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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Opération “pays mort”/ BOUAKE : TOUT LE MONDE A TRAVAILLE

Bouake_ville_morte.jpgA Bouaké comme dans plusieurs communes d’Abidjan (photo ci-dessus), les marchés et magasins ont ouvert.L’opération « pays mort » lancée hier par le directoire politique du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) sur toute l’étendue du territoire national a été relativement suivie à Bouaké. Puisque les activités économiques n’ont pas été totalement paralysées. Les banques, établissements financiers, magasins, particulièrement ceux du centre commercial sont restés ouverts. Ainsi que les marchés, notamment le marché de gros de Bouaké, au grand dam des responsables locaux du Rhdp. Pour les opérateurs économiques dudit marché, Bouaké étant déjà un acquis, l’application stricte de cette opération dans la capitale de la région de la Vallée du Bandama ne peut pas changer la donne puisque le pouvoir s’exerce à Abidjan et non à Bouaké. Pour ce faire, ils pensent que ce mot d’ordre ne peut avoir l’effet escompté que dans la capitale économique. Les acteurs du secteur informel qui ont tous travaillé ont embouché la même trompette en disant que tout en soutenant le Rhdp, ils ne pouvaient pas fermer leurs boutiques parce qu’ils tirent l’essentiel de leurs ressources de ces petites activités qu’ils mènent au quotidien. C’est grâce à cela qu’ils subviennent à leurs besoins et à ceux de leurs familles  respectives. C’est pourquoi ils ont demandé au directoire politique du Rhdp d’imaginer d’autres méthodes parce que celle en cours ne peut pas changer grand-chose à Bouaké et dans la situation de crise post-électorale que traverse  le pays depuis le 28 novembre 2010, date du 2nd tour de la présidentielle. Dans le secteur du transport, en tout cas en ce qui concerne les minicars (gbaka) desservant les quartiers périphériques de Bouaké tels que Ahougnansou, Broukro Dar-es-salam, Tiélékro, la Zone industrielle, sans oublier les taxis-brousse reliant les villes environnantes comme Katiola et Dabakala ainsi que les taxis-ville et les taxis-motos, tous ont roulé comme d’habitude. Pour Dosso Moussa, chef de gare à Ahougnansou, ils n’ont reçu aucun mot d’ordre leur demandant d’arrêter le travail. Donc pour l’instant, ses collègues et lui ne se sentent pas concernés par cette opération. Par contre, toutes les sociétés de transport assurant la ligne Bouaké-Abidjan en passant par Yamoussoukro, Tiébissou et Toumodi ont soigneusement garé leurs véhicules pour ne pas les exposer à des casses et autres actes de vandalisme. Ce, en attendant la levée du mot d’ordre pour reprendre en toute quiétude le travail.

ADJE JEAN-ALEXIS
Correspondant Régional

• YAMOUSSOUKRO PREOCCUPE PAR SON GAGNE-PAIN
La vie ne s’est pas arrêtée, hier à Yamoussoukro, comme le voulaient Alassane Ouattara et le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Les transporteurs, commerçants, travailleurs et autres opérateurs économiques sont restés sourds à l’opération «pays mort» lancée par les houphouétistes. Parce que  simplement préoccupés par leur gagne-pain. C’est le motif que toutes les personnes interrogées ont avancé. «Si nous arrêtons le travail, qui va nourrir notre famille ? Nous avons voté, le reste ne nous regarde plus», avons-nous entendu sur des lèvres.
Les taxis-communaux, très tôt le matin, ont roulé comme d’habitude. A la gare routière, c’est l’ambiance de tous les jours. Les minicars, communément appelés «Massa», qui assurent les lignes interurbaines, vont et viennent ; des «coxeurs » hèlent des passagers et traversent à sans crier gare la voie expresse.
Le marché central et les marchés secondaires sont restés ouverts. De même que les commerces et autres supermarchés. Les différentes administrations ont également fonctionné.
Côté éducation, les élèves et enseignants ont répondu présent. Il y a eu cours dans toutes les écoles primaires et secondaires de la ville. Même au lycée Mamie Adjoua où, lundi dernier, des inconnus avaient délogé les élèves.

KOFFI  KOUAME
Correspondant régional

• ADZOPE, AKOUPE ET YAKASSE-ATTOBROU VAQUENT A LEURS OCCUPATIONS
L’opération «pays mort» lancée par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) et qui  a pris effet à compter  du mardi 18 janvier n’a pas été,  pour le moment, suivie  aussi bien à Adzopé qu’à Akoupé et Yakassé-Attobrou. Dans ces trois départements, l’administration a fonctionné, le commerce également. Les écoles  n’ont pas marqué le pas. Dès 7 h, elles ont accueilli leur monde habituel. Les  transporteurs n’ont pas non plus chômé. Aussi bien dans les villages que dans les communes. Cependant, l’on a noté un ralentissement au niveau du transport vers la capitale économique, Abidjan. Renseignement pris, cette situation est due au fait que les   véhicules de transport en commun laissent,  par peur de représailles, leurs passagers à Yopougon, alors que leur point de chute habituel était Adjamé. Ce qui a découragé de nombreuses personnes.

Adou Félix
Correspondant local.

• ABOISSO IGNORE LE MOT D’ORDRE DU RHDP
L’appel à la désobéissance civile lancé par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) n’a pas été suivi hier mardi 18 janvier dans la commune d’Aboisso. La presque totalité des structures étatiques et privées de ladite ville que nous avons sillonnée le matin jusqu’aux environs de 11h est restée ouverte. Le constat est net et général. Le mot d’ordre de cette organisation politique n’a pas été appliqué sur le terrain par leurs militants et sympathisants. Laissant libre cours à la liberté de mouvement des hommes et à la bonne marche des activités socio-économiques. C’est ainsi que les commerces, marchés, services publics et privés, le transport, l’école… ont fonctionné sans encombre. Ceci n’est pas un événement quand l’on sait que les peuples sanwi d’Aboisso sont épris de paix et de discipline. Pour rappel, ils en ont, encore, donné la preuve lors des marches des 16 et 17 décembre 2010. C’était vraiment exemplaire, une manifestation véritablement pacifique et encadrée par les forces de défense. Aucuns désagrément et anarchie n’ont été constatés. Le tout a été ponctué par la lecture d’une motion de protestation, à la préfecture, devant le préfet de région, M. Seydou Gogoua Bernard. Qui, dès cet instant, a pris son bâton de pacificateur pour rencontrer les responsables politiques et leaders d’opinion et diffuser quotidiennement  sur les radios locales des messages dans les langues nationales. Afin d’apaiser les cœurs, de renforcer la cohésion sociale, cultiver la paix et l’entente entre les populations d’Aboisso. Certainement que toutes ces actions pragmatiques ont eu un impact réel sur le comportement des militants du Rhdp qui ont refusé simplement de répondre à cet énième appel de ville morte lancé par leurs leaders.

OUATTARA BOUBACAR
Correspondant Régional

 ADJE JEAN-ALEXIS
Fraternité Matin-19/1/2011

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