Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
L'affaire Thomas Sankara a connu un rebond médiatique depuis que des députés Burkinabè et français ont officiellement demandé au parlement français d’ouvrir une enquête sur l'assassinat de l'ancien président du Faso. Cela ne fait ni chaud nin froid au 2e vicie président du parti au pouvoir.
Au Burkina, plus personne ne croit à un avenir judiciaire de ce dossier. Toutes les procédures ont fini dans un cul-de-sac. On ne connait toujours pas les assassins encore moins le ou les commanditaire(s).
Les défenseurs de la veuve de Thomas Sankara n'en démordent pas pour autant. ILS tentent par tous les moyens d'impliquer la justice internationale dans le dossier. leur cible: Blaise Compaoré, considéré à tort comme à raison comme le bénéficiaire, présumée du coup d'Etat du 15 octobre 1987. Lors de la session du bureau politique nationale du Congrès pour la démocratie et le progrès, parti au pouvoir tenue ce week-end à Ouagadougou, le deuxième vice-président du parti, chargé des relations extérieures, Simon Compaoré a pratiquement ignoré cette action des députés français et burkinabè:
"Là dessus nous n'avons pas de commentaire. Nous vivons dans un pays de liberté et si certains ont dans leur programme des déplacements pour faire venir des gens, nous avons un autre programme qui est de savoir comment faire pour améliorer les conditions de vie des populations, comment faire pour approfondir notre processus démocratique, faire en sorte qu'il y ait plus de justice sociale, plus de paix dans notre pays, pour qu'il y ait plus à manger pour tout le monde. C'est cela nos préoccupations en tant que parti majoritaire qui gère le pouvoir aujourd'hui. Le reste, la démocratie a tracé des sillons. Il suffit simplement à chacun de suivre ses sillons pour apporter sa contribution. Dans tous les cas, se dossier a toujours été confié à la justice. Il n'y a pas eu d'entraves à ce niveau. Nous pensons que c'est des gens qui veulent meubler leur temps et c'est normal."
La session du bureau politique national a abordé la préparation des prochaines élections jumelées: législatives et municipales. Il s'agit notamment de préparer la désignation des candidats. et de partager les réflexions par rapport aux solutions contre la vie chère. Un point sur l'évolution des débats au niveau du CCRP a été fait au membres du BPN.
Interrogé sur l'absence de l'opposition du conseil consultatif sur les reformes politiques, le 2e vice président du parti estime que tout a été fait pour que l'opposition y participe et que ce n'était pas la faute du pouvoir, si elle n'y est pas
Hasanata, KOACI OUAGADOUGOU
Source: http://www.koaci.com