Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
L’année 2012 qui commence sera marquée au Mali par le rendez-vous combien important des scrutins référendaire, présidentiel et législatif, dont le chronogramme va du 29 Avril, date du premier tour de l’élection présidentielle, au 22 juillet, second tour des législatives. Le Président de la République, Amadou Toumani Touré, dans son adresse à la Nation, à l’occasion du nouvel an, a souligné que « l’enjeu et le défi sont à tous égards comparables à ceux des scrutins de 1992 et de 2002, deux dates-repères dans la vie du Mali démocratique, avec des alternances politiques pacifiques qui valent à notre pays le respect de la Communauté des Nations ».
Cependant à côté des élections d’autres défis attendent le Mali comme l’éducation (l’Université étant toujours fermée), la santé (le Fonds mondial ayant bloqué le financement de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme), la sécurité sur le territoire (avec l’arrivée de militaires libyens au nord Mali, la circulation de la drogue et des armes). Mais l’un des défis les plus urgents semble être celui de la sécurité alimentaire. L’année 2011, qui s’achève, a été marquée par un déficit pluviométrique important dans tout le Sahel qui compromet fortement nos prévisions de la campagne agricole 2011-2012. « J’ai engagé le gouvernement à mettre en œuvre un Plan d’urgence, afin de faire face à la crise alimentaire qui s’annonce », a indiqué le Président ATT.
Ce plan d’urgence se traduira par : la distribution gratuite de céréales dans les communes les plus vulnérables [NDLR : 104 communes sur les 703 du Mali], la reconstitution et le renforcement du stock national de sécurité en mil et sorgho à concurrence de 10 000 tonnes, la distribution gratuite d’aliments bétail aux éleveurs touchés par la crise… « Au total, l’assistance de l’Etat portera sur plus de 40.000 tonnes de vivres pour un coût de 19 milliards de FCFA et des mesures d’approvisionnement en eau dans le cadre de l’hydraulique urbaine et rurale », selon le Chef de l’Etat malien.
A la différence de la production céréalière, celle du coton enregistre une hausse significative en passant de 243.000 tonnes en 2010 à 406.000 tonnes en 2011, confirmant ainsi la relance de la filière. Le Président de la République a félicité la CMDT, l’APCAM et l’ensemble des cotonculteurs du Mali pour ces bons résultats. Le prix au producteur est passé de 185 FCFA à 255 FCFA, soit une hausse de 24% par rapport à la campagne précédente. Cette relance de la production cotonnière coïncide avec la réouverture de l’usine FITINA, une société privée malienne spécialisée dans la filature.
Ib, KOACI.COM BAMAKO
Source: http://www.koaci.com