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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Cameroun : Climat de peur à la veille d'une journée de révolte, le gouvernement panique

paul_biya_cam.jpgA la veille d'une journée redoutée, des membres du gouvernement sortent du bois pour tenter de rassurer.
Dans la ville de Yaoundé ce matin, les populations de la ville de Yaoundé ont remarqué une présence policière inhabituelle à des lieux où portant, on ne les retrouve pas souvent. De temps en temps, quelques véhicules de gendarmerie sont aperçus. La tension monte dans les chaumières à la veille de la journée du 23 février 2011, date choisie par des leaders politiques pour lancer une "révolution" à la tunisienne. Date également choisie par quatre partis politiques pour entamer une "semaine des martyrs" afin de commémorer les jeunes tués par les forces de l'ordre lors des émeutes dites de la faim en février 2008.
C'est donc une ambiance de peur qui plane au Cameroun d'autant que depuis quelques semaines, des tracts inondent plusieurs villes du pays. Des tracts qui appellent au départ du président Biya au pouvoir depuis 28 ans. Hier, les élèves d'une école à Yaoundé, "l'école publique du Centre" ont découvert une inscription plutôt curieuse sur le mur de leur école. "Chassons Biya" pouvait-on lire distinctement. Il aura fallu plus de deux heures de temps pour que les responsables de l'établissement effacent cette inscription.
Publiée à la Une du quotidien camerounais "Le jour", ladite inscription suscite des commentaires dans la ville. "Le Cameroun sera comme la Tunisie" prophétise un homme assis dans un snack près d'un kiosque à Yaoundé. "Si les gens ne veulent plus de Paul Biya, qu'ils ne votent plus pour lui lors de la prochaine élection" rétorque son voisin. "Qui va voter puisque les gens refusent de s'inscrire. Les élections sont truquées d'avance" réagit le vendeur de journaux.

Panique au sommet
Cette journée du mardi a été marquée par la sortie médiatique de plusieurs membres du gouvernement ce mardi. Le ministre de la communication a organisé une conférence de presse ce matin pour tenter de rassurer. "Jamais ce pays n'a été aussi crédible qu'aujourd'hui. Vous pouvez douter de votre gouvernement mais, vous ne pouvez pas douter de la Banque mondiale, du Fmi, de la Bad ( banque africaine de développement, ndlr)" a t-il indiqué en ajoutant que ces institutions se sont "rendues compte de la stabilité" du Cameroun. Revenant sur les révoltes dans certains pays arabes ; révoltes qui semblent avoir inspirées des leaders politiques qui appellent à manifester demain, le ministre Issa Tchiroma a souligné que "ce qui se passe là-bas s'est déjà passé ici" faisant référence au troubles socio-politiques qui avaient émaillé le Cameroun au début des années 1990 après la chute du murde Berlin. Toujours ce matin, le ministre de l'Enseignement supérieur, secrétaire à la communication du parti au pouvoir, Jacques Fame Ndongo s'est rendu au siège de la Crtv, la radio gouvernementale. Il a également tenté de rassurer. "Demain matin, je sais que chacun vaquera à ses occupations" a t-il affirmé. En invitant au passage, les opposants à présenter leurs programmes politiques aux Camerounais et à combattre Paul Biya dans les urnes car, selon lui, la "démocratie, ce n'est pas dans la rue". Le gouverneur de la région de Douala, capitale économique et ville la plus contestataire du pays s'est aussi invité sur les ondes au journal parlé de 13 heures, heure locale. Il a reconnu que les tracts circulent "abondamment" dans la ville et a indiqué qu'il avait "renforcé des mesures" pour que "les populations vaquent sereinement à leurs occupations". Il a conclu que "le désordre ne peut pas nous aider".
A l'image de l'écrivain Patrice Nganang, plusieurs personnes appellent les Camerounais à descendre dans les rues. "C’est le matin de notre futur, car ce 23 février, c’est bien de la bataille pour le futur de notre pays qu’il s’agit ![...]montrons-lui que nous ne sommes pas des esclaves, mais des citoyens ! Tous, allons cueillir Biya comme une mangue !" souhaite l'écrivain sur Facebook.

Mh, correspondant de Koaci.com à Yaoundé
Source: http://www.koaci.com

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