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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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L’opposition malienne se reconstitue pour livrer bataille

opposition_malienne.JPGAprès l’entrée au gouvernement du Parti pour la Renaissance nationale (PARENA) de Tiebilé Dramé et du Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Kéita, l’opposition a cherché ses marques. La mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour contrôler les élections de 2012, lui a donné une opportunité supplémentaire qu’elle a saisie. Ainsi c’est une dizaine de partis politiques constituant l’opposition malienne qui s’est retrouvée pour dire non à la majorité concernant la clé de répartition des sièges de la CENI entre les deux tendances politiques.
Jusqu’à l’entrée au gouvernement Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, du PARENA et du RPM, le 6 avril2011, ces deux partis avec la Solidarité africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) du Dr Oumar Mariko, formaient l’opposition parlementaire au régime du Président Amadou Toumani Touré. Pour faire cause commune, le PARENA et SADI avaient constitué un même groupe parlementaire (le groupe PARENA-SADI) qui envisageait également de constituer un intergroupe avec le RPM pour permettre à l’opposition de parler d’une seule voix. Mais depuis le 6 avril 2011, date de la constitution du gouvernement comprenant le PARENA et le RPM, l’opposition parlementaire s’est réduite comme une peau de chagrin. Elle se résume à la seule SADI avec quatre élus. Cette opposition pour se renforcer a tendu la main à des partis qui ne revendiquent pas une appartenance à la majorité. La mise en place de la CENI a donné un bon prétexte pour ce faire.
SADI du Dr Oumar Mariko, avec huit autres partis politiques revendiquent ensemble les droits de l’opposition. Les responsables de ses partis étaient autour du Dr Oumar Mariko le 10 août pour protester d’une même voix contre une attitude de la majorité tendant à étouffer la voix de l’opposition dans l’organe de contrôle des élections qu’est la CENI, en ne lui réservant qu’un seul siège sur les 10 réservés à l’ensemble des partis politiques. Cela s’entend la majorité veut avoir 9 sièges contre 1 seul pour l’opposition. Mais SADI qui est le seul parti de l’opposition représenté à l’Assemblée nationale, veut faire comprendre que l’opposition n’est pas que parlementaire, elle est aussi extraparlementaire. Du point de vue de l’opposition, il faut un partage égal des sièges entre la majorité et l’opposition, donc 5 sièges de part et d’autres.
La CENI compte 15 membres dont 5 pour la société civile, et 10 pour les partis politiques (majorité et opposition). Le retard dans sa mise en place est dû à un désaccord entre les deux tendances politiques sur la clé de répartition des sièges, différemment interprétée par les parties en leur faveur. Kafougouna Koné, le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales, appelé à trancher s’enlise. De son côté, le Dr Oumar Mariko menace : « L’opposition usera de tous les moyens légaux pour se faire entendre : elle saisira les tribunaux pour attaquer tout décret qui ne respecterait pas la loi électorale, rencontrera les partenaires techniques et financiers impliqués dans le financement de nos élections ainsi que les notabilités et la société civile. L’opposition mobilisera notre peuple pour défendre sa démocratie chèrement acquise au prix du sang des martyrs ».

Ib KOACI BAMAKO, copyright©koaci.com
Source: http://www.koaci.com

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