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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Massacre du 28 septembre: «La justice guinéenne incapable de juger les responsables des crimes» dixit le président de l’OGDH

masacre_guinee.jpgLe président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) a conféré avec la presse ce vendredi 11 mars à son siège à Dixinn. L’objectif de cette rencontre est d’informer la presse nationale et internationale de l’état d’évolution du dossier sur le massacre du septembre 2009.
D’entrée, Docteur Thierno Madiou Sow a fait un bref rappel sur les évènements survenus en Guinée lors des élections présidentielles 2010. Il s’agit non seulement des cas de viols de petites filles enregistrés dans les préfectures de Mali, Labé et Pita ( en moyenne Guinée) dont les responsables, selon le président de l’OGDH ne sont autre que, le préfet et des agents de la FOSSEPEL (Force spéciale de sécurisation du processus électoral), mais aussi de la chasse de 25.000 citoyens de la moyenne Guinée à Kankan, Siguiri et Kouroussa lors du second tour de la présidentielle guinéenne. Chose qui, selon Dr Sow avait empêché ces citoyens de voter. Pour le président de l’OGDH ces violations des droits de l’homme exigent que justice soit faite pour punir les auteurs.
Abordant le dossier des douloureux évènements du 28 septembre (ce jour plus de 150 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre et plusieurs filles et femmes violées selon les organisations de défense des droits de l’homme lors d’une manifestation de l’opposition contre l’éventuelle candidature de l’ex-chef de la junte guinéenne capitaine Moussa Dadis Camara NDLR), Me Hamidou Barry avocat de la partie civile des victimes de ce massacre affirme que le pool de juges qui s’occupe du dossier sont incapables de juger les responsables des crimes commis le 28 septembre 2009 au stade du même nom : « Nous avons constaté que les trois jugés de la villa 33 chargés de mener les enquêtes sur le carnage du 28 septembre ne sont pas capables de le faire car, ils disent n’être pas en sécurité parce qu’ils cohabitent avec la FOSSEPEL et qu’ils ne sont pas indépendants sur le plan politique et financier d’où ils ne sont pas en mesure de juger les responsables des crimes du 28 septembre », précise t-il avant d’ajouter : «La commission nationale d’enquête sur les évènements incrimine Toumba Diakité et les leaders présents ce jour au stade du 28 septembre alors que la Commission internationale d’enquête elle, cite le Capitaine Moussa Dadis Camara, lieutenant colonel Moussa Thiegboro Camara et autres. Nous constatons un manque de volonté politique et comptons écrire à la Cour pénale internationale pour dire que les juridictions guinéennes n’ont pas la compétence de juger les auteurs de ces crimes ».
Parlant de la réconciliation nationale prônée par le président Alpha Condé qui demande la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, Dr Thierno Madiou Sow explique qu’il existe des problèmes entre la coexistence et droit de l’homme : « La coexistence fonde la possibilité du respect des droits de l’homme et pour cela, il faut un changement qui nécessite d’instaurer une bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme et des droits fondamentaux ». Et Thierno Abdoul Garidi Diallo membre de l’OGDH de renchérir : « Pour une véritable réconciliation nationale il faut d’abord la vérité et la justice ce qui permettra de réconcilier les Guinéens entre eux, entre les forces de défenses (police et gendarmerie) et puis entre le citoyen et les forces de défense et de sécurité ».
Présente à cette rencontre, la présidente de l’Association des victimes du 28 septembre 2009 (AVIPAH) Mme Asmao Diallo a demandé que justice soit faite : « Les victimes des évènements du 28 septembre sont abandonnées à elles-mêmes, le gouvernement guinéen et même les opposants sont restés indifférents. Ces victimes dont certaines sont toujours hospitalisées continuent à souffrir sans aucune assistance. Pires, nombreuses sont les femmes rejetées aujourd’hui par leur mari rien qu’à cause de ces viols. Alors nous demandons à la CPI de juger les auteurs car les juridictions guinéennes se montrent incapables ».
A signaler que Mme Navi Pillay haut commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme effectuera une visite officielle en Guinée du 13 au 15 mars prochain. Au cours de cette visite Madame la haut commissaire discutera avec les hautes autorités de la Guinée des questions de coopération y compris la lutte contre l’impunité, l’administration de la justice, la discrimination, les violences basées sur le genre et les défis de droits de l’homme que pose la pauvreté.

Ibrahima correspondant koaci.com à Conakry
Source: http://www.koaci.com

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