Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Jets de gaz lacrymogène, courses poursuites, arrestations, utilisation des services des miliciens… La scène de répression de la manifestation du FRAC, hier matin rappelle étrangement les massacres d’avril 2005.
Malgré les violences exercées sur les manifestants et les habitants des environs de Kodjindji, les Togolais ont encore répondu massivement à l’appel du Front républicain pour l’alternance et le changement. « Aujourd’hui il y a eu plus de manifestants que jeudi dernier », a déclaré le chargé de communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Eric Dupuy visiblement convaincu de l’irrésistible montée de la mobilisation populaire.
C’est donc dans une euphorie que le président de l’ANC, Jean-Pierre Fabre a été accueilli par la foule. Les jeunes regroupés dans les coins de rue, sont massivement sortis à l’arrivée de Jean-Pierre Fabre. Aussitôt, les éléments de la gendarmerie postés sur les lieux tôt dans la matinée, ont commencé par balancer des gaz lacrymogène. S’en suit une débandade dans les rangs des manifestants. « Leur intention est de provoquer des blessés en notre sein », explique un manifestant en courant.
Tout comme il y a une semaine, des miliciens étaient de la partie. De nombreux passants et manifestants ont été arrêtés et embarqués. On déplore dans une maison, cinq (05) gaz lacrymogène dont la fumée à failli provoquer l’étouffement d’une femme enceinte. Une fois encore, des voies de fait ont été exercées sur les habitants. Mais contrairement à la semaine dernière, les échauffourées n’ont pas duré longtemps.
« Je suis indigné, ces gens font preuve de méchanceté », a déploré Eric Dupuy qui estime que les violences de ce matin « ferment la voie à tout dialogue avec ce pouvoir ». Dans la soirée de mercredi, une délégation de l’ANC a rencontré les ministres de l’Administration du territoire Pascal Bodjona et celui de la sécurité, le Col Gnama-Latta. Ces derniers ont tenté de convaincre les responsables de l’ANC d’annuler leur manifestation au motif que le projet de loi est retiré du circuit.
Le ministre de l’Administration du territoire convie des représentants de certaines formations politiques et d’organisations de la société civile, à une concertation sur cette loi, ce vendredi. Une rencontre rejetée catégoriquement pas l’ANC et l’OBUTS de Agbéyomé Kodjo.
Une marche est prévue encore demain vendredi.
Aghu, correspondant de Koaci.com à Lomé
Source: http://www.koaci.com