Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Après avoir protesté contre la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et porté sa requête devant la Cour suprême qui l’a déboutée, l’opposition fourbit ses armes. Elle se réserve le droit d’agir suivant toutes les voies légales de recours, y compris des manifestations de rue, marche, meeting et sit-in. Dans les rangs de l’opposition, les esprits s’échauffent rendant moins sûr le bon déroulement des élections présidentielle et législatives de 2012.
Le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l'Indépendance (SADI) du Dr Oumar Mariko, seul parti de l’opposition étant représenté au parlement, et plusieurs autres partis de l’opposition non parlementaire sont sur le pied de guerre. Pour ces acteurs politiques, la CENI a été mise en place sans eux, alors que la loi prévoit une répartition équitable des 10 sièges réservés à la classe politique, entre la majorité et l’opposition, les cinq autres sièges étant attribués aux représentants de la société civile. Les prétentions de l’opposition étaient d’annuler le décret 2011/569 PRM du 12 septembre 2011, mettant en place la CENI en attribuant 9 sièges à la majorité et 1 seul à l’opposition. Celle-ci réclamait 5 sièges contre 5 pour la majorité. La requête introduite par l’opposition devant la section administrative de la Cour suprême, le 26 septembre vient de connaitre son épilogue. Le verdict du 11 Octobre de la section administrative de la Cour suprême a débouté l’opposition de sa requête au motif qu’elle (la Cour) n’était pas habilitée à statuer sur la question d’équité concernant la répartition des sièges de la CENI entre l’opposition et la majorité.
Lors des précédentes élections, les 10 sièges de la CENI revenant à la classe politique étaient également repartis entre l’opposition et la majorité en raison de 5 sièges chacune. C’est à la faveur d’une révision de la loi en 2006 que la « répartition égalitaire » a été remplacée par la celle dite « équitable ». Et pour la majorité, « équité » ne voulant pas dire « égalité », le nombre de siège entre majorité et opposition n’est pas forcement le même. Du reste l’opposition qui a 3 députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale, doit équitablement avoir 1 siège, et la majorité 9 sur les 10 sièges de la classe politique, se défend la majorité.
Les médiations sous l’égide de la société civile n’ont pas abouti à une entente entre majorité et opposition. Samedi dernier, la jeunesse de l’opposition a tenu un meeting au Carrefour des jeunes pour mettre en garde l’Etat contre le maintien d’une « CENI sans l’opposition », estimant que l’unique membre retenu par le ministre comme étant celui de l’opposition, ne l’est pas. Au cours de ce meeting, un responsable de l’opposition avait déclaré que « les rues de Bamako sont maintenant suffisamment larges pour faire entendre raison au Gouvernement »
Ib, KOACI.COM BAMAKO
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