Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Moins de 24 heures après la réaction du porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valéro, le Procureur Général Atara N’Dakéna, vient de faire une curieuse sortie médiatique.
C’est par voie d’un point de presse, n’offrant aucune opportunité aux journalistes de demander des clarifications, que le Procureur Général a choisi de passer l’information ce matin, dans son bureau. « Depuis plusieurs mois, une procédure d’investigation a été engagée par le Ministère public pour faire toute la lumière sur l’affaire de la tentative d’atteinte à la sureté de l’Etat d’avril 2009, impliquant plusieurs personnalités civiles et militaires », a précisé dans un communiqué, Atara N’Dakéna.
Poursuivant son communiqué, le Procureur Général a ajouté que dans « le cadre de cette procédure, le magistrat instructeur avait jugé que le maintien en détention de certains inculpés n’étaient plus nécessaire. Ils ont en conséquence été remis en liberté provisoire et placés sous contrôle judiciaire depuis le 14 avril 2011 », a t-il dit.
En effet, une dizaine de personnes civiles dont le jeune frère de Faure Gnassingbé, Essolizam Gnassingbé avaient été libérées.
Abordant, l’arrestation du Gal. Assani Tidjani qui semble être la goûte d’eau qui a débordé le vase, M. N’Dakéna a indiqué que la « poursuite des investigations a toutefois conduit il y a quelques jours, à une nouvelle interpellation. Ces mesures ont permis au magistrat instructeur de clôturer définitivement ce dossier ». Une affirmation qui fait sourire certains observateurs. « Ila suffit que M. Bernard Valéro réagisse à l’arrestation du Gal Tidjani, en demande la tenue dans un bref délai du procès, pour que le dossier soit déclaré clôturé, un peu plus de deux ans après l’attaque suivie plus tard de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé et co-accusés », a commenté un avocat en marge de l’audience de la Cour d’assise dans le dossier Eugène Attigan, ce vendredi.
Les avocats des parties sont invités à prendre connaissance du dossier. « Celle formalité peut, le cas échéant, ouvrir la voie au renvoi de l’affaire à l’instance de jugement dans les prochain jours », conclut le communiqué du Procureur général.
« La France réitère son appel au respect des droits de la défense et souhaite qu'un procès juste et équitable ait lieu dans un délai raisonnable », a insisté Bernard Valéro, porte-parole du Ministère des affaires étrangères de France, le jeudi 28 juillet 2011. .
Aghu, KOACI LOME
Source: http://www.koaci.com