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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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PRISE D'OTAGE MALI: Philipe Verdon et Serge Lazarivic, deux ans après Pierre Camatte

otages.jpgCe jeudi 24 novembre 2011, le Mali a enregistré son deuxième cas d’enlèvement de Français, après celui de Pierre Camate le 27 novembre 2009. L’enlèvement de Philipe Verdon et Serge Lazarivic, ce jeudi à Hombori et celui de Pierre Camatte en 2009 à Menaka, en plus du fait qu’ils ont eu lieu en novembre, ont été opéré nuitamment dans un hôtel. La seule différence entre ces enlèvements est que le présent a été fait dans la violence, le gérant de l’hôtel ayant aperçu du sang après avoir entendu des cris. Le chauffeur des deux Français a été bâillonné, le gardien de l’hôtel braqué de Kalachnikov et le gérant attaché et séquestré dans une chambre.

Quelle direction les ravisseurs ont-ils pris ?
Le grand nord, répondent nos sources proches du département de la Défense et des Anciens Combattants. Mais le nord est vaste, très vaste. Ce vaste désert malien va de Hombori, village situé entre Mopti et Gao, aux frontières avec le Niger, l’Algérie, mais aussi, le Burkina Faso. Les poursuites engagées derrières les ravisseurs auraient pris la direction de ce « pays ami [le Burkina Faso NDLR] que nous ne voulons pas citer dans ce genre de situation », nous dit un cadre civil du département de la Défense et des Anciens Combattants du Mali. Le discours officiel ne pouvant dire autre chose, il a certainement besoin d’être confirmé localement pour être crédible.
Jusque là, il n’y a eu aucune revendication de la part d’Al Qaïda, concernant l’enlèvement des deux français. Dans l'affaire Pierre Camatte, Aqmi avait fait connaitre ses revendications en menaçant d'exécuter l'otage, si quatre de ses prisonniers au Mali ne sont pas libérés. Ce qui fut fait à son époque, occasionnant un froid dans les relations diplomatiques entre l’Algérie, la Mauritanie d’une part et le Mali d’autre part. Il avait également réclamé une importante rançon. Trois humanitaires espagnols étaient enlevés en Mauritanie, un pays frontalier du Mali, quatre jours après la capture de Pierre Camatte. Aqmi n’avait revendiqué leur enlèvement qu’en décembre.
Depuis 2003, année à laquelle le Mali a été confronté au phénomène de prise d’otage, ce pays avec son vaste territoire, avait servi de refuge pour les ravisseurs qui prenaient leurs otages ailleurs, comme la Tunisie, la Mauritanie, l’Algérie, le Niger ou le Burkina Faso. Cette liste de pays s’est désormais étendue au Mali depuis l’enlèvement de Pierre Camatte en novembre 2009. Ce dernier était un habitué du Sahel, et se rendait «régulièrement» au Mali où il s'impliquait dans la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme. Le président malien, Amadou Toumani Touré, avait fait de la libération du Français une «affaire personnelle».
Quant à Philipe Verdon et Serge Lazarivic, selon les premières informations, ils seraient ingénieurs, travaillant sur un projet de cimenterie à Hombori. Bamako garde le silence, pendant que des sources généralement bien informées mettent en doute la profession des otages, qui ne seraient pas des ingénieurs, mais plutôt des spécialistes de service secret, qui auraient des passés assez troublantes. Vrai ou faux ? Pour le compte et le bénéfice de qui ? Des questions qui restent pour l’instant sans réponse.

Ib, KOACI.COM BAMAKO
SOURCE: HTTP://WWW.KOACI.COM

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