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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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TOGO: Kara : Les étudiants font plier les autorités

togo_etudiants.JPGFait inhabituel, Kara la ville natale de la famille présidentielle, vit une ère de remous de contestations. Une situation larvée inhérente au contexte national, puis accrue avec l’affaire Kpatcha Gnassingbé. Au centre de la partie visible de cette dynamique, le campus universitaire de Kara.
Lors de l’année académique passée, une dizaine d’étudiants qui étaient à la tête d’un mouvement de revendications d’amélioration de leurs conditions d’études, ont écopé de lourdes sanctions. Certains ayant été purement et simplement exclus des universités du Togo. Quasiment dans la même période et pour la même raison, certains de leurs camarades à Lomé, passent en conseil de discipline pour les mêmes motifs. Le principal meneur, Adou Séibou fut exclu également des universités du Togo. Mais suite à des manifestations de contestations organisées par les étudiants avec la participation des partis politiques et organisations de la société civile, il est réintégré.
Il n’en faut pas plus pour que leurs camarades de Kara qui ont essuyé des rejets malgré de nombreux recours, fustigent une politique de deux poids, deux mesures. Mieux encore, ils en concluent que les autorités ne cèdent que face à la logique de bras de fer. Comble de l’autoritarisme, dans la nuit du 07 novembre 2011, Tchedina Egbaré, Nabede Pawoubadi et Lare Kokou Manka, tous étudiants à l’Université de Kara, sont enlevés nuitamment par les agents de sécurité. De fait, contrairement aux habitants de Lomé, les populations des villes de l’intérieur sont souvent objets d’arrestations et autres traitements abusifs et arbitraires de la part des forces de sécurité.
Ces arrestations intervenues à la suite de réunions tenues à la rentrée universitaire par les étudiants, va culminer avec celle dans la journée de vendredi 11 novembre 2011, de Hervé Kpatimbi Tyr, enseignant de Commentaire Stylistique en Lettres Modernes. Il serait reproché à l’enseignant d’avoir aidé les étudiants dans la rédaction de tracts. Pour protester contre cette vague d’arrestations et exiger la réintégration des étudiants exclus l’année dernière, leurs camarades ont organisé une marche de protestation à travers la ville avec comme point de chute, la présidence de l’Université de Kara. Les étudiants déclenchent dans la foulée, une grève de 72 heures.
Le président de l’UK, Tchakpété est réputé pour être un « Taliban ». Déjà à la rentrée, son refus de réintégrer un enseignant brièvement interpelé dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé, avant d’être relâché, a polarisé les crispations. Le président de l’UK avait alors refusé d’obtempérer aux injonctions de son Ministre de tutelle et de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), ordonnant la réintégration de l’enseignant. Ce qui sera finalement fait sous les dénonciations des médias.
Mardi 15 novembre 2011, les trois étudiants ainsi que l’enseignant M. Tyr, ont été relâchés par un juge d’instruction. Reste à présent l’exigence relative à la réintégration des étudiants exclus. Une question qui mérite une prompte réponse pour éviter une explosion du mouvement estudiantin qui pourrait déborder sur d’autres considérations dans cette ville, où Faure Gnassingbé se trouve désormais obligé de quitter pour aller passer ses nuits à Défalé.

Aghu,KOACI.COM LOME
Source: http://www.koaci.com

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