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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Une "Nuit africaine" au Stade de France

nuit_africaine.jpgL’affiche est belle et prometteuse. Dix-sept talents reconnus de la scène musicale africaine et francophone envahiront ce samedi soir le Stade de France, en région parisienne, pour une mémorable "Nuit africaine".
L’Afrique au Stade de France pour une "Nuit Africaine" qui commencera à 18h pour s’achever aux environs de 23h ce samedi 11 juin. L’affiche est inédite. De Manu Dibango, en passant par Mory Kanté, Papa Wemba, Meiway, Oumou Sangaré, Alpha Blondy, Baaba Maal, Passi, à Magic System, ce sont plus de trente ans de musique africaine qui charmeront les oreilles des mélomanes. Au total, dix-sept artistes de l’Afrique francophone se produiront sur le plus grand plaisir des 80 000 spectateurs que peut contenir le Stade de France. « C’est un voyage extraordinaire » dans la « l’Afrique créatrice », affirme le jazzman camerounais Manu Dibango. « C’est la première fois qu’on célèbre l’Afrique musicale à cette échelle », souligne pour sa part le chanteur ivoirien Meiway. L’artiste sénégalaise Coumba Gawlo espère et promet « le soleil en pleine nuit » ce samedi. La soirée sera animée, entre autres, par Claudia Tagbo, l’humoriste née en Côte d’Ivoire, et retransmise sur France Ô, l’une des chaînes du groupe France Télévisions. Le direct sera assuré par Aline Afanoukoé (Europe 1) et Fred Musa (Skyrock).

Un samedi ensoleillé par la musique africaine
A évènement exceptionnel, mesures particulières. Le public africain a été invité à réserver très tôt les places pour le spectacle. Un réflexe qui n’en est pas encore un au sein de la communauté. Le taux de remplissage du Stade de France devrait indiquer si la campagne de sensibilisation menée par des artistes comme Alpha Blondy ou Meiway a porté ses fruits.
Le Stade de France a également profité de l’évènement pour soutenir la construction d’une école au Burkina Faso en partenariat avec l’association "La Voix de l’Enfant". Le projet baptisé "We Like The World" est à l’origine d’un clip qui rassemble des artistes et des blogueurs. Il a été diffusé exclusivement sur le Net.

Falila Gbadamassi
Source: http://www.afrik.com


Crimes de guerre : les forces de Gbagbo et Ouattara dans le même sac (L’ONU publie un rapport accablant les deux camps ivoiriens)
Les enquêtes se suivent et se ressemblent. Après les rapports d’Amnesty International France (AIF) et de Human Right Watch (HRW), c’est l’ONU qui publie ce vendredi les résultats d’une enquête sur les violences commises en Côte d’Ivoire. Les Nations Unies y condamnent les exactions perpétrées tant par le camp du président déchu, Laurent Gbagbo, que par son rival et actuel chef d’Etat, Alassane Ouattara. Des actes qui « pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre », selon l’institution internationale.
L’ONU a mêlé sa voix aux critiques adressées au camp du président ivoirien Alassane Ouattara. L’organisation a publié ce vendredi le rapport d’une enquête sur les violences post-électorales commises en Côte d’Ivoire dont certaines « pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ». Ces accusations concernent tant le camp du président déchu Laurent Gbagbo que de son rival et actuel chef d’État Alassane Ouattara. La commission d’enquête, qui a œuvré du 4 au 28 mai, condamne les deux parties en deux temps. Premièrement, les violations commises par « les Forces de Défense et de sécurité (FDS,pro-Gbagbo) et leurs alliés (milices et mercenaires). Puis, lors de leur contre-offensive et depuis leur contrôle du pays, celles des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, pro-Ouattara, ndlr) », indique le rapport de 25 pages. Il sera discuté au Conseil de sécurité le 15 juin.

L’ONUCI « préoccupée »
L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) s’est dite jeudi « particulièrement préoccupée » par « la multiplication » récente des actes de violences commis par les FRCI « contre plusieurs villages » dans le sud du pays. Guillaume Ngefa, de la division des droits de l’homme de l’Onuci a décrit comment des éléments des FRCI à Becouesin (nord d’Abidjan) « ont investi le village et ont fait usage de la force mortelle. Ils ont ensuite arrêté une vingtaine de jeunes (...). En cours de route, ils ont battu une autre personne, qui est morte des suites de ses blessures ». Le responsable onusien a fait état de violences de masse. A Domolo,(sud-est d’Abidjan), une incursion de FRCI « s’est soldée par une trentaine de blessés à coups de machette et de crosse », « des pillages à grande échelle » et un exode massif de la population dans la brousse, relate Guillaume Ngefa. L’ONUCI a déploré l’usage « d’armes lourdes » pour le maintien de l’ordre et exigé des « enquêtes immédiates et impartiales » pour mener à bien la lutte contre l’impunité.

Les critiques d’Amnesty International et de Human Right watch
Pour Amnesty International France (AIF), il est clair que les exactions commises par le camp Ouattara durant et après le conflit politique, tout comme les actes de violences perpétrées par les FDS constituent des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Dans son rapport 2011 sur la Côte d’Ivoire intitulé Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu, c’est une « chasse à l’homme » avec l’aide de « chiens » qui est décrite, motivée par des considérations ethniques. L’organisation a enquêté sur les massacres perpétrés le 29 mars à Duékoué (ouest du pays). Selon la Croix rouge, les FRCI, qui ont investi ce jour-là le quartier Carrefour peuplé par l’ethnie guéré, favorable au président sortant, auraient assassiné jusqu’à 817 personnes sans défense. Un chiffre qui pourrait être plus élevé, selon Amnesty international. L’ONU avait, elle, évoqué un bilan d’environ 330morts.
Human Right Watch (HRW) a évalué à près de 149 personnes dont 54 exécutions extrajudiciaires, le nombre de partisans réels ou supposés de Laurent Gbagbo tués parles forces fidèles à Alassane Ouattara depuis leur prise de contrôle d’Abidjan à la mi-avril. Les miliciens pro-Gbagbo ont tué quelques 220 personnes dans les jours ayant immédiatement précédé et suivi l’arrestation de l’ancien président, le 11 avril. L’ONG a rendu public un rapport d’enquête daté du 2 juin sur les violences perpétrées par les deux parties lors de la bataille d’Abidjan et dans les semaines suivant l’arrestation de Gbagbo.
Les combats en Côte d’Ivoire ont fait au moins 3000 morts et plus d’un million de déplacés.

Michelle Nougoum
Source: http://www.afrik.com

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