Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les corps de 15 combattants palestiniens enlevés le mois de juin dernier ont été retrouvés liquidés et mutilés dans la province d’Idleb.
Ces palestiniens résident dans les camps des réfugiés palestiniens Nayrab et Handarate situés dans le gouvernorat d’Alep et sont membres de l’Armée de libération palestinienne qui a établi des camps d’entrainement dans la région de Hama. Alors qu’ils rentraient chez eux pour le Week end, 16 d’entre eux agees entre 18 et 19 ans ont été enlevés le 28 juin dernier, selon le site Tahe-l-mijhar.
15 d’entre eux ont été tués alors que le seizième est parvenu à prendre la fuite et a assuré aux autorités syriennes que les auteurs du kidnapping sont des miliciens de l’Armée libre syrienne (ALS).
Durant leurs obsèques qui ont eu lieu mercredi, les habitants des camps de Nayrab et de Handarate ont exprimé leur colere, surtout que les combattants palestiniens ne sont nullement impliqués dans les évènements syriens. Accusant l’ALS d’exécuter un agenda israélien ils ont menacé de riposter à ce massacre.
Selon le site Syria Truth, le massacre a été perpétré avec la collaboration d’une milice libyenne baptisée « Le régiment de la nation » dirigée par Mahdi Harati. Celle-ci serait entrée en action à la demande de l’ancien chef du Conseil National syrien, (CNS), adressée à l’ancien chef du Conseil national libyen Moustapha Abdel Jalil d'envoyer des renforts aux milices syriennes, en hommes et en armes.
La haine confessionnelle attisée
Syria Truth a mis en ligne des images vidéo dans lesquelles un chef de milice syrien menace les habitants d’un village de les égorger sur les portes des mosquées au cas où ils fréquentaient leurs voisins Chiites. Ce chef milicien du pseudonyme Abou Ayman qui fait partie de la brigade des « Aigles du nord d’Idleb » dirigée par Farouk Tayfour de l’ALS a rassemblé les habitants d’un village pour leur dire que « tous les chiites sont nos ennemis, et tous ceux qui traitent avec les chiites du village de Bou’a, subiront le même sort ». Et de menacer : « je vous jure si la collaboration de l’un d’entre vous avec eux se confirme, je l’égorgerai de mes propres mains sur les portes des mosquées », a-t-il menacé en s'adressant aux villageois par haut-parleur.
Terrain: baisse des hostilités
Pour ce jeudi, deux evenements majeurs ont été signalés par les sites et médias syriens: dans la ville d’Idleb, rapporte la chaine de télévision Ikhbariyya, des accrochages ont eu lieu entre l’armée régulière et les milices au cours desquels deux miliciens au moins ont succombé. Alors que dans la région de Rakka, Syrian Documents fait part d’une explosion contre un bus de l’armée syrienne au cours de laquelle deux soldats ont été blessés et des dégâts matériels importants ont été signalés. Il est également question d'un photographe travaillant pour un journal officiel qui a été tué dans la capitale syrienne et d'explosions entendus dans la province de Damas.
Mercredi, rapporte Sana, les forces de l’ordre ont arrêté mercredi une bande de trafiquants formée de six hommes, dont quatre turcs dans la région de Hama. Ils procédaient à des opérations de fouilles clandestines de la citadelle Al-Madik, pour en dérober les objets archéologiques, avant de faire exploser ces lieux pour occulter leur vol.
Dans la région de Homs, un obus d’une grande taille s'était abattu mercredi dans le quartier Akrama de sa ville, blessant 12 civils, selon Arab-Press. 30 autres civils ont été évacués de la ville où les combats battent leur plein entre les forces gouvernementales et les miliciens. par ailleurs, rapporte l’agence Sana, l’armée syrienne a découvert lors d’une traque des miliciens un tunnel reliant le quartier Jouret-Chiah au cœur de Homs à des vergers situés vers l’ouest à proximité du fleuve d’Al-Assi. Il servait à acheminer des armes, et des approvisionnements.
Dans la province de Damas, 38 miliciens ont été arrêtés et 7 véhicules volés ont été retrouvés dans un verger proche de la ville de Douma qui a été libérée des milices. Une quantité d’armes a également été saisie. Alors que dans la capitale, rapporte l’agence Russie aujourd’hui, un jeune homme de 26 ans a été tué dans l’explosion de sa voiture ou l’engin était déposé dans sa partie inférieure. Étudiant à l’université de droits, la victime est le fils d’un officier décédé de l’armée syrienne. Son assassinat laisse croire qu’il s’inscrit dans le cadre des liquidations des personnes proches du pouvoir.
Terrain selon AFP
Selon l'AFP, les troupes syriennes ont violemment bombardé je jeudi le village de Treimsa, dans la province centrale de Hama, et la violence a causé la mort de huit personnes à travers le pays.
"Les forces du régime bombardent Treimsa avec des chars et des hélicoptères", affirme l'OSDH, tuant au moins une personne et en blessant plusieurs autres.
Au total, cinq civils et trois rebelles ont été tués à la mi-journée, selon cette organisation basée à Londres, qui fait état de la mort la veille de 37 civils, 34 soldats et 14 rebelles armés.
Enfin, l'armée turque a annoncé ne pas avoir trouvé de traces d'explosifs sur son avion de chasse que la Syrie a déclaré avoir abattu, provoquant une confusion et engendrant des questions jeudi dans la presse turque sur la façon dont s'est produit l'incident. A noter que le president syrien Bachar al-Assad a indique que l’avion n’a pas été abattu d’un missile, comme l’a assure le Premier ministre turc, mais par des tirs de la DCA syrienne.
La première défection diplomatique
L'ambassadeur syrien à Bagdad Nawaf Farès, premier diplomate en poste à avoir fait défection, a été "limogé", a annoncé jeudi un communiqué du ministère des Affaires Etrangères à Damas.
"Le ministère des Affaires étrangères annonce que Nawaf Farès est démis de ses fonctions et n'a plus aucune relation avec notre ambassade à Bagdad, ni avec le ministère", indique le communiqué.
Par ailleurs, les autorités syriennes ont menacé de le traduire en justice pour ses propos.
"Nawaf Farès a fait hier (mercredi) des déclarations aux médias en contradiction avec son devoir qui consiste à défendre les positions et la cause de son pays. Il doit pour cela être poursuivi par la justice et être traduit devant le conseil disciplinaire", ajoute le communiqué.
En outre, ajoute le ministère, "il a quitté son poste à l'ambassade syrienne à Bagdad sans autorisation préalable du ministère des Affaires Etrangères". "L'ambassade continuera son travail habituel dans l'interêt des deux pays frères", conclut le communiqué.
M. Farès avait appelé mercredi l'armée à "rejoindre immédiatement les rangs de la révolution", après avoir fait défection, dans un communiqué diffusé par la chaîne de télévision du Qatar Al Jazeera.
"Je déclare ma défection de ma mission en tant que représentant de la République Arabe Syrienne en Irak et mon retrait des rangs du parti Baas (au pouvoir en Syrie)", dit l'ambassadeur dans un message vidéo diffusé par la télévision.
M. Farès avait été nommé à son poste le 16 septembre 2008, après une rupture des relations diplomatiques de près de trente ans lorsque Damas avait soutenu l'Iran dans sa guerre avec l'Irak.
Selon Bagdad, il se trouve actuellement au Qatar.
Selon l'AFP, Farès appartient à la grande tribu sunnite des Ouqaydate, implantée dans l'est du pays, et a commencé comme policier avant de travailler avec les services de renseignements puis de devenir l'un des chefs du parti Baas, gouverneur et enfin diplomate.
Selon l’AFP, ce parcours suscite la méfiance des militants, qui se sacrifient depuis 16 mois pour la révolution, et certains d'entre eux estiment qu'il peut s'agir d'une tentative des Occidentaux de sélectionner des personnalités acceptables pour diriger la transition.
"Je sais que cet homme est un criminel", a ainsi affirmé Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l’instance qui alimente les agences internationales en informations sur les évènements syriens. "C'est assez similaire à l'histoire de Manaf Tlass (...) les services de renseignements occidentaux cherchent à sélectionner des personnalités qui pourront être utilisées pour la période transitoire".
Une opinion partagée par un militant de Hama se présentant sous le nom d'Abou Ghazi. "Les gens sont très méfiants sur les motivations qui l'ont poussé à déserter. Peut-être qu'au moment où la Russie est en train de changer doucement, la communauté internationale et le régime cherchent à mettre sur pied un gouvernement consensuel et cette défection s'inscrit dans ce scénario".
Source: http://www1.almanar.com.lb