Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le secteur de la Justice a été encore paralysé hier avec la grève de 24 heures décrétée par le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). Et pour cause ; ledit syndicat réclame des meilleures conditions pour la robe noire ; selon eux, l’Etat Sénégalais tarde toujours à respecter ses engagements vis à vis d’eux.
La justice sénégalaise a été totalement perturbée dans la journée d’hier ; puisque ceux qui sont chargés de mettre la justice dans ce pays ruminent leur colère. Ils dénoncent leurs mauvaises conditions de travail et le non respect des engagements de l’Etat Sénégalais. Selon eux, ils ont trop patienté et trop c’est trop,disent-ils.
C’est la raison pour laquelle, leur mouvement d’humeur a eu un impact réel sur le fonctionnement normal de l’administration judiciaire. Ils menacent même d’appuyer sur l’accélérateur si, le gouvernement sénégalais continue de faire la sourde oreille. Puisqu’ils ont promis dans le futur de mener des actions plus chaudes. Hier, leur grève s’est vivement ressentie dans toutes les salles abritant des audiences pénales ou civiles, en lieu et place, ce sont des gendarmes qui ont remplacé les greffiers. Même dans les services d’enrôlement, de confection de certificat de nationalité, de casier judiciaire, entre autre,les gens ont vécu le calvaire. Beaucoup de gens, qui avaient effectué le déplacement ne savaient plus quoi faire ; conséquence :ils étaient obligés de retourner chez eux, faute d’interlocuteurs.
Pour rappel, le mouvement d’humeur du Sytjust fait suite au non-respect des engagements pris par le gouvernement. Depuis 2009, le syndicat avait signé un protocole d’accord avec l’Etat. Il était convenu entre les deux parties la satisfaction de cinq points relatifs à leurs conditions de travail, à savoir l’augmentation et la généralisation des indemnités de participation à la judicature, l’octroi d’une indemnité de logement aux greffiers en chef, l’octroi de privilèges de juridiction aux greffiers et greffiers en chef.
Les travailleurs de la Justice réclament aussi une réforme de leur statut et la transparence dans la gestion du fonds commun et du personnel. De leur avis, seule l’indemnité de logement a été jusque-là satisfaite. Pour cela, ils exigent de l’Etat sénégalais le respect des autres engagements. Il n’est plus question de laisser les choses perdurer ont-ils laissé entendre dans leur communiqué.
Malickou Ndiaye, correspondant de koaci.com à Dakar
Source: http://www.koaci.com