Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Certains leaders de l’opposition dont Mouctar Diallo des Nouvelles forces démocratiques (NFD), Etienne Soropogui vice-président des NFD, Fodé Mohamed Soumah de la Génération citoyenne (GECI), Dr Faya Millimono démissionnaire de la Nouvelle génération pour la République (NGR) étaient ce lundi matin à la maison centrale de Conakry située à Coronthie dans la Commune de Kaloum.
A travers cette visite, ces leaders de l’opposition voulaient s’enquérir de l’état de détention de leurs militants arrêtés le 10 mai dernier, lors de la marche pacifique organisée par le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Au sortir de cette visite, les leaders de l’opposition se sont prêtés aux questions des journalistes. Le président de la GECI, Fodé Mohamed Soumah s’est réjouit du fait que leurs militants ne subissent pas de tortures à la maison centrale de Conakry: « Nous avons été agréablement surpris et je tiens à féliciter les autorités pénitentiaires parce qu’il n’y a pas eu de violence ici.
De l’avis de tous les détenus, il n’y a pas eu de maltraitance », se réjouit-il de dire avant de regretter : « Le seul regret c’est de voir des enfants mineurs incarcérés avec des bandits de grand chemin et les conditions vétustes des lieux de détention ».
Quant au porte-parole du Collectif et de l’ADP, Dr Faya Millimono il accuse la gendarmerie mobile n°2 de Hamdallaye d’être un véritable Camp Boiro où des gens seraient soumis à des tortures inhumaines et à des diètes (privé une personne d’eau et de nourrir jusqu’à la mort NDLR)
.Interrogé, le porte-parole du haut commandement de la gendarmerie nationale, commandant Mamadou Alpha Barry rejette ces accusations de l’opposition qu’il qualifie de non fondées.Pour sa part, le président des Nouvelles forces démocratiques (NFD), Mouctar Diallo se dit déçu de l’état de détention des prisonniers guinéens: « Après avoir visité ce matin la maison centrale de Conakry, nous avons constaté que nos militants ont été violentés, frappés, arrêtés arbitrairement et emprisonnés illégalement. Ce sont soixante (60) militants de l’opposition qui ont été arrêtés dans leurs concessions le lendemain de notre marche pacifique du 10 mai 2012. Ces détenus sont pour la plupart des mineurs, des femmes dont une nourrice avec son bébé de 15 mois. Après avoir visité cette prison, j’ai été très déçu de constater l’état de barbarie dans laquelle se trouve notre pays. Outre nos militants, il y avait d’autres prisonniers dont des présumés dans l’attaque du domicile du président Alpha Condé, ils sont là-bas. C’est pourquoi au sortir de cette prison, j’ai tout simplement dit que j’ai honte, honte pour nos policiers, honte pour nos gendarmes, honte pour les institutions républicaines, honte pour le président Alpha Condé après tous les sacrifices que nous avons consentis pour la démocratie que nous soyons à ce niveau de violence grave des droits humains. Je déplore les conditions humaines dans lesquelles se trouvent les prisonniers guinéens. J’ai dit que c’est inacceptable ».
Parlant des dispositions prises pour que ces 60 militants détenus recouvrent leur liberté, le président des NFD dit ceci : « Nous leur avons rendu visite pour dire que nous n’avons pas oubliés nos militants et que nous n’allons pas les oublier. Nous avons fait des démarches et nous comptons continuer les démarches auprès de toutes les bonnes volontés, auprès des organisations de défense de droit de l’homme pour que nos militants détenus soient libérés sans condition parce qu’ils n’ont commis aucune infraction ».Par ailleurs, Mouctar Diallo promet que l’opposition va exiger des réparations et des indemnisations pour tout ce que leurs militants ont subi comme torture et humiliation.
Ibrahima, KOACI.COM CONAKRY
Source: http://www.koaci.com