Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
L'arnaque est devenue de nos jours dans la capitale guinéenne Conakry, un sport national auquel se livre actuellement les agents de la police routière. Pour en savoir plus, l'équipe de koaci.com à Conakry a sillonnée ce mercredi matin les différents carrefours de Conakry. Du rond point Enco 5 dans la commune de Ratoma en passant par Bambeto, Handallaye, Dixinn, aéroport, Matoto ou encore Madina et le centre ville le constat est le même, l'arnaque ou les tracasseries policières se déroulent au quotidien et de la façon suivante. Une fois le chauffeur à l'arrêt, le policier s'avance vers le conducteur et fait mine de demander les papiers du véhicule à savoir le permis de conduire, la carte crise ou encore l'assurance du véhicule, celle des passagers et du chauffeur. Après quelques minutes de discussion entre le chauffeur et le policier, le premier glisse un billet de 5000 GNF dans les mains du second et aussitôt notre ami chauffeur quitte les lieux mais, il n'est pas au bout de ses peines comme explique ici Mamadou taximètre: ''Bien que j'ai payé ce montant ici, au prochain carrefour je dois payer aussi la même somme voir plus''. Mais pourquoi vous payez l'argent alors que le policier vous a demandé les papiers du véhicule? Avec rage notre ami répond: '' Ces policiers font semblent de demander les papiers mais, au fait ils demandent de l'argent parce que, si tu présentes tous les papiers le policier te dit carrément si ce sont les papiers qu'il va manger donc, tu es obligé de lui filer quelques sous pour ne pas perdre du temps''. Nos tentatives de rentrer en contact avec les policiers pour avoir leur version des faits ont été vaines.
Selon nos investigations, les policiers sont obligés d'arnaquer pour pouvoir joindre les deux bouts car, les policiers perçoivent un salaire de misère à la fin de chaque mois.
Conakry en cette période de changement et surtout de crise économique, c'est ça aussi.
Ibrahima et Aicha Bah, KOACI.COM CONAKRY, copyright©koaci.com
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