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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Réformes portuaires: " Tout ce qui va dans les poches des douaniers indûment doit revenir à l’Etat " dixit Boni Yayi (3 milliards d’euros par an d’évasion fiscale)

boni_debat_hier.jpgDans une humilité empreinte de témérité, l’équipe vainqueur du tournoi inter-institutions a offert l’occasion au chef de l’Etat de vider sa bile. Boni Yayi n’entend pas lâcher du lest en ce qui concerne les réformes amorcées encore moins portuaires. Et ce n’est pas de son temps que les disciples de St Mathieu vont pactiser avec le diable. Les grands sujets qui touchent la nation n’ont pas été occultés par le chef de l’Etat qui aspire de plus en plus à une nation plus vertueuse.
" Considérez qu’il y a un dépit d’amour. Et le peuple souffre en ce moment. Mais de quoi s’agit-il. Je vais faire tout juste allusion à cette situation, parce que tout est lié. En période de crise, la première réaction qu’il faut avoir, c’est la meilleure gouvernance. Lorsque vous dormez et vous apprenez des choses, quand vous vous levez vous devez savoir quelle position adopter face à l’ennemi. C’est de cette manière qu’il faut faire les choses. Les réformes annoncées en ce moment sont fondamentales. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons tirer les profits immédiats. Moi je suis là pour le Bénin de demain. Je ne suis rien devant ce peuple. Dieu a créé son monde et il a mis la hiérarchie. Et c’est lui qui choisit à travers des voies insondables. Je veux prendre la mesure de cette responsabilité. Je n’étais pas là. Mais je suis venu retrouver tout un débat sur le plateau concernant la réforme de notre port. C’est indispensable. J’ai lu dans certains journaux, que la mafia veut contraindre Boni Yayi à reculer. Je ne reculerai jamais. Mais je ferai tout pour que le dispositif en place profite au peuple béninois ici maintenant et demain. On peut faire des ajustements. C’est ce qui est normal. Si nous avons des produits de grande consommation, il y a des ajustements que nous allons faire en cette période de ramadan. Retenez, tout ce qui va dans les poches de ces douaniers là doit revenir à l’Etat. Il faut qu’ils changent. Ce sont mes frères, compatriotes et enfants. Je m’adresse à eux comme je m’adresse à mes enfants. Ce sont mes compatriotes que j’aime beaucoup. Ils travaillent bien. Mais il faut que le bien là soit très bien. C’est ce que je leur ai demandé. Tenez. Les douaniers nous disent que nos importations tournent autour d’un milliard d’euros en un an. Les informations officielles qui nous parviennent de France nous disent que nos importations coûtent quatre milliards d’euros. Où se trouve la différence ? Par le mécanisme que nous mettons en place, en disant qu’il faut faire les choses par valeur consensuelle, ça n’existe pas. Ou nous voulons égorger le Bénin et ça ne se fera jamais. Je veux le partage. Qu’on aille vérifier si cela entre dans ma poche. Je ne mets pas ça dans ma poche et c’est pour m’occuper de la santé des Béninois, les hôpitaux, les centres de santé, les routes, la jeunesse etc… tout ce qu’il faut pour votre épanouissement. Notre football est malade et j’en suis malade à ce jour. Mais je sais qu’on ne peut pas régler tous les problèmes à la fois. Les problèmes, il faut les régler un à un et méthodiquement. Croyez-moi, c’est clair et c’est net.

Les trois réformes
1- Tout ce qui va indûment dans les poches des douaniers, ça doit revenir à l’Etat.
2-Tout ce que les clients prennent en termes de marge. Il y a des clients qui importent avec des faux noms. Un exemple que je vous donne. On achète un matériel en France à 10.000Fcfa et on s’entend avec le douanier sur la base d’une valeur consensuelle à partir de laquelle la douane sera faite. Et on dit ramenons ça à 2.000Fcfa. À quel prix, il vend cela. Là aussi, il gruge le peuple béninois. Ce sont des choses pour lesquelles je ne suis pas là. Je veux que la presse puisse bien m’écouter. Peut-être que c’est trop tôt, je m’exprimerai sur cette question et ce n’est pas pour la première fois que nous parlons de ce mécanisme. Ce qui va à ces clients véreux doit revenir à la République, aux Béninois, même ceux qui sont en gestation dans le ventre de leur mère. Il n’y a rien à faire. Et je suis là pour ça.
3- La société qui est créée doit pouvoir apprécier la mesure de sa marque. Elle a investi. Nous allons mettre près de 6 scanners et sur les 6 scanners, la société est supposée envoyer 4 et l’Etat va fournir 2 si mes informations sont correctes. Mais, les scanners, c’est des milliards. Il leur faut le temps d’amortir. Ils ont emprunté de l’argent dans les banques. C’est pourquoi, lorsqu’il y a prestation de service, il y a forcément la rémunération. Mais cette rémunération, par la grâce de Dieu, nous allons discuter pour prendre les mesures afin qu’une partie vienne dans les caisses de l’Etat. Le douanier, les clients et la société, chacun doit faire un effort. Il y a un point d’équilibre auquel nous devons aboutir à ce niveau.

" Il y a trop de mesquinerie dans notre pays "
Enfin nos commerçants véreux qui profitent de l’occasion. Les marchandises ne sont pas encore sorties et déjà les prix montent. Expliquez-moi par quel phénomène. Pour boycotter cela, ils font des communications tous azimuts. On ne peut pas rester sur place. La nation grandit. Il y a quelques années, on était à peine 2 millions d’habitants. Il y a encore quelques années, on était 5 millions d’habitants. Aujourd’hui, on est à 9 millions. Donc, les besoins s’intensifient et se diversifient dans ce monde plein de mutations, de nouvelles technologies de l’information et de la communication. La question de la jeunesse, de l’emploi, des femmes et autres. Je vous le dis, la jeunesse est le cœur de la présidence. La présidence, je l’ai toujours dit doit être un pôle d’excellence. La preuve, vous venez de me le prouver. Je tenais à vous le dire pour que vous sachiez de quoi s’agit-il. Il y a trop de mesquinerie dans notre pays. Qu’est-ce que moi, je veux en faire, moi Boni Yayi. Le dossier est passé et puis ce n’est pas pour la première fois que nous parlons du contrôle des importations. Depuis belle lurette. Depuis Cotecna, après Bivac a fait près de dix ans, je n’en sais rien. Les Béninois sont d’accord pour ça ? Je ne dis pas qu’ils ont fait du mauvais travail. Mais pour une fois qu’un tartempion, suite à un appel d’offres international lancé et pour une fois que l’extérieur vient s’associer à un Béninois on dit halte. Pourquoi ? Quand est-ce que nous allons grandir avec nos mentalités ? La jeunesse. Je ne veux pas vous laisser un Bénin en déconfiture et je ne vous trahirai jamais. C’est pourquoi, je tiens à vous faire cette mise au point. Je m’en vais au conseil des ministres et nous allons voir tout cela et faire quelques ajustements pour les produits de 1ère nécessité. C’est la période bénie du carême. Et je profite de cette occasion pour présenter mes félicitations les plus respectueuses et de pleine et haute considération à toute la communauté islamique qui jeûne et qui prie pour nous.

L’excellence = la refondation
Ce pays sera un pays de paix. Vous voyez ce qui se passe autour de nous. Le Bénin est là et sera toujours paisible parce que sans la paix, il ne peut jamais avoir le développement. C’est pourquoi, nous devons aller à l’excellence. Et c’est cela que j’appelle la refondation. Si les gens estiment que c’est des termes galvaudés n’importe comment, mais nous allons voir. La refondation, c’est l’excellence, c’est la vertu, c’est la gouvernance dans tous les domaines, l’oubli de soi, c’est la République, c’est la nation, c’est la foi en Dieu tout puissant. Une nation qui a foi en Dieu a tout. Mais si elle tourne dos à Dieu, elle conduit à sa ruine. Voilà, je veux du bien et rien que du bien à ma patrie, la mienne à moi, la vôtre à vous et la nôtre à tous. Je tiens à vous féliciter. On a passé des moments difficiles ici. Je vous ai vu avec moi sous la pluie, sous le soleil. Et je ne sais pas quand est-ce que vous avez eu le temps de vous entraîner. Vous me surprenez agréablement, naturellement les jeunes. Je vous félicite, les généraux, les officiers supérieurs, les sous-officiers. Je ne saurais donner les noms ici de peur d’en oublier un. Je vous félicite, vous tous au nom de la République et de la nation. C’est la présidence qui demeure le pool, le cœur de notre nation et c’est au nom de cette nation que je prends cette coupe et je vous félicite.

J’ai demandé de brûler tout ce qui est stupéfiant, les drogues, les faux médicaments
Je viens du Nigeria hier. Vous voyez, ces bandits de grand chemin qui viennent nous menacer sur nos côtes. Ils étaient en Somalie et la communauté internationale les a chassés. Ils se sont retrouvés au Darfour. Du Darfour au Nigeria. Et maintenant, ils viennent se coincer entre le Nigéria et le Bénin pour nous embêter et attaquer les bateaux. Regardez chaque jour les investissements que le Mca est en train de faire, près de 307 millions de dollars. C’est énorme. Mais la part qui va vers le port, sauf erreur de ma part, puisque les chiffres changent est près de 80 milliards. Notre port va changer de physionomie et de look etc… quand on va faire toutes ces réformes, guichet unique, Pvi etc.
C’est important. Puisqu’on faisait le contrôle des importations. Pourquoi hier on ne bougeait pas, parce qu’on ne parlait pas. On parle aujourd’hui parce qu’on a dit qu’on va ajouter des éléments.
La valeur consensuelle qui met en rapport le client et le douanier, on va casser cela. Vous faites les affaires, vous n’avez pas besoin de voir la personne. Parce que la valeur consensuelle dépend de la taille de la personne, de son teint, est-ce que ça dépend de son âge ? Je ne sais pas. Ça, c’est terminé. Il faut en finir avec. Nous allons donc évoluer progressivement. Voici un élément qui ne figurait pas dans leur affaire sauf erreur de ma part.
Le 2ème élément, c’est le traking. Lorsqu’un camion quitte bourré, le camion peut contenir des armes pour venir tuer des Béninois. La drogue, je ne veux pas être le président des citoyens drogués. Ça ce n’est pas possible. Ça ne se passera pas de mon vivant. Que Dieu nous en garde. C’est pourquoi j’ai demandé de brûler tout ce qui est stupéfiant, les drogues, les faux médicaments. Aussitôt qu’on récupère, il faut tout brûler. Nous voulons une nation vertueuse et refondée. Le camion quitte le port et on dit qu’il est en transit ; parce qu’il y en a qui mentent pour ne payer les droits de douanes, ils disent qu’ils sont en transit et qu’ils vont au Niger. Tout ce qui va en transit n’est pas dédouané dans nos accords avec l’Uemoa. Qu’est-ce qu’ils font, arrivés à Ouidah ou à Allada, ils passent par une autre piste et déversent les marchandises. Aujourd’hui, cet aspect n’était pas pris en compte dans les accords que nous avons avec Cotecna, Bivac etc… c’est pour ça que mes chers compatriotes font du bruit. Attention le ver est dans le fruit. Et ceux qui sont impliqués dans cette affaire, c’est ceux-là qui torpillent le projet. Nous ne sommes pas là pour travailler pour les douaniers. Je les aime beaucoup. Il faut qu’ils nous aident. Cette nation sera construite. Nous n’avons rien. Nous n’avons pas de pétrole. Je ne veux pas donner de nom.

La prière de Yayi à la nation
Je dis bien Dieu, je te rends grâce et je commence par te confier ce pays. Donne-lui ta grâce, ta paix et ta bénédiction. Parce que c’est une nation qui doit grandir. Voilà en fait ce qui nous oppose. Ne vous inquiétez pas. Vous suivez bien. Il y a beaucoup d’intoxication, beaucoup de mensonges, de désinformation pour ternir l’image. On est obligé de faire des choses. Il y a deux cents ans, le roi Ghézo avait raison. Il avait constaté qu’on était déjà divisé. C’est pourquoi, il dit regroupons nous pour boucher la jarre. Et puis cent ans après, Béhanzin est venu et il dit que ce pays est maudit. Il faut que nous changions de mentalité. On a une mentalité de destruction. Et je vais remercier ce pays qui pense pouvoir me garder pour les 4 ans qui restent, pour que nous puissions faire la même chose. Si vous, vous doutez de ma volonté, de mon attachement, je passerai mon temps à pleurer, parce que je veux que vous sachiez que je ne peux jamais vous trahir. Qu’est-ce que je vais en faire moi.

L’état du football donne des maux de ventre à Yayi
Voilà ce que je tenais à vous dire. La présidence est le pôle d’excellence. Vous me l’aviez prouvé à un moment ou notre football est malade. Que le président de la fédération se retrouve en prison. Imaginez-vous, ce matin page spéciale sur le football béninois. J’avais les maux de ventre en même temps. Est-ce que c’est bon ce qu’on est en train de faire ? Pourquoi le Béninois rejette l’autre. Pourquoi, il n’y a pas d’amour, nos valeurs spirituelles et éthiques, morales. Retournons-y. Récupérons-les. Parce que hier, nos pères fondateurs, ce sont ces valeurs qui ont présidé à leurs travaux pour bâtir cette nation. Je vous supplie. Le palais est le pôle d’excellence et vous devez tout faire pour entretenir l’excellence dans tous les domaines.

La démocratie ce n’est pas le désordre, l’anarchie, l’individualisme, l’impunité
Vous êtes en train de le prouver par le football. S’il y a encore d’autres aspects, je reviendrai vous le dire. Je vous parlerai du fond du cœur. Vous êtes trop jeunes. Faites correctement votre travail pour la sécurité du pays. Suivez bien. J’ai déjà dit aux populations, si quelqu’un vient en cette période où on parle de drogue, de piraterie, eh bien, chacun doit se surveiller. Si quelqu’un est douteux, signalez- le. Il y a le numéro rouge. Si quelqu’un vole, signalez-le pour qu’on ait une nation propre, bien disciplinée. C’est vrai, on a voulu faire quelque chose de bien. On est en train de bifurquer. La démocratie, ce n’est pas le désordre, l’anarchie, l’individualisme, l’impunité. C’est bien l’obligation de résultat, c’est bien l’obligation de reddition des comptes, de respect de ce peuple. C’est ça la démocratie. Et naturellement, avec elle va le renouveau économique. Il faut que nous mangions, que nous accédions à l’éducation, à la santé et autres et que les objectifs du millénaire soient mieux remplis. C’est ça que je veux faire du centre de cette nation, la présidence. Vous êtes là pour la sécurité, soyez excellents. Si quelqu’un vous fait quelque chose, appelez-le, serrez-lui la main et dites-lui, tu m’as fait ceci et puis c’est terminé. Ne gardez pas cela dans le cœur. Je vais recevoir vos capitaines et ils vont vous transmettre le message. Que Dieu vous garde. Je suis en train de courir. Vous ne me voyez pas ? Je cours. Demain, je serai au Nigeria pour cette histoire de piraterie. J’ai saisi le conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations-Unies pour qu’il y ait un grand sommet des pays du golfe, pour que nous puissions avoir une réunion. Et qu’on signe une requête à adresser au conseil de sécurité. C’est cela qui a été fait en Somalie. Plus de 60 bateaux ont été envoyés là-bas et ils les ont chassés. Je suis en train de courir pour ça, pour que les investissements soient véritablement rentables. Pour que l’économie ne s’effondre pas. La question agricole est une question fondamentale pour nous tous. Ce que nous devons manger. Nous devons nous auto suffire, produire, conserver, transformer pour plus de valeur ajoutée et de distribution de revenus. Voilà ce qui me fait courir. Une fois encore, je vous souhaite un excellent mois béni de ramadan. Et vous serez toujours champions avec ma bénédiction ".

Charles YANSUNNU
Source: http://www.fraternite-info.com

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