdc
Une limitation du mandat présidentiel de cinq (05) ans à deux (02) assortie d’une disposition de clarification sur la non rétroactivité de cette disposition. Telle est la proposition émise le jeudi 1er décembre 2011 la Cpdc, au terme de sa 9ème séance. Initialement prévue par la Constitution plébiscitée par les Togolais en septembre 1992, la limitation du mandat présidentiel a été abrogée par l’Assemblée nationale monocolore composée uniquement de Parlementaires du parti au pouvoir.
« La LTDH considère dans ce contexte que seule la limitation du mandat présidentiel avec effet immédiat mettra un terme définitif à l’usure du pouvoir aux conséquences incalculables, en même temps qu’elle sera de nature à décrisper l’atmosphère politique au Togo et à favoriser l’amorce d’un développement économique et social harmonieux, fondé sur une paix durable », a réagi la Ligue togolaise des droits de l’homme dans un communiqué daté du 05 décembre 2011.
La non rétroactivité d’une nouvelle disposition constitutionnelle limitant le mandat présidentiel à deux, ouvre la porte à une nouvelle candidature de Faure Gnassingbé qui a déjà fait deux mandats consécutifs au pouvoir. Depuis le processus de démocratisation lancé en 1990, Gnassingbé père, puis son fils ont réussi à conserver le pouvoir à travers des élections controversées suivies de violences. « L’alternance, indice de la bonne santé d’un régime et oxygène de la démocratie, conserve toujours le mérite d’être le mode de régulation politique des démocraties paisibles », souligne la Ltdh.
L’organisation de défense des droits humains, fustige la posture des deux organisations de la Société civile, qui siègent au Cpdc. Il s’git du Groupe de Réflexion et d’Action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) et le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP/T). « Les organisations de la société civile doivent plutôt incarner, contre vents et marées, les intérêts supérieurs du peuple et réussir absolument là où les querelles partisanes ont fait échouer les partis politiques », insistent la Ligue dans son communiqué.
Tout en lançant aux députés un appel pour le moment venu émettre un vote qui favorise l’alternance politique, la Ltdh n’entend pas se faire. Elle invite les organisations de la Société civile à s’unir « dans une large concertation d’envergure nationale afin d’éviter à notre pays et une fois encore, une rupture profonde du processus démocratique avec pour corollaire direct la violation massive des droits de l’homme ». Le débat est ainsi relacé et pourrait comme il a actuellement cours au Sénégal, faire des vagues.
Aghu,KOACI.COM LOME
Source: http://www.koaci.com