Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Au lendemain de l’investiture de Boni Yayi, les populations de Parakou, troisième commune à statut particulier du Bénin, lui demandent de ne pas oublier ses promesses.
« Je demande à Boni Yayi d’achever les travaux de l’aéroport et l’électrification des quartiers périphériques de Parakou », demande Koues Abdallah, un couturier de la cité des « Kobourou ». Comme lui, les habitants de Parakou n’ont pas attendu longtemps avant de rappeler au nouveau président, investi ce mercredi, ses promesses de campagne électorale. « Je demande au président de tout faire pour remettre l’OCBN (Organisation commune Bénin-Niger, Ndlr) sur les rails .Ce sera bien pour nous les femmes », confie Irène Koukoui, une commerçante qui préside l’association des femmes du marché ‘’Dépôt’’.
Troisième municipalité du Bénin, Parakou est une ville cosmopolite peuplée d’environ 200 000 habitants dont la plupart ont voté pour Boni Yayi. En raison du faible niveau de développement des infrastructures socioéconomiques et du réseau électrique, les potentialités de la commune sont surtout agricoles. Le mauvais état du système des transports à l’échelle nationale ne favorise pas non plus les échanges entre la « cité des Kobourou » et les différentes villes du pays.
Lors de sa campagne électorale, le candidat Boni Yayi a promis tout faire pour promouvoir les femmes, trouver de l’emploi aux jeunes et impulser le développement de la commune, dirigée par un maire, membre des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), un parti de la mouvance présidentielle.
Si les artisans et les commerçants souhaitent que l’électrification pour tous et l’amélioration des infrastructures de transport soient effectives, les jeunes étudiants, pour leur part, comptent sur le nouveau président pour trouver un peu plus facilement de l’emploi au terme de leur formation. « Ce n’est pas normal que plusieurs parmi nous soient sans travail, s’offusque Zita C., étudiante en marketing commercial. Il faut que le président fasse de l’emploi des jeunes une priorité. Moi par exemple je suis en fin de formation et si c’est le chômage qui m’attend, alors c’est grave ! ». Else B., caissière dans un bar sis dans le premier arrondissement de la municipalité, se dit aussi inquiète du sort des jeunes chômeurs. « Il faut que le président aide un peu plus les femmes, continue-t-elle. Qu’il fasse passer le montant du microcrédit de 50 000 à 100 000 Fcfa ! ».
L’augmentation du montant initial du microcrédit, alloué par le gouvernement depuis 2007, est l’une des promesses électorales du candidat Boni Yayi. « Le chef de l’Etat ne pourra pas tenir toutes ses promesses, prévient Waliath Kakahoun, étudiante à la faculté de droit et science politique à l’université de Parakou. La demande des populations est déjà très grande ». Ibouraima Izayatou, présidente départementale Borgou/Alibori de la Fédération des Femmes d’Affaires et Entrepreneurs du Bénin, ne l’entend pas de cette oreille. ‘’Si Boni Yayi ne respecte pas ses engagements, menace-t-elle, nous n’allons jamais voter pour son dauphin en 2016 ! ».
Journal 24 HEURES AU BENIN 08/04/11