Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les artistes béninois, toutes catégories confondues travaillent avec ardeur pour donner corps à leurs projets. Des festivals s’organisent ici et là, les opus des musiciens s’alignent les uns derrière les autres, les plasticiens créent sans relâche, les comédiens sont toujours sur les planches et les écrivains ne manquent pas d’inspiration. Et pour cause, ils sont motivés par le milliard culturel.
Le gouvernement béninois a décidé de donner un coup de pouce aux artistes. Ainsi, depuis le budget de l’Etat exercice 2008, le gouvernement a porté à un milliard de francs Cfa le montant alloué au Fonds d’Aide à la culture qui était auparavant de 230.000.000 F Cfa. Cette action témoigne de la volonté du pouvoir en place de promouvoir les créations artistiques et culturelles au Bénin. Les projets de création déposés par les artistes au Fonds d’aide à la culture peuvent bénéficier désormais de financement s’ils sont bien élaborés. Ce geste salvateur est salué par le monde artistique et culturel béninois. "Je pense qu’on doit dire un grand merci au Président Boni Yayi car, c’est une première au Bénin. Ce milliard est arrivé au bon moment car, les artistes n’en pouvaient plus. Grâce au milliard, il y a un boom terrible, les artistes ont commencé par innover dans tous les domaines. Même si la qualité des œuvres est à revoir, il faut saluer ce début", s’est exprimé Athanase Dèhoumon, chef orchestre de Gangbé Brass Band. "Cette augmentation était plus que nécessaire car, nous parlons de la culture qui est la première valeur d’une nation. C’est par la culture que nous nous exprimons, nous nous affirmons et un pays sans culture est un pays qui n’existe pas. Je crois que le Docteur Boni Yayi a su prendre des dispositions qui étaient nécessaires car, cela fait des décennies que nous réclamions le milliard culturel. Nous sommes heureux que le Docteur Boni Yayi ait osé nous le donner", a expliqué Nel Oliver, dans un entretien qu’il nous a accordé il y a quelques mois.
Tout bouge plus ou moins bien
Ce milliard culturel tombé comme un cadeau du père Noël dans les mains des acteurs culturels béninois a été salué et fortement applaudi. Tout bouge désormais plus ou moins dans cet univers. La danse, le théâtre, la littérature, les arts plastiques, la musique et surtout les tournées nationales et internationales des artistes ont retrouvé un éclat inédit. Le monde artistique et culturel du Bénin n’est plus au repos. Les artistes béninois travaillent avec entrain. "Le milliard culturel est une volonté politique à saluer parce que d’après le résultat de nos recherches, nous sommes en avance sur d’autres pays", a reconnu Nel Oliver. Après trois ans d’application, les artistes souhaitent une augmentation de ce fonds afin de satisfaire les demandes de tous les artistes.
Une demande d’augmentation du fonds
L’augmentation du fonds d’aide a provoqué une dynamique, mais aucune infrastructure culturelle n’a été implantée pour répondre un tant soit peu aux besoins des artistes. "Nous voulons qu’on l’augmente à 4, 5 ou 6 milliards comme pour les autres secteurs de la vie économique nationale. Il faut qu’on consacre assez de moyens au secteur culturel. C’est un domaine de souveraineté par excellence. On ne doit pas laisser d’autres nationalités financer notre culture. Il faut que les pouvoirs publics consacrent un peu plus de ressources pour permettre à la création artistique et aux projets culturels d’être mis en valeur", a souhaité Fadji, membre du groupe H2o Assouka il y a quelques mois. "Nous avons besoin d’espaces de diffusion, de répétition, de spectacles, de studios, de technologies pour parfaire notre art. Il faut donc orienter les ressources du milliard vers les grands projets qui influent positivement sur l’économie du pays", a martelé Fadji. "Gangbé a besoin aujourd’hui d’un espace culturel pour héberger des artistes invités, former les jeunes tels que Eyolè, Vaudoun Brass Band, Ale’s Stone… qui pourront prendre la relève. Tous ces groupes sont issus de la démarche musicale de Gangbé Brass Band. Il est donc question d’aller sur le concret, c’est-à-dire donner la possibilité aux gens de perpétuer leur travail. Cela favorise aussi la création du travail au niveau des jeunes, car quand on parle d’un album, c’est toute une chaîne. Si on ne crée pas les conditions idoines pour que cette industrie là puisse s’installer, rien ne marchera, on va toujours investir de l’argent et ça va s’envoler. Les gestionnaires du milliard culturel doivent penser à ça, ne serait-ce que de créer un petit espace pour la prestation des artistes chaque week-end. Cela permettrait de désengorger le Centre culturel français devenu Institut français parce que les Français aussi ont leurs problèmes. Si on augmentait ce fonds jusqu’à 5 milliards, cela va nous permettre d’avoir un théâtre national et des espaces culturels dans plusieurs villes du Bénin. Comme ça, les artistes pourront circuler librement leurs œuvres dans leur pays et fidéliser les spectateurs. Mais pour certains, le milliard culturel n’est pas destiné pour la construction des infrastructures. Il est là pour financer la formation et les œuvres des artistes. "On ne peut pas utiliser le milliard culturel pour construire des bâtiments, des salles de spectacles. Il y a des financements qui existent et qui peuvent doter notre pays de ces infrastructures. Le milliard est fait pour donner d’impulsion aux artistes que nous sommes. Les artistes ont besoin de moyens pour exprimer leurs talents", a précisé Nel Oliver.
Bien que ce milliard ait contribué à propulser la culture béninoise, des interrogations subsistent sur sa gestion.
Dans le but de faire la lumière sur la gestion du milliard culturel, Solange Soumanou, Directrice du fonds d’aide à la culture (Dfac) a organisé en 2010 des points de presse. La clé de répartition du milliard culturel, les efforts de la Dfac, ses forces et faiblesses, le suivi des projets et programmes financés, les rumeurs de discrimination politique dans l’allocation des fonds, ce sont les principaux points qui ont été élucidés par Solange Soumanou et Serge Dossou-Yovo, président du Conseil d’administration (Ca) du Fac. Ainsi, il ressort de leurs explications que la gestion du Fonds est une prérogative du Ca qui, au cours de ses deux sessions annuelles, décide des projets à financer. A côté de cet organe exécutif composé de représentants des artistes, des ministères de la culture et des finances et d’opérateurs économiques, il y a le comité de direction et le comité d’experts, composé de représentants d’artistes et qui est chargé de l’étude technique des dossiers. Dans la répartition du milliard, 600 millions vont aux grands projets, 200 millions aux initiatives privées et 200 millions aux autres projets culturels dont le Ministère de la culture décide de l’opportunité de financement. Quant à la nouvelle clé de répartition, pour les initiatives privées, 100 millions sont alloués à la musique, 30 millions au théâtre-ballet, 10 millions aux arts plastiques, 20 millions au cinéma, 20 millions à la littérature, et 15 millions à la valorisation du patrimoine culturel et artistique. Des réformes sont actuellement en cours et tendent à orienter la répartition du Fonds vers la construction d’infrastructures tout en gardant l’équilibre dans l’aide à la création, c’est du moins ce qu’on peut retenir après les explications de Serge Dossou-Yovo et de Solange Soumanou.
La gestion du milliard culturel
La gestion de ce fonds suscite des rumeurs dans le rang des artistes. Pour certains, il faut appartenir à un cercle donné pour bénéficier de ce fonds. Des artistes dénoncent un certain copinage autour de la gestion du milliard culturel car, il n’est pas accessible à tous les artistes. C’est le cas d’Edou, artiste musicien qui n’a jamais eu suite à son dossier déposé au niveau de la direction du fonds d’aide à la culture afin de bénéficier d’une subvention. "Tous ceux qui ont voulu accéder à ce fonds là, n’ont pas pu l’avoir. Si je dois prendre l’exemple de Gangbé Brass Band, nous n’avons pas accédé tout de suite à ce fonds. Il a fallu qu’on démontre de quoi nous sommes capables avant que les autorités du ministère de la culture aient confiance en nous pour nous venir finalement en aide. On n’a pas eu beaucoup d’argent au premier coup, mais nous avons réussi à avoir un minimum qui nous a permis d’organiser nos voyages", a ajouté Athanase Dèhoumon. "Dire que ce fonds est bien géré, serait un grand mot. Nous sommes dans un secteur qui doit être réorganisé et restructuré car, dans nos rangs, il y a beaucoup qui n’ont rien à faire dans ce secteur, mais qui y sont et veulent émarger dans ce milliard culturel. Nous avons beaucoup à faire. Peut-être qu’il y a des gens qui ont bénéficié du milliard culturel mais qui, en réalité ne devraient pas en avoir. C’est quelque chose qu’on doit corriger par la suite", a clarifié Nel Oliver. Cet avis est partagé par Fadji. "On ne peut jamais dire que tout est parfait dans la gestion de ce fonds. C’est un effort qui est fait. Nous voulons que cette gestion s’améliore quotidiennement. C’est seulement ceux qui ne font rien qui ne font jamais d’erreur. Nous voulons simplement que le manuel de procédure soit amélioré, que le processus de sélection des projets soit plus renforcé, qu’après cinq (5) ans d’évaluation, qu’on sente l’impact réel de cet investissement public du contribuable béninois sur le développement culturel de notre pays". "Je ne peux que demander aux gestionnaires d’avoir du courage et de continuer leur travail pour que le plus petit artiste qui sort une œuvre, puisse bénéficier d’un minimum de ce milliard afin que les gens cessent de dire que c’est du copinage, mais un travail technique qui se fait dans le fond et dans la forme pour permettre aux artistes d’émerger", a souhaité Athanase Dèhoumon.
Entretien avec Solange Soumanou, directrice du Fonds d’aide à la culture
"Le milliard culturel n’est pas pour ceux qui se disent artistes, mais pour ceux qui le sont réellement"
Dans cet entretien qu’elle nous a accordé il y a quelques mois, la Directrice du Fonds d’aide à la culture lève l’équivoque sur le mode de gestion du milliard culturel, le fonctionnement du Fac, sans oublier les différentes perspectives dans lesquelles s’inscrit l’institution qu’elle dirige.
Le budget du Fonds d’Aide à la Culture est passé de 235.000.000 F Cfa à un milliard de Francs Cfa en 2008. Est-ce qu’on peut savoir avec exactitude ce à quoi ce fonds est destiné ?
Le budget du Fonds d’Aide à la Culture est passé de 235 millions en 2007 à un milliard en 2008. Le Chef de l’Etat a voulu renforcer la création artistique en mettant à notre disposition le milliard culturel. Une étude statistique avait été effectuée et prouvait que les besoins étaient allés bien au-delà du milliard (un milliard trois cents millions) en 2007. Donc, c’est sur cette base que le chef de l’Etat a bien voulu mettre à la disposition des artistes et créateurs ce fonds là.
Quels sont les types de projets que la Dfac finance ?
Nous avons surtout les projets culturels, dans tous les domaines, dans toutes les disciplines, dans le domaine de la musique, du cinéma, de la littérature, du ballet, du théâtre et du patrimoine culturel. Donc, tous les dossiers des artistes, des promoteurs, ou des chefs traditionnels peuvent arriver ici, pourvu que ce soit des projets culturels. Nous avons trois types de projets qui passent ici au niveau du Fac : les gros projets, les initiatives privées et les instructions directes du ministre. Ceux que nous retenons, c’est le conseil d’administration qui décide. En fait, la direction du Fac ne fait qu’exécuter. Pour les gros projets, les artistes doivent déposer leurs dossiers à partir du 1er septembre. Ces dossiers sont envoyés au comité d’experts pour être appréciés et envoyés ensuite au conseil d’administration pour être adoptés dans notre programme d’activité. Et en adoptant le programme d’activité du budget de l’année, nous réservons un quota pour les projets d’initiative privée. C’est par exemple les réalisations d’albums pour les musiciens, l’édition de livres pour les écrivains, l’exposition d’objets d’art ou les vernissages pour les plasticiens, un film ou un documentaire à réaliser pour les cinéastes. Ces projets-là passent deux fois dans l’année à deux sessions où on octroie les aides. A l’adoption du budget, ce quota est réservé pour les deux sessions d’octroi. Nous avons ensuite les dossiers qui viennent de manière ponctuelle et qui n’ont pas une envergure assez importante et peuvent passer par instruction directe du ministre. En fait, l’artiste, le promoteur, l’acteur culturel doit savoir que le Fonds d’aide à la culture fonctionne suivant une programmation. On ne peut pas venir en plein milieu de l’année, dire qu’on a un grand projet et se faire accepter, non. C’est depuis septembre que les dossiers sont déjà déposés et le programme d’activité du Fac avec son budget adopté, est connu en décembre avant que l’année d’exécution ne commence. Il y a en fait deux sessions : la première en avril et la seconde en septembre. Mais à part les trois types de projets financés par le Fonds, il fournit une assistance maladie et décès.
Qu’est-ce que l’assistance maladie et décès ?
L’assistance maladie et décès est une aide qu’on octroie à l’artiste malade. A cet effet, il peut envoyer une lettre au Fac ou au ministre de la culture, ou un de ses parents peut le faire. Il doit alors pouvoir justifier qu’il est hospitalisé ou qu’il a été traité ou qu’il est en train d’être traité et joindre les pièces justificatives ; et il pourra obtenir l’aide. Ensuite, en cas de décès d’un artiste, ses proches parents peuvent saisir le ministre de la culture ou le Fac et on octroie également une subvention à la famille éplorée.
Quelle est la procédure à suivre pour avoir les subventions de la Dfac ?
Les gros projets, c’est-à-dire des projets d’envergure nationale ou internationale, sont déposés au début du mois de septembre, et cela doit faire deux mois dans le circuit avant d’être adopté en conseil d’administration. Si ce sont les projets d’initiative privée, le délai est de deux mois également. C’est-à-dire qu’il faut déposer son dossier au mois de janvier pour pouvoir prétendre aller à la session d’avril, et au mois de mai pour pouvoir aller à la session de septembre. Le dépôt doit se faire au moins deux mois avant, parce que les dossiers font quinze jours avec les experts et quinze jours avec les administrateurs et nous, nous devons peaufiner le tout avant de les leur transmettre. Nous ne retenons pas de dossiers, tous les dossiers vont au niveau des experts et des administrateurs.
Quels sont les moyens que vous mettez en place pour contrôler et suivre les fonds que vous octroyez comme aide ?
Pour contrôler et suivre les projets dans leur exécution, nous allons sur le terrain pour vérifier si le travail est fait et nous exigeons les pièces justificatives à concurrence du montant que nous avons alloué. Et quand il s’agit de promotion internationale, quand l’artiste ou le promoteur nous sollicite pour qu’on l’aide afin qu’il aille à l’extérieur, nous exigeons la lettre d’invitation et les factures par rapport à l’achat de billet parce que nous avons le devoir de rendre compte. Nous sommes obligés d’avoir toutes ces pièces-là pour nous justifier.
En début de saison artistique, nous engageons souvent une tournée de sensibilisation et d’information avec des brochures et dépliants pour expliquer les procédures de fonctionnement du Fonds afin que les acteurs culturels, les artistes, les promoteurs sachent que l’argent du Fac, c’est l’argent du contribuable et qu’on ne doit pas venir chercher cela n’importe comment.
Quelle appréciation faites-vous de l’impact de ce milliard sur le monde culturel ?
Les objectifs sont atteints pour notre part. Surtout avec la campagne de sensibilisation dont je parlais. Nous avons constaté que les artistes ont commencé par nous solliciter sérieusement. Nous avons également constaté qu’il y a eu une certaine motivation au niveau de la création artistique. Les artistes sont plus appliqués dans leur travail de création et plus sérieux d’une façon générale.
Est-ce que les artistes se sont plaints de la manière dont vous gérez le fonds ?
Oui, il y en a qui veulent avoir facilement l’aide. C’est-à-dire quand ils envoient leur lettre de demande pour dire qu’ils vont à l’extérieur, sans lettre d’invitation, sans pièces justificatives, ils veulent qu’on décaisse simplement les fonds pour eux. Le milliard, c’est pour les professionnels, les véritables créateurs. Ce n’est pas pour ceux qui se disent artistes, mais qui le sont réellement.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la gestion de ce fonds ?
Les difficultés, c’est qu’actuellement, même avec le milliard, c’est insuffisant parce que si vous prenez le cinéma, un seul film peut vous coûter jusqu’à 50 millions. Nous avons dans ce domaine seul, au niveau du fonds d’aide ici, au moins une vingtaine de dossiers.
Quelles sont les nouvelles orientations du financement du Fac ?
Le Fonds d’Aide à la Culture veut maintenant s’investir dans les infrastructures, histoire de laisser une preuve tangible de notre passage. Comme les artistes de musique traditionnelle, ou moderne d’inspiration traditionnelle nous sollicitent souvent, on pourrait avoir un studio d’enregistrement, avec un mode de gestion adéquat. On voudrait également dans chaque département des infrastructures d’animation culturelle, puisque ce que vous trouvez aujourd’hui dans les départements, c’est pour le ministère de la jeunesse et des sports. Nous avons les maisons de jeunes et de loisirs et il va falloir aussi que le ministère de la culture essaie d’avoir ses propres infrastructures. Peut-être pour les années à venir, si les autorités veulent bien augmenter le milliard, on va pouvoir exécuter tous ces projets.
Quelles sont les améliorations que vous souhaiteriez que l’on apporte à la gestion du milliard culturel ?
Ce que nous, nous souhaitons, c’est que les artistes puissent d’abord se donner une rigueur et avoir le sens de l’organisation et de la planification. Nous ne voulons pas copier les blancs, mais ce sont-là deux critères de performance incontournables à notre avis.
Lorsque vous avez un projet X, c’est l’année d’avant que vous êtes déjà informé, vous avez déjà établi et élaboré votre projet, et vous savez que si vous avez le financement, votre projet sera réalisé à l’année Y. Nos acteurs culturels n’ont pas cette notion-là, et il va falloir désormais qu’ils nous aident avec leur sens de programmation, c’est-à-dire qu’ils sachent que lorsqu’ils viennent au fonds d’aide en pleine année, ce n’est pas sûr qu’ils soient financés ou aidés. Ensuite, que l’artiste cherche à se perfectionner avant de chercher à bénéficier de l’aide. Dans le domaine de la musique par exemple, quand nous les aidons à réaliser les albums, aujourd’hui nous les aidons également à lancer ces albums-là et nous les aidons pour la promotion nationale et internationale de leurs œuvres. S’ils ne sont pas performants, quel que soit le type de promotion mis en place, les objectifs de vente des produits de leur création (albums et spectacles) ne seront jamais atteints.
Car au concert des nations, chaque pays apporte son exception culturelle.
Je veux dire que le Bénin doit pouvoir proposer sur le marché international des produits et services culturels, authentiques mais surtout compétitifs.
Isac A. YAÏ
Source: http://www.fraternite-info.com