Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Alors que la capitale guinéenne sombre dans une obscurité totale dès la tombée de la nuit, nombreuses sont donc les personnes qui, par manque d'électricité dans les quartiers, font de leur métier la charge de téléphone. L'équipe de Koaci.com à Conakry a rencontré ce jeudi un jeune élève qui pratique cette activité.
Assis devant une table remplie d'une trentaine de prises sur lesquelles sont branchés de nombreux téléphones, Aliou Sow élève passe la journée à surveiller de près ces téléphones moyennant 1500 GNF par appareil chargé. Aliou explique les raisons qui l'ont poussé à charger les téléphones:'' Comme c'est les vacances et ya pas de courant dans les quartiers, j'ai décidé de charger les téléphones pour pouvoir faire face à l'ouverture à l'achat de mes fournitures scolaires et le prix de ma scolarité. Mes parents sont au village et ma famille d'accueil à Conakry ici ne me donne rien. Je suis donc, obligé de me prendre en charge'', Cependant, cette activité n'est pas sans risque, nous confie ce jeune d'une vingtaine d'années:'' Je peux gagner jusqu'à 40000 GNF soit 4000 FCFA par jour mais, il ya beaucoup de risques parce qu'avant d'avoir eu l'idée de faire des tickets pour les gens, certaines personnes venaient retirer des téléphones qui ne leur appartenaient pas et si le propriétaire vient récupérer son téléphone, je suis obligé de le remboursser. Cela m'est arrivé une fois et j'ai failli aller en prison''. Deplore t-il avant d'ajouter: '' L'autre problème c'est l'achat du carburant pour alimenter le moteur. Chaque jour, il me faut trois litres d'essence et un litre d'huile pour le mélange à 30000 GNF soit 3000 FCFA et si je ne gagne pas beaucoup de clients ça devient une perte''.
Après cet entretien Madame Diallo Rabiatou venue récupérer son téléphone portable visiblement satisfaite répond volontiers à certaines de nos questions: '' Moi je suis très contente de cette initiative parce que le manque du courant est criard dans nos différents quartiers. Si les jeunes ne faisaient pas la charge des téléphones on allait rester injoignable toute la semaine, même si le plus souvent la charge ne tient pas longtemps. Toutefois, je déplore certaines pertes, échange de batteries voir même de chargeurs de téléphone''.
Comme on le voit à Conakry en cette période de vache maigre, le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Ibrahima et Aicha Bah, KOACI.COM CONAKRY, copyright©koaci.com
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