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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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John Dramani Mahama à propos de l’affaire Katinan : « Laissez la justice de mon pays faire son travail »

Ghana_John-Dramani---Rawlings.jpgExaspéré. Cela semble être l’état d’esprit du chef de l’Etat ghanéen John Dramani Mahama. Accusé par le pouvoir ivoirien de soutenir des comploteurs, le chef de l’Etat ghanéen voit dans la nouvelle affaire Koné Katinan une tentative d’entraver la bonne marche de la justice de son pays.
« Je ne suis pas en charge du dossier, je ne suis pas juriste, je suis historien et communicateur de formation », a-t-il déclaré à la presse, dimanche dernier, à l’aéroport international Kotoka d’Accra à son retour de New York où il vient de prendre part à la 67ème Assemblée générale de l’organisation des nations unies (Onu). De fait, le successeur de feu John Atta Mills ne veut pas que l’on fasse des amalgames. « Ce que je souhaite, c’est que l’on laisse la justice de mon pays faire son travail », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « cette affaire relève de la justice ghanéenne et tous ceux qui veulent la ramener sur le terrain politique auraient dû se rendre à l´assemblée générale des nations unies où nous avons parlé de l’Etat de droit. Je pense qu’ils auraient beaucoup appris ».
Une allusion à peine voilée au chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara qui ne s’est pas rendu la semaine dernière à New York à l’assemblée générale des nations unies.
Certains observateurs s’expliquent difficilement l’absence du chef de l’exécutif ivoirien, président en exercice de la Cédéao à New York alors que le dossier malien y a été abondamment évoqué. Cela aurait également pu être l’occasion pour les dirigeants ghanéen et ivoirien de s’expliquer sur leur différend une semaine après l’attaque des positions de l’armée ivoirienne à Noé ayant entraîné la fermeture unilatérale de la frontière entre le Ghana et la Côte d’Ivoire par le gouvernement ivoirien.
Le président ghanéen a dû être déçu de ne pas voir son homologue et voisin ivoirien à cette rencontre. Cela ne l’a pas empêché de réitérer à la tribune des nations l’engagement de son pays à ne pas servir de base arrière à la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Sa déception a dû être encore plus grande quand, alors qu’il était absent, l’affaire Koné Katinan rebondissait alors que l’ancien ministre ivoirien venait à peine de bénéficier d’une mise en liberté conditionnelle de la part de la justice ghanéenne.
D’où sûrement, sa réaction qui traduit son agacement et son exaspération devant ce qu’il considère comme une méconnaissance de l’Etat de droit manifestée par des personnes qu’il n’a pas nommées mais que l’on imagine aisément.

Augustin Kouyo
Notre voie

Source: http://www.afrik53.com

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