Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Voilà déjà 25 ans que le jeune capitaine Thomas Sankara, président du Faso a trouvé la mort, assassiné par ses anciens camarades révolutionnaires. Jusqu’aujourd’hui, c’est toujours le mystère autour des circonstances et des auteurs de son assassinat. La famille des Sankaristes s’est encore retrouvée au cimetière de Dagnoen pour la traditionnelle cérémonie de dépôt de gerbe de fleurs.
Un quart de siècle après son assassinat, le capitaine Thomas Sankara demeure toujours présent dans les esprits au Burkina Faso. Pendant longtemps, ceux qui se réclament de sa mémoire commémorent à leur manière, l’anniversaire de cet assassinat. La constante de cette commémoration reste le dépôt de gerbe de fleurs. Cette année ils sont encore retrouvés pour un recueillement sur la tombe du grand révolutionnaire du Burkina Faso.
Au cours de cette cérémonie traditionnelle, la veuve du capitaine Sankara, Mariam Sankara a transmis aux amis de son époux, une lettre qui a été lue au cimetière. Elle a commencé par rappeler que son défunt mari en quatre années de gestion commençait mettre le pays sur les rails de la gestion axée sur les vraies valeurs de justice, d’honnêteté, de dignité et d’intégrité. C’est à ce moment précis que « ses traitres ont osé placer leur forfaiture sous le signe de l’approfondissement de révolution appelé rectification … et qui a consisté à faire subir à notre peuple ses pires souffrances : tortures, assassinats, intimidations » souligne Mariam Sankara dans sa lettre. Il fait d’ailleurs remarquer que la situation des Burkinabè n’a pas changé et l’impunité continue. Au cours de la cérémonie, la représentante du Parti communiste français a dit tout l’espoir qu’elle a de voir les nouvelles autorités française mettre fin à la France-Afrique qui a été à l’origine de l’assassinant de Sankara. Les interventions ont fusé et chacun avec sa conviction. Pour le musicien engagé, Sams K Le Jah, le Président Sankara est vivant. Unité, cohésion et solidarité pour que la justice jaillisse quant à la mort de Thomas Sankara, c’est le message donné par les sankaristes. Dans l’ensemble ils n’ont pas été tendres envers les anciens camarades de Sankara, ceux qui l’ont trahi, disent-ils. A propos de l’amnistie issue des travaux du conseil consultatif sur les réformes politiques Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR/PS confie que le capitaine Blaise Compaoré ne fait pas partie des anciens présidents et de ce fait ne peut bénéficier de l’amnistie.
Une fois encore, les sankaristes ont respecté la mémoire du Président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons au cimetière de Dagnoen devenu cimetière des Martyrs.
Hasanata
Source: http://www.koaci.com