Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le Tournoi des institutions de la République, édition 2011 a été remporté le 6 Août dernier par l’équipe de la Présidence de la République. Quelques jours après cette consécration, les membres de l’équipe sont allés présenter le trophée au Président de la République, le Dr Boni YAYI.
A l’occasion le Chef de l’Etat SEM Boni YAYI s’est dit heureux et fier de ses poulains qui, pour la deuxième année consécutive se sont distingués par leur excellence dans la discipline sportive. Mais c’est un Boni YAYI, le visage grave , le ton franc et sincère qui s’est adressé aux sportifs du palais. « Notre patrie traverse un moment difficile. En ce mois béni de ramadan, je puis vous assurer que je ne peux pas tromper le peuple. J’ai un grand amour pour le Bénin, et tout ce que je désire pour ce pays, c’est la meilleure gouvernance. Et les réformes fondamentales que nous sommes en train d’amorcer en ce moment sont fondamentales. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons tirer les profits immédiats. », a déclaré, la voix grave le Président BONI YAYI avant de s’étendre longuement sur la polémique née de la mise en œuvre du programme de vérification des importations au Bénin(PVI). Pour le président Boni YAYI, c’est prenant la mesure de ses responsabilités, qu’il a engagé des réformes portuaires indispensables pour l’économie béninoise. « J’ai lu dans certains journaux que la mafia veut contraindre YAYI BONI à reculer. Eh bien je vous le dis, je ne reculerai jamais. Et je ferai tout pour que le dispositif mis en place profite à tout le peuple béninois ici, maintenant et demain. », a martelé BONI YAYI. Selon le Chef de l’Etat, en cette période de ramadan, des ajustements sont possibles pour les produits de grande consommation. Mais précise le Chef de l’Etat, plus rien n’ira indûment dans la poche des douaniers. « Tout ce qui va dans les poches de ces douaniers indûment doivent revenir dans les caisses de l’Etat. Il faut qu’ils changent. Ce sont mes compatriotes, mes frères, mes enfants, et je m’adresse à eux comme à mes enfants, ils travaillent bien mais je pense que désormais il faut qu’ils travaillent très bien. Tenez, l’administration douanière nous dit que nos importations annuelles tournent autour d’1milliard d’euros. Alors que les informations officielles qui nous parviennent de France nous indiquent que nos importations tournent autour de 4 milliards d’euros par an. Où se trouve la différence ? Le mécanisme que nous mettons en place doit nous permettre de récupérer cette différence et d’investir dans la santé, l’énergie, les routes, l’épanouissement de la jeunesse, l’éducation, l’agriculture. », a expliqué BONY YAYI. Il a par ailleurs fait trois mises au point : Primo : Tout ce qui va indûment dans les poches des douaniers doit revenir à l’état Secundo : Tout ce que les importateurs prennent en termes de marge par des gymnastiques ou des arrangements avec de faux noms, des fausses destinations, c’est terminé. Je vous donne un exemple un importateur achète un produit en Europe pour une valeur de dix mille francs Cfa. Arrivé au Bénin, on s’entend avec le douanier sur une valeur consensuelle de deux mille francs Cfa pour faire la douane. C’est le peuple qui est grugé. Je ne peux cautionner une telle chose. Tertio : La société chargée de la mise en œuvre du programme de vérification doit pouvoir apprécier la mesure de sa marge. Elle a investi des milliards. Nous allons installer six scanners dont 4 fournis par la société de gestion du Pvi. C’est grâce à des emprunts bancaires que tout ceci sera possible. C’est pour cette raison que lorsqu’il y a prestation de service, il y a naturellement la rémunération. Mais nous allons discuter pour que cette rémunération soit à la mesure et qu’une partie vienne aussi dans les caisses de l’Etat. En somme, le Chef de l’Etat préconise un point d’équilibre auquel nous allons aboutir. Le Chef de l’état s’étonne du fait que les nouvelles mesures ne sont pas encore entrées en vigueur alors que les commerçants font déjà de la spéculation en triplant les prix. Le Chef de l’Etat déplore la mesquinerie qui caractérise les débats. Le président recommande que nous allions tous à plus de vertu et au changement de mentalité et de pratique.
E. ABALLO Cell-Com PR
Source: http://www.actubenin.com