Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le lundi 15 octobre 2012, l’Assemblée nationale a procédé à l’élection de six (06) membres à la Céni, dont un de la Convention démocratique des peuples africains (Cdpa). Une élection contre laquelle, le parti s’insurge, exigeant un dialogue avant toute élection.
Réunie en séance plénière le lundi 15 octobre 2012, l’Assemblée Nationale présidée par El Abass Bonfoh, a procédé à l’élection de six (06) membres de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Hormis l’élection surprise de Extase Akpotsui, dont le parti politique (Initiative Développement) a disparu de la scène politique depuis les élections législatives de 2007, les observateurs ont été surpris de l’élection du candidat de la Cdpa, Sébabi Boutchou.
Au total, l’Assemblée Nationale dominée par les députés favorables au pouvoir, a élu trois (03) membres pour le compte de la Société civile, dont un (01) Yao Daté, proche de l’opposition et trois (03) autres de l’opposition extraparlementaire, dont Sébabi Boutchou de l’opposition. « La Cdpa prend acte de l’élection de son représentant », a indiqué la formation politique dirigée par Mme Brigitte Adjamagbo-Jonhson, lors d’une conférence de presse ce mardi à Lomé.
Cependant, le parti n’a pas managé ses propos pour dénoncer une volonté de passage en force électoral du pouvoir. La Cdpa s’est dit étonné « que ce renouvellement intervienne alors qu’il n’y a pas de consensus sur la composition de la nouvelle Céni. Cette situation est d’autant plus surprenante que le Car a suspendu ce même jour sa participation à la Céni et, tout comme l’Anc, n’a envoyé aucun nom de représentant à la Céni », a indiqué le parti dans une déclaration.
La candidature de Sébabi Boutchou a été envoyée par la Cdpa à l’Assemblée nationale à la demande du Ministre de l’Administration territoriale, en juin 2012. « Il est important que la Céni soit consensuelle et équilibrée », a insisté Mme Adjamagbo-Jonhson. Selon l’opposition, dans la configuration actuelle, le pouvoir s’en sortira avec douze (12) membres contre cinq (05) seulement pour l’opposition. Un flou prévaut à l’Assemblée nationale où, l’Ufc bien que siégeant au gouvernement, se réclame de l’opposition. De même, les députés membres de l’Anc, initialement élus sur la liste de l’Ufc, ont été illégalement privés de constitution d’un groupe parlementaire.
La Cdpa exige la tenue d’un dialogue sincère en vue d’opérer des réformes constitutionnelles et institutionnelles, y compris la Céni, afin de garantir des élections consensuelles et apaisées. Sur la question, la Cdpa se dit « sur la même longueur d’onde avec les autres composantes de la Coalition Arc-en-ciel et le CST ». Selon le Secrétaire Générale par intérim du parti, « la Cdpa ne cautionnera pas un passage en force électoral». Mme Brigitte Adjamagbo-Jonhson a aussi souligné que « son représentant Sébabi Boutchou, ne participera pas à la cérémonie de prestation de serment », si les préalables introduits, ne sont pas réglés.
L’opposition annonce qu’elle va s’organiser pour combattre « ce coup de force » enclenché par le pouvoir. La Cdpa attend comme les autres composantes du CST et de la Coalition Arc-en-ciel, une réelle disponibilité à discuter utilement de toutes les questions.
La législature actuelle prend fin le 10 novembre. Les élections ont souvent été émaillées de violences au Togo, pour cause de contestations des résultats.
Aghu
Source: http://www.koaci.com