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L’affaire Agba Bertin continue par être entourée de mystères. Malgré le manque de preuves devant étayer l’accusation d’escroquerie alléguée par Abass Al Youssef, une demande de libération de Agba Bertin vient d’être rejetée.
De source proche du dossier, le juge d’instruction en charge du dossier Abass Youssef contre Agba Bertin a rejeté le jeudi 04 août 2011, une requête en libération provisoire introduite par l’homme d’affaires togolais. Selon la même source, le juge aurait évoqué comme argument, « la complexité du dossier », pour fonder son rejet. Un argument qui paraît bien curieux après une longue séance de confrontation entre les deux protagonistes dans le but d’éclairer la lanterne de la justice. Par ailleurs, certains observateurs estiment que M Agba n’a aucun intérêt à fuit le Togo, s’il est convaincu d’escroquerie au détriment de son partenaire émirati.
L’administrateur général de la société Business International Management (BIM) Agba Bertin, partenaire de la société Pilatus Group de Abass Youssef est donc malgré tout maintenu en détention à la prison civile de Tsévié. Selon ses proches, l’homme d’affaires togolais qui avait tenté de se suicider quand le juge avait pris une ordonnance pour son transfèrement à la tristement célèbre prison de Mango (400 km au nord de Lomé), est actuellement sérieusement malade.
Le richissime homme d’affaires togolais qui réfute toute accusation d’escroquerie commise par devers Abass Youssef, exhibe des pièces à l’appui pour démontrer la nature des relations qui le lient à l’homme d’affaires émirati ainsi que les justifications des transferts de fonds opérés par ce dernier à son profit. « Si escroquerie il a eu dans cette affaire, alors les gars ont parfaitement mené leur affaire. Du moins à l’analyse des éléments constitutifs du dossier, il est impossible de conclure à une escroquerie aux termes de la définition qu’en donne la loi togolaise », confie une source proche du tribunal de Lomé.
Selon un proche de l’homme d’affaire, Agba Bertin a commenté la décision de rejet du juge en disant, « je ne suis pas un prisonnier de droit commun, je suis un prisonnier politique ».
Le 22 juillet 2011, soit 4 mois après son arrestation, Bertin Agba a eu l’opportunité de s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés et de se confronter avec la partie civile, Abass Youssef. « Les choses sont claires pour tout le monde, M. Agba Bertin ne reconnait pas avoir escroqué M. Abass Youssef , il s’est expliqué devant le juge d’instruction avec des documents à l’appui, sur la nature des relations liant ses sociétés avec le Groupe Pilatus dont M. Abass Youssef est propriétaire », avait déclaré les avocats de Bertin Agba et de poursuivre qu’ « il ne reconnaît pas l’implication, ni de M. Jean-Pierre Gbikpi, ancien Ambassadeur du Togo au Ghana, ni du Ministre Pascal Bodjona, ni d’aucune autre personnalité togolaise, dans cette prétendue affaire d’escroquerie ».
Selon des informations qui ont circulé au début de l’affaire, Agba Bertin aurait été torturé à l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) pour impliquer le ministre Pascal Bodjona dans cette affaire. Dénommé « ministre grand format » pour sa forme mais surtout pour sa propension à faire ombrage aux autres collaborateurs du Chef de l’Etat, Pascal Bodjona serait particulièrement visé dans c dette affaire.
Certains observateurs estiment qu’il s’agit d’un épisode de la lutte de clans autour de Faure Gnassingbé, dans la perspective de la recomposition de son entourage avec la création prochaine de son parti.
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