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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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UNION AFRICAINE : Un mandat de plus en plus difficile pour Boni Yayi

boni bongo aliElu à la présidence de l'Union africaine (UA) le 29 janvier dernier, Boni Yayi va diriger son premier sommet des Chefs d'Etat du 9 au 15 juillet prochain à Addis-Abeba. A un mois de cette rencontre, la question se pose de savoir quel bilan le Chef de l'Etat béninois va présenter à ses pairs. En six mois de mandat, il a accumulé plus de problèmes que de solutions.
Trois choses caractérisent le mandat de Boni Yayi à la tête de l'Union africaine depuis son élection par ses pairs le 29 janvier dernier au sommet d'Addis-Abeba. D'abord une cascade de mauvaises nouvelles, ensuite des réunions sans suite et enfin des initiatives cavalières prises sans mûres réflexions ni consultation de ses pairs. Non que le Président de l'Union africaine n'ait pas fait preuve d'engagement ou de bonne volonté. Mais les résultats à ce jour n'incitent pas à l'autosatisfaction. Le contexte de l'élection de Boni Yayi à la tête de l'Ua semblait déjà prémonitoire d' un mandat au bilan mitigé. En effet, le dernier sommet d'Addis-Abeba s'était achevé sans que les Chefs d'Etat et de Gouvernement n'aient pu élire et désigner le Président et les membres de la Commission de l'Union africaine.
Cette crise a poussé à ouvrir deux chantiers : celui des réformes institutionnelles de l'Union dont on ne sait où il en est, et celui de la bipolarisation des positions autour des candidatures sud-africaine et gabonaise à la présidence de la Commission de l'institution panafricaine. Preuve de sa bonne volonté et de son engagement de toujours, Boni Yayi a initié des rencontres informelles avec ses pairs. En trois mois, Cotonou a accueilli par deux fois des concertations au niveau, sans que les positions aient pu évoluer. Pour résumer, il n'y a eu que de rencontres sans suites. Mais ce qui noircit davantage le tableau, ce sont les mauvaises nouvelles qui se sont multipliées.
Ce qui semble occuper l'agenda de Boni Yayi à l'échelle continentale aujourd'hui était déjà à son élection en début d'année une préoccupation d'importance : la rébellion touareg au Nord-Mali. Cinq mois plus tard, la situation est allée de mal en pire. En plus de provoquer une crise humanitaire faite de déplacements massifs de populations et de pénurie de denrées alimentaires dans le Sahel, puis un coup d'Etat au président Amadou Toumani Touré le 22 mars dernier, la rébellion s'est renforcée en occupant les deux-tiers du territoire malien, mais aussi en s'accommodant de l'intrusion de groupes islamistes et terroristes. A l'heure où Boni Yayi a fait recours à la communauté internationale pour une intervention militaire, le Nord-Mali se trouve miné. Et cette crise n'est pas le seul point noir au tableau africain depuis le début de l'année 2012. Les hostilités ont repris entre les armées des deux Soudans, la secte islamiste Boko Haram a multiplié ses attentats dans le Nord du Nigéria, le Congo Brazaville a connu des explosions meurtrières dans un dépôt de munitions et l'Armée en Guinée Bissau a emboîté le pas au Mali en déposant entre deux tours d'une élection présidentielle le Chef de l'Etat intérimaire. Il n'y a que l'heureuse alternance au pouvoir enregistrée au Sénégal qui ait redonné un peu de fierté aux peuples africains.
L'approche de traitement des dossiers qui revenaient au Président de l'Union africaine révèle aussi un problème de méthodologie. Le dernier cas en date est celui de la sollicitation de l'appui de la France pour une intervention au Nord-Mali, sans avoir bien apprécié la politique étrangère de la nouvelle équipe aux commandes de l'Etat français. Le nouveau président François Hollande a purement simplement renvoyé Yayi Boni aux Nations-Unies. Et sans prendre des réserves pour considérer que le président du Burkina Faso, médiateur dans la crise malienne était en pourparlers avec la rébellion touareg, et sans consultation de ses pairs africains, le Président de l'Union africaine a clamé l'appel aux forces de l'Organisation des Nations-Unies pour intervenir au Mali. La méthode que lui ont toujours reprochée ses opposants béninois.

L'équation El Béchir en bonus
Alors que le bilan qui se profile à l'horizon pour Boni Yayi est peu défendable, un nouvel os s'invite dans sa gorge. Le cas Oumar El Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale, oblige le Malawi à décliner l'organisation du prochain sommet des Chef d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine. Addis-Abeba va finalement les accueillir de nouveau. Mais la question se pose de savoir si le Président de l'Union africaine, qui s'est lancé dans une offensive diplomatique sur la scène mondiale, va s'accommoder de la fréquentation d'un Chef d'Etat présumé coupable de crime de guerre et de crime contre l'humanité. L'équation El Béchir s'invite alors comme un bonus dans les déboires du Président de l'Union africaine !

Sékodo, KOACI.COM COTONOU
Source: www.koaci.com

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