Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le président du Fpi, Pascal Affi N'Guessan, s'est prononcé, hier, à l'Hôtel du District d'Abidjan, au Plateau, sur la crise post-électorale et sur l'envoi d'un panel de 5 chefs d'Etat africains par l'Union africaine (UA) en Côte d'Ivoire en vue de la résolution de la crise ivoirienne. Et ce, à l'initiative de la Fédération nationale des orateurs, parlements et agoras de Côte d'Ivoire (Fenopaci).
Le président de la Fenopaci, Jean Marie Konin, a situé cette cérémonie dans un contexte de rentrée politique de son organisation.
Pour ce qui est du sujet du jour, le président Affi a estimé que la mise en place d'un panel de 5 chefs d'Etat à Addis-Abeba, en Ethiopie, est un désaveu pour la Cedeao, première organisation à s'être saisie du dossier ivoirien. «La mise en place de ce groupe de haut niveau, présidé par la Mauritanie, constitue pour la Cedeao et les organisations sous régionales, notamment l'Uemoa un cinglant désaveu. ( ) Dans ce mélodrame, M. Blaise Compaoré, président du Faso, facilitateur de l'Accord politique de Ouagadougou, s'est totalement discrédité, disqualifié et déshonoré. L'Accord politique de Ouaga lui avait pourtant offert une occasion de sortir grand du bourbier de la rébellion armée qu'il a lui-même organisée », a-t-il affirmé.
Il s'est réjoui du fait que l'Union africaine ait initié une nouvelle approche afin de régler la crise qui fait suite à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. «Ce communiqué (de l'UA) apporte des éléments nouveaux dans l'appréciation de la crise post-électorale», a-t-il fait observer. L'originalité de cette approche se situe, de l'avis du conférencier, à quatre niveaux qui sont les suivants: le dessaisissement de la Cedeao de la crise ivoirienne au profit de l'UA, la recherche d'une solution de sortie de crise par le dialogue, la mise en place d'un groupe de haut niveau et la volonté d'évaluer le contentieux électoral.
Le président du Fpi a émis le voeu de voir cette évaluation, telle qu'envisagée dans le communiqué de la 16ème session de l'UA, prendre en compte tout le processus électoral. «L'évaluation, a-t-il expliqué, ne doit pas se limiter à une simple opération de recomptage des voix. Elle doit permettre de vérifier la qualité de l'élection. De comprendre la nature de la crise post-électorale. D'apprécier les résultats de l'élection présidentielle et de produire des conclusions et recommandations pour la sortie de crise. C'est l'évaluation qui permettra de confirmer ou infirmer les positions des différents acteurs de la crise post électorale».
Pour Affi N'Guessan, «l'évaluation constitue l'épine dorsale» dans la gestion de la crise en Côte d'Ivoire. C'est donc pour cette raison qu'il a appelé les membres de La Majorité présidentielle à plus de vigilance sur cette question. «Dans l'immédiat et à court terme, il s'agit de gagner la bataille de ce que j'appellerai l'évaluation qui est un élément central de la décision de l'Union africaine. Il s'agit d'affirmer la légitimité du président Laurent Gbagbo et de défendre la légalité constitutionnelle. A moyen et long terme, pour nous, il s'agit de bâtir une nation africaine libre, démocratique, souveraine, prospère et solidaire», a-t-il indiqué avant de se réjouir de cette nouvelle phase de négociation qui s'ouvre en Côte d'Ivoire.
«Le week-end passé (29 au 31 janvier 2011) à Addis-Abeba (Ethiopie) représente une étape importante de l'évolution de la crise post électorale en Côte d'Ivoire. ( ) Je peux considérer qu'une étape, une page importante vient de s'achever et qu'une autre page s'ouvre. Il vient de s'achever ce que j'appelle la page de la forfaiture, de la diabolisation et des agressions de toute nature déclenchées par M. Choi, haut représentant du secrétaire général des Nations unies ; à l'instigation d'Alassane Ouattara et de la Françafrique, reprise en choeur par toutes les succursales de cette Françafrique dans la sous-région ouest africaine pour tenter d'étouffer la voix du peuple ivoirien et d'opérer un hold-up électoral».
Quant au ministre de l'Environnement, des Eaux et Forêts et de la salubrité, Lazare Koffi Koffi, président de la cérémonie, il a estimé que «l'avenir de toute l'Afrique se joue aujourd'hui à partir d'Abidjan».
Cette cérémonie a enregistré la présence des élus, cadres de La Majorité présidentielle et des membres des parlements et agoras.
Serge Armand Didi
Source: Notre Voie (Abidjan)