Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Bachir Simoun, l’auteur de l’attentat contre l'ambassade de France à Bamako en janvier dernier, en cavale depuis lundi, de source officielle, a été repris ce mercredi à Gao.
La télévision nationale qui a confirmé l’information, au cours du Journal télévisé de 20 H, s’est limitée à montrer une ancienne photo du Tunisien, prise le jour de son arrestation à l’ambassade de France.
Ce 5 janvier au soir, alors qu’il était porteur d’un pistolet automatique, d'un engin explosif et d'une grenade, Bachir Simoun avait réussi à les faire exploser, avant d’être capturé et emprisonné à la Sécurité d’Etat.
Cette « évasion » a provoqué des questionnements à Bamako, donnant lieu à des interprétations les plus diverses et qui accusent les plus autorités. La version officielle de l’évasion de Bachir Simoun, suivie du limogeage du Directeur de la Sécurité d’Etat (Dgse), a semé le doute chez de nombreux observateurs. La version de l’évasion a eu en premier lieu du mal à convaincre, se produisant quelques heures seulement après la libération des otages d’Al qaida. Le Tunisien n’a jamais fait mystère de son appartenance à cette Organisation. Le doute est d’autant permis que le Mali a l’habitude d’échanger des Salafistes contre otages européens. Le cas de l’ex-otage Pierre Camatte suffit comme exemple. Alors l’évasion déclarée de Bachir Simoun a paru douteuse malgré tout. Du Commissariat du troisième arrondissement de Bamako où il a été conduit après son arrestation, le «terroriste » avait été transféré à la Sécurité d’Etat (service de renseignement) dirigé par le Colonel Major Mami Coulibaly.
Le Directeur du service de renseignement du Mali, Mami Coulibaly, dont les hommes étaient chargés de garder le prisonnier dans un lieu tenu secret aura donc été limogé par le Président de la République, alors que par ailleurs ni le ministre de la Sécurité intérieure, ni personne n’a été inquiété après les bousculades au stade, à la fin de la célébration du Maouloud, occasionnant la mort de 36 personnes le soir du 21 février.
Selon toute vraisemblance, les services de renseignement et ceux de la sécurité intérieure et de la protection civile ont leur part de responsabilité dans cette catastrophe, pour avoir fermé la porte au moment de la sortie.
Le Président ATT attendait-il une occasion inespérée, pour lui régler son compte ? Et si Mami Coulibaly était limogé pour les morts du stade Modibo Kéita ?
Ib,correspondant de Koaci.com à Bamako
Source: http://www.koaci.com