Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Boire de l'eau de robinet, se laver ou encore cuisiner avec cette eau en Guinée en général et à Conakry en particulier, est un véritable casse tête pour les citoyens. Pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour dans les cinq communes de Conakry. De Kaloum en passant par Dixinn, Matam, Matoto et Ratoma, le constat est presque le même.
Dans les communes de Ratoma et Matoto en banlieue de Conakry, plusieurs quartiers ont leur robinet à sec durant toute l'année, comme l'explique madame Diallo née Adama Barry: '' Je suis à Kiroty dans la commune de Ratoma derrière le nouveau stade en construction, là nous n'avons pas d'eau de robinet et cela depuis que, je suis dans ce quartier bientôt une année. Pour trouver de l'eau à boire, mon mari puise de l'eau dans les autres communes et transporte cette eau sur sa mobylette tous les deux jours. Pour la cuisine et les autres travaux, nous utilisons l'eau de puits et des forages et cela avec tous les risques de maladies diarrhéique et contagieuse ''.
Par contre Madina qui abrite le plus grand centre commercial du pays dans la commune de Matam mais, aussi Kaloum et Dixinn, l'eau coule deux à trois fois par semaine au niveau de certains robinets. Une situation qui profite aux nombreux vendeurs d'eau comme ce jeune rencontré entrain de s'approvisionner à Madina avec sa charrette. Une charrette qui peut prendre 18 bidons de vingt litres: '' Par manque de travail et les temps durs que notre pays traverse avec le changement d'Alpha Condé, je me débrouille ici en, vendant de l'eau dans les bidons de vingt litres au marché. Je vends un bidon d'eau à 1000 GNF et je peux gagner par jour entre 25 000 et 30 000 GNF avec beaucoup de courage'' explique t-il. Et la charrette, elle est à vous ? Non répond notre interlocuteur avant d'ajouter: '' je loue la charrette par jour moyennant, la somme de 5000 GNF'' précise t-il.
A cause de ce manque criad d'eau en Guinée, les citoyens se demandent où, sont passées les différentes politiques de l'Etat en la matière et à quand, la fin du calvaire ?
Ibrahima et Aicha Bah, KOACI.COM CONAKRY