Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Si le Sénégal reste le seul pays à n’avoir pas assisté à un coup d’état militaire, les politiques y pensent maintenant. Et pour cause, ils craignent que le conseil constitutionnel valide la candidature d’Abdoulaye Wade. Dans ce cas de figure, c’est le soulèvement populaire avertissent les jeunes élèves et étudiants socialistes de Mbour.
Puisqu’on s’approche de la présidentielle, les déclarations incendiaires se multiplient. Les gens ne contrôlent plus leur propos et n’arrivent plus à avoir le bon repère : cela peut amener le pays dans le chaos si l’on continue à jouer ses les mots. De l’irrecevabilité ou de la candidature de Me Wade : tout dépendra du conseil constitutionnel.
C’est du moins la menace faite par les jeunes élèves et étudiants de Mbour qui annoncent un soulèvement populaire si, jamais le conseil constitutionnel valide la candidature d’Abdoulaye Wade.
Ils ont étalé ses propos, ce samedi à Mbour pour mettre en garde les cinq sages du conseil constitutionnel qui doivent se prononcer à 29 jours avant l’entame des campagnes pour valider la candidature des différents potentiels.
Les jeunes socialistes qui se penchaient sur les enjeux de la présidentielle de 2012 ont donné leur avis sur l’irrecevabilité ou la candidature d’Abdoulaye Wade. Pour ces jeunes, il est impossible que cette candidature puisse passer en 2012.
« La prise du pouvoir par l’armée dépend des cinq sages du conseil constitutionnel » a laissé entendre, hier, Moustapha Ndiara Faye,le porte parole des jeunes socialistes de Mbour. Pour cela, ils suggèrent aux cinq sages de lire le droit pour calmer le jeu. Sans cela, les jeunes socialistes craignent un soulèvement populaire pour le pays.
De l’avis de ces jeunes, l’avenir du pays est entre les mains du conseil constitutionnel.
Pour les sénégalais que nous avons rencontré dans la matinée de ce dimanche, ils invitent les politiques à mesurer leur propos.
« Le Sénégal est un modèle démocratique :il est anormal que des politiques sans éthique appellent à un soulèvement populaire » se désole une jeune étudiante de droit que nous avons rencontrée vers les coups de 11h 35 mn, à côté de l’issic, une école de journalisme.
Selon elle, les gens doivent laisser au conseil constitutionnel de faire son travail dans les règles de droit. « Personne n’a le droit de s’agiter avant leur prononciation »déclare t-elle.
Même son de cloche pour ce père de famille que nous avons trouvé dans le bus Tatat (P4) ; assis au bord de la fenêtre, il laisse entendre que les politiques sont tous égaux. « Dieu seul peut savoir le sort réservé au Sénégal »dit-il. Il invite les sénégalais à garder leur calme et patience .
Malickou Ndiaye, KOACI DAKAR, copyright©koaci.com
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