Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Après les échauffourées du vendredi 1er juillet dernier, c’est jeudi prochain que les négociations vont s’ouvrir entre les étudiants et les autorités. Mais en attendant cette échéance, les étudiants ont décidé de maintenir la mobilisation. Les cours ne reprendront pas avant la satisfaction des revendications
Une cacophonie a prévalu le vendredi 1er juillet 2011 dans l’exécution de l’appel à la marche lancé par le Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET), largement relayé par les partis politiques ainsi que des organisations de la société civile. Alors que les responsables du MEET qui ont trouvé nuitamment un protocole d’accord avec les autorités universitaires et gouvernementales grâce à la médiation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) appelaient à surseoir à la marche, les populations ont répondu massivement au rendez-vous rendant fatale, la répression.
Le Monument de la paix situé au carrefour du Lycée et Tokoin non loin du Camp RIT et ses environs ont été pris d’assaut. Les échauffourées ont fait de nombreux blessés. Le calme est revenu difficilement malgré les interventions du Ministre de la sécurité et du Col Yark Damehane de la gendarmerie nationale, qui ont convié les étudiants à rejoindre le campus et interdit les jets de gaz à leurs éléments.
Des négociations avaient dans la foulée été annoncées pour le samedi 02 juillet. Mais elles n’auront jamais lieu. Elles seront reportées sur le jeudi 07 juillet. En attendant, le MEET choisit de maintenir la mobilisation. Le lundi 04 juillet, une assemblée générale a été organisée sur le campus. Près de 5000 étudiants étaient présents. Le président du mouvement, Adou Sébou dont la décision d’exclusion de 6 ans de toutes les universités du Togo a été levée, suite aux exigences formulées par les étudiants, a personnellement présidé la réunion qui a servi à faire le compte rendu des discussions de la nuit de jeudi, aux étudiants.
A la sortie, les étudiants instruits par le dilatoire et la duplicité du pouvoir, ont décidé d’organiser des sit-in tous les jours jusqu’au jeudi, où une assemblée générale aura lieu à la fin des négociations. « Nous serons intransigeants sur nos revendications. Si nous n’avons pas de satisfaction, nous allons appeler à une marche le vendredi pour faire appel à nos parents à venir soutenir nos revendications », a expliqué Adou Sébou, entouré par certains de ses collègues du bureau exécutif du MEET.
Les cours n’ont pas repris ce mardi malgré la présence de certains enseignants. Les étudiants ont organisé comme annoncé, un sit-in sur le campus. Mais rassurent-ils, l’ « année aura toutes les couleurs sauf la blanche ». Certaines écoles et instituts ont déjà fini leurs examens. Ils ne restent que les grandes facultés comme le droit, la faculté de gestion et de sciences économiques et les lettres. Il leur restait deux semaines de cours pour terminer l’année quand le mouvement a commencé. Ce lundi 04 était programmé le début des examens à la Faseg, mais le délégué général a écrit au Doyen de la faculté pour lui signifier que les examens ne pouvaient pas se tenir.
« Nous désavouons la façon dont le mouvement a été géré », a déclaré ce matin sur une radio privée, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, candidate de la CDPA à la dernière élection présidentielle et enseignante à la FDD.
Aghu, KOACI LOME
Source:http://www.koaci.com