Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les réflexions du Comité ad’ hoc mis en place la semaine dernière n’ont pas suffi à déterminer les membres du Comité permanent de dialogue et de concertation (Cpdc), sur le choix du régime. Visiblement, en quête d’un pouvoir absolu, Faure Gnassingbé n’entend pas revenir sur le choix opéré par les Togolais en octobre 1992.
Le Cpdc s’est réuni hier sous la conduite du Ministre de l’Administration territoriale Pascale Bodjona. A l’ordre du jour, les discussions sur le choix du régime. Après échanges, les membres du Comité ad’ hoc mis en place lors de la séance précédente, pour proposer deux régimes : le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel.
Le premier est voulu par les membres de la mouvance présidentielle, habitués à la concentration du pouvoir entre les mains du président de la république avec ce que comporte comme déviance en régime présidentialiste. Le second, qui n’est autre que le choix plébiscité par les togolais lors du référendum d’octobre 1992, est souhaité notamment par une plateforme élaborée par Obuts et Alliance.
Ironie du sort, c’est le Prof. Fambaré Natchaba initiateur et concepteur du toilettage de la Constitution par l’Assemblée monocolore issue des élections législatives de 1998 boycottées par les formations politiques de l’opposition, qui a été sollicité comme un expert proche de la mouvance présidentiel ainsi que Me Zeus Ajavon considéré comme proche de l’opposition pour éclairer la lanterne des membres du Cpdc.
A noter que le Prof. Fambaré Natchaba, a participé aux échanges entre RPT et UFC qui ont abouti au choix du Régime Présidentiel Tempéré (RPT), qui a soulevé un tollé au sein de l’opinion. Foncièrement opposé au partage du pouvoir comme il le proclamait en sa qualité de Président de l’Assemblée nationale monocolore, le tristement célèbre juriste Fambaré Natchaba, est attaché au régime présidentiel.
Comme on le voit, faire Gnassingbé qui tente d’assoir son pouvoir et dans la durée, cherche à s’aménager une concentration des pouvoir à travers la Constitution. Le Président de la République qui clame sa volonté de voir se décrisper la situation politique, n’est cependant nullement disposé à revenir aux choix opérés par le peuple, avant de faire l’objet d’un tripatouillage unilatéral, du pouvoir illégitime de son père, Gnassiingbé Eyadéma.
Selon une source contactée au Cpdc, Me Zeus Ajavon qui a défendu devant la Cour de justice de la Cedeao, le dossier des 9 députés exclus de l’Assemblée nationale dans lequel l’Etat togolais a été désavoué ainsi que son collègue enseignant à la Faculté de droit de l’Université de Lomé, Fambaré Natchaba, vont préciser aux membres du Cpdc lors de la séance à venir, les contre-pouvoirs inhérents aux deux régimes pour leur permettre d’opérer un choix.
Mais visiblement, il ne s’agit là que d’une farce du pouvoir, qui tente de faire croire en une disponibilité à échanger sur le sujet, avant d’user de la majorité mécanique qu’il s’est assuré lors de la cooptation des membres du Cpdc. Une tendance qui discrédite davantage, les travaux du Cpdc. Le choix du régime doit tenir compte non seulement de l’histoire politique nationale, mais également être l’expression d’une disponibilité des forces politiques et partager le pouvoir.
Aghu, KOACI.COM LOME,
Source: http://www.koaci.com