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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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TOGO: Troublantes révélations sur l’assassinat de Atsutsè Agbobli

togo_atsutse_agbobli.jpgTrois ans après la découverte du corps inerte de l’historien, politologue, homme politique et journaliste Atsutsè Kokouvi Agbobli, le leader du Parti des Travailleurs fait des révélations troublantes sur l’auteur ainsi que le mobile de cet assassinat.
Claude Améganvi en est définitivement convaincu, Atsutsè Kokouvi Agbobli a été assassiné dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), puis déposé à la plage. En effet, le corps de ce brillant historien et politologue avait été retrouvé à la plage non loin de l’Hôtel Mercure Sarakawa, tôt dans la matinée du 15 août 2008, ses vêtements ainsi que ses chaussures étaient à côté du corps inerte qui portait des blessures.
Deux jours plus tôt, soit le 13 août 2008, le journaliste et homme politique qui était interné à la Clinique Biassa, avait mystérieusement disparu, conduit par son chauffeur qui reste la dernière personne à l’avoir vu. Ce dernier avait indiqué qu’il avait déposé sur son insistance tard la nuit du 13 au 14 août 2008, Atsutsè Kokouvi Agbobli, non loin de l’Hôtel Sarakawa où il était sensé aller rencontrer une personnalité dont le coup de fil l’avait décidé à quitter son lit de malade.
Deux autopsies pratiquées sur le corps ont révélé que l’ancien ministre de la communication alors âgé de 70 ans, n’était pas mort par noyade. Le pouvoir de Faure Gnassingbé avait promis de faire toute la lumière sur ce drame, mais l’enquête ouverte à cet effet est restée à ce jour sans suite.
Selon le leader du Parti des Travailleurs s’exprimant à l’occasion du troisième anniversaire de la tragique disparition de ce panafricaniste, « Atsutsè Kokouvi Agbobli de son lit d’hôpital, a été entrainé dans un piège. Dès qu’il était sorti de la clinique, il a été capturé, cagoulé et jeté dans une voiture », a-t-il affirmé avant d’ajouter que « Atsutsè Kokouvi Agbobli a été ensuite amené à l’ANR où il a subi des séances de tortures ».
Claude Améganvi a en outre décrit la scène de torture à laquelle l’ancien ministre de la communication a été soumis. « Il a reçu des décharges électriques et des coups à la tête, au cou et dans les parties génitaux. Etant d’une santé fragile, il a succombé à ses blessures », a indiqué Claude Améganvi qui a estimé que la raison de cette torture réside dans la recherche par les agents de l’ANR, d’une source qui a informé la victime sur un réseau de trafic de drogue dans lequel seraient impliqués des officiers des Forces Armées Togolaises (FAT).
« Il investiguait dans un dossier de trafic de drogue dans lequel seraient impliqués des officiers des FAT. IL informé à une connaissance à lui, qui à son tour en n’avait parlé à une autre ; et de fil en aiguille, l’information est parvenue aux tenants du pouvoir qui voulaient savoir la source de l’information », a révélé M. Améganvi. Atsutsè Kokouvi Agbobli dirigeait un magazine d’informations générales, paraissant au Togo.
Le leader du Parti des Travailleurs a précisé qu’il détenait les informations sur la mort de M. Agbobli, d’une source interne à l’ANR dirigée par le Col. Massina Yotroféi. Placée sous la responsabilité du Président de la République, cette agence de renseignement défraie depuis un moment la chronique. Récemment, l’association SOS Journaliste en Danger a également fait état d’un complot de l’ANR visant à porter atteinte à l’intégrité physique de certains journalistes jugés critique vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé.

Un complot éventré par une lettre confidentielle d’un agent de l’ANR.
Des personnes séquestrées à l’ANR puis libérées ont révélé avoir été soumises à la torture ou avoir vu des détenus torturés.
Pour l’instant, toutes les dénonciations et interpellations des Organisations de défense des droits de l’homme sur les dérives de l’ANR sont restées lettres mortes.

Aghu, KOACI LOME, copyright©koaci.com
Source: http://www.koaci.com

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