Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
On s’interrogeait sur ce que serait la journée du mars à Ouagadougou. Il y faisait 44 degrés et l’ambiance a été surchauffée ce jour là par les tirs de gaz lacrymogènes des forces de sécurité pour disperser les étudiants, en colère depuis la mort du petit Justin Zongo, cet élève mort de suite coups reçus à la police selon eux.
Au petit matin du 11 mars 2011, la ville de Ouagadougou était en était de siège. Tous les axes stratégiques et les bâtiments sensibles étaient protégés par l’armée, la gendarmerie et les CRS. Ce dispositif impressionnant était la réponse du gouvernement à la marche de protestation de l’’Association nationale des étudiants (ANEB) qui devait partir du campus de Ouagadougou vers la direction générale de la police nationale. Les responsables de l’ANEB souhaitaient ainsi remettre une lettre de protestation au directeur général dont des éléments sont mis en cause dans la mort de l’élève Justin Zongo.
Cette mort dont les explications n’ont pas convaincu les élèves a plongé le pays dans un cycle de violence depuis quelques jours maintenant. Les élèves s’en sont pris systématiquement aux édifices de la police et de l’administration en province. Les dégâts sont énormes malgré les appels au calme du gouvernement.
La marche du 11 mars qui se voulait pacifique a finalement viré à l’affrontement. Les autorités ont préféré recevoir la lettre de protestation de l’ANEB au niveau du carrefour de la place de la femme. Cet imprévu à mis le feu au poudre parce que les étudiants ont refusé de voir écourté leur marche de cette façon. S’en est suivie une sorte de guérilla urbaine entre les forces de sécurité et les marcheurs au cours de laquelle des jets de pierres répondaient aux tirs de gaz lacrymogènes durant toute la matinée.
La tension est retombée vers midi. Les forces de sécurité ayant réussi a dispersé les manifestants. Par mesure de sécurité, de nombreux commerces sont restés fermés suir le parcours de la marche.
L’ANEB a décrété une grève de 72h suite à cette répression. Le 15 mars prochain, une rencontre est prévue pour décider de la suite à donner au mouvement.
Depuis la mort de Justin Zongo à Koudougou dans le centre du pays, les manifestations ont causé la morts de près de 5 personnes. Le directeur régional de la police et le gouverneur de la région du centre, d’où sont partis les manifestations ont été relevés de leur fonction. Le gouvernement a promis d’arrêter et de faire juger les policiers qui sont à l’origine de la mort de Justin Zongo. Mais cela ne semble pas encore calme les élèves et les étudiants.
Hasnata, correspondant de Koaci.com à Ouagadougou
Source: http://www.koaci.com