Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

Publicité

TOGO: Vers une unité d’action de l’opposition au pouvoir RPT-UFC

togo fabre oppositionOn est loin de la grande mobilisation qui a suivi la proclamation des résultats à l’issue de la présidentielle de Mars 2010. Mais plus d’un an après, le Frac continue par contester la réélection de Faure Gnassingbé, dans l’indifférence des autres formations se réclamant de l’opposition. Toutes appellent cependant à une unité d’action. Une approche de plus en plus probante, à peu de conditions près.
Le samedi dernier, les responsables et militants du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) étaient encore dans les rues de Lomé, pour protester contre la réélection de Faure Gnassingbé et dénoncer la répression que le pouvoir oppose aux exigences sociales, notamment sur le campus universitaire. L’exclusion des universités du Togo de Adou Sébou, président du Mouvement pour l’épanouissement des étudiants du Togo (MEET), l’arrestation de Edy Apékou, président de l’Union libre des élèves et étudiants du Togo et de la diaspora (ULEETOD), ainsi que trois de ses camarades le samedi dernier à l’occasion d’une marche de protestation, l’utilisation de balles en caoutchouc pour réprimer les manifestations sur le campus ainsi qu’un projet de modification de la Constitution, préoccupent les partis d’opposition.
L’accord intervenu entre le gouvernement et le SYNPHOT à l’issu de trois semaines de débrayage au cours de laquelle les personnels du corps médical se sont montrés solidaires et déterminés malgré les tentatives pour les diviser sur la base d’arguments ethniques, semble avoir donné des leçons à l’opposition en plus de la mobilisation générale de la classe opposante et de la société civile sénégalaise, qui a fait reculer le Président Abdoulaye Wade, dans ses velléités de modifier unilatéralement, la Constitution de la République du Sénégal. Les militants du Frac ont d’ailleurs longuement applaudi le peuple sénégalais lors du meeting de samedi à la « Plage du changement ».
C’est le leader du Parti des Travailleurs, Claude Améganvi qui a apporté la bonne nouvelle, qui cependant laisse dubitatif les militants du Front. Répondant à un appel lancé le mercredi par le Comité d’action pour le renouveau (Car) en faveur d’une unité d’action de l’opposition, M. Améganvi a déclaré, « nous sommes prêts à manifester ensemble avec le Car, à la seule condition que cette manifestation se tienne un jour ouvrable ». Le Car qui s’était prononcée récemment contre l’étude d’un texte de loi réglementant les manifestations publiques, avait adopté une attitude ambigüe, en soutenant le Front-Sage de Me Jean Dégli qui a participé à une réécrire du texte.
Si la nouvelle d’une unité d’action de l’opposition en vue de protester contre les dérives autocratiques du pouvoir et exiger la tenue d’un dialogue sincère, emporte l’adhésion des militants du Frac, ces derniers ne restent pas moins réservés. « Le car a eu une curieuse attitude face à l’exclusion des députés de l’Anc du Parlement. Le parti de Me Yawovi Agboyibo a traité de fait divers, l’agression physique perpétrée par un officier de gendarmerie sur Jean-Pierre Fabre. On peut continuer par énumérer les exemples de positions ou propos totalement anti-démocratiques du Car, depuis la veille de la présidentielle de mars 2010. Et dire maintenant que ce parti veut militer pour un changement réel, j’en doute », nous a expliqué Roland Zanklou. Pour un autre militant du Frac, « Me Agboyibo cherche simplement à travers cette union de façade, à faire chanter le pouvoir pour obtenir ce qu’il ne parvenait pas à obtenir à travers ses multiples sommations de lancer des actions d’envergure ».

La majorité des kabyè pour le changement
Si la principale annonce du meeting de samedi dernier est relative au principe conditionné d’une unité d’action à venir entre le Frac et le Car, le message du jour a également concerné la nécessité pour les citoyens de comprendre que le changement souhaité n’est pas dirigé contre une ethnie en particulier. Ce message a été délivré par le Pr. Emmanuel Kakou, 3ème vice-président de l’Anc, originaire de la même ethnie que le Chef de l’Etat. Ce dernier a d’abord commencé par fustiger les pressions dont le Dr Walla (également Kabyè), un des responsables du SYNPHOT, a fait l’objet lors du mouvement de débrayage des personnels du corps médical. « Il a été convoqué et on lui a demandé, depuis quand un Kabyè va en grève ensemble avec les gens du Sud ? », a révélé le Pr Kakou, qui a dénoncé cette volonté de « prendre en otage une ethnie ». Il a poursuivi en disant que lors des manifestations, les forces de sécurité avant de charger les manifestants, s’expriment en Kabyè. Ce qui laisse penser que les Kabyè sont contre le changement.
Le 3ème vice-président de l’Anc a par la même occasion, lancé un appel aux forces de sécurité pour leur dire qu’elles sont prises en otage ; prenant à témoin, leur niveau de rémunération et conditions de travail. Le Pr Kakou a également fustigé l’attitude des militants du changement, qui confondent toute une ethnie avec un homme au pouvoir. Il raconté des anecdotes de stigmatisation des Kabyè, par notamment les ressortissants du Sud. « La majorité des Kabyè est pour la changement », a affirmé le responsable de l’Anc, arguant que lors de la dernière élection présidentielle, le pouvoir a du faire recours à la fraude pour parvenir aux résultats qui ont été proclamés comme ceux obtenus par Faure Gnassingbé à Kara. Il a été longuement et vivement ovationné par les militants. Visiblement, le Frac en choisissant de briser ce tabou, tente d’affronter de face d’un des obstacles à une paisible alternance au Togo.
Après les explications de Me Isabelle Améganvi sur les dessous du projet de modification de la Constitution, le meeting de samedi a pris fin avec l’annonce sous les ovations des militants, par Jean-Pierre Fabre, d’une manifestation le jeudi prochain. Le leader de l’opposition dont le domicile a été abondamment arrosé de gaz lacrymogènes et de grenades dont l’utilisation est pourtant prohibée en matière de gestion des manifestations, est longuement revenu sur la répression par les forces de sécurité, de la marche de jeudi. Un jeune homme dont le bras est plâtré pour avoir reçu une balle en caoutchouc au moment où il s’apprêtait à lancer un caillou, est venu témoigner sur le podium et appelé la jeunesse togolaise à la détermination.
Eric Amerding, beau-frère et ancien homme à tout faire de Gilchrist Olympio, était présent au meeting.

Aghu, KOACI Lomé
Source: http://www.koaci.com

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article