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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Goodluck Jonathan après un sommet de la Cedeao à Abuja : LA CRISE POURRAIT SE REGLER “SANS USAGE DE LA FORCE LEGITIME”

boni_googluck_abuja.jpgLes chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique de l’ouest ont entamé hier à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, un sommet ordinaire consacré notamment à la grave crise ivoirienne qui s’aggrave au fil des jours depuis la présidentielle du 28 novembre 2010. A l’ouverture des travaux qui s’achèvent aujourd’hui et qui devraient être sanctionnés par la désignation du successeur du président en exercice de l’organisation, le chef de l’Etat nigérian, Goodluck Jonathan, celui-ci a dit son souhait de voir la Cedeao solliciter l’Onu en vue d’aller plus loin dans sa réponse à cette crise :"Je pense que nous pouvons adopter une résolution pour demander à l’Onu de prendre des mesures un peu plus sérieuses concernant la situation en Côte d’Ivoire", a-t-il déclaré aux dirigeants représentant les 15 pays. "Je n’ai aucun doute que nous avons la volonté, l’engagement et la détermination collective pour mettre un terme à la triste crise en Côte
d’Ivoire", a poursuivi M. Jonathan, dans une dépêche de l’Afp. En revanche, il n’a pas milité pour la violence comme cela avait été envisagé en décembre dernier et en laquelle d’aucuns croient toujours. Il a ajouté espérer que cela pourrait se faire "sans faire usage de la force légitime". De plus, la Cour de justice de la Cedeao présidée par Mme Awa Daboya Nana a enjoint la communauté, le 18 mars, de «s’abstenir de l’usage de la force en Côte d’Ivoire». Saisie d’une requête déposée au nom du Président Laurent Gbagbo déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel mais récusé par une partie de la communauté internationale avec en tête la Cedeao et la France, au profit de son rival Alassane Ouattara, la Cour avait été catégorique. Elle «ordonne aux Etats membres et aux institutions de la communauté de se conformer strictement à l’article 23 du règlement de la Chambre». Lequel «prévoit que quand un conflit vient devant la chambre, les Etats membres doivent s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver le conflit». Or, il se trouve que depuis décembre, les affrontements ne cessent de se multiplier impliquant, selon le camp du Président Gbagbo, l’Onuci et des mercenaires étrangers. A ce sujet, le Président Goodluck Jonathan a été interpellé publiquement le 17 mars en Conseil des ministres, pour avoir favorisé l’envoi de 500 mercenaires à Bouaké et qui combattent auprès de la rébellion dans la région du Moyen-Cavally.  Un porte-parole de la Cedeao, Sunny Ugoh, a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à l’annonce de nouvelles mesures concernant cette crise lors du sommet qui examinera un rapport du Conseil de médiation et de sécurité de la Cedeao sur la Côte d’Ivoire. "Il s’agit simplement", pour les dirigeants de la sous-région, "de se tenir informés de la situation", a-t-il indiqué à l’AFP, ajoutant que les efforts pour trouver une solution à cette crise étaient désormais menés au niveau de l’Union africaine (UA). Une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA a aussi été annoncée pour jeudi à Abuja, mais il n’était pas clair si elle était maintenue. Au même moment et comme s’il répondait à la requête du président en exercice de la Cedeao, la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alain Jupé, a aussi interpellé l’Onu et l’Union africaine à davantage d’engagement dans le dossier ivoirien. Estimant que son pays ne peut pas "tout faire partout". Faisant allusion aux violences post-électorales, notamment dans la commune d’Abobo et dont les responsabilités font l’objet de polémique, les parties s’accusant mutuellement. "Nous ne pouvons pas tout faire partout", a-t-il dit au cours d’une conférence de presse, alors qu’il était interrogé sur la différence de traitement réservé par la France à la Libye et à la Côte d’Ivoire. "Il y a en Afrique une organisation qui s’appelle l’Union africaine. Il y a
à Abidjan une force qui s’appelle l’Onuci, Organisation des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (...). Ce n’est pas à la France d’aller sur le terrain"a-t-il insisté. "Je vais à nouveau appeler les Nations unies à jouer leur rôle. La Force de
l’Onuci est sous chapitre 7 (de la charte de l’Onu), elle peut utiliser la force, elle peut s’interposer entre les combattants", a-t-il fait valoir. Selon l’Afp, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, en
Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, devait aussi intervenir à l’ouverture du sommet ordinaire auquel participaient notamment les présidents sénégalais Abdoulaye Wade, burkinabè Blaise Compaoré, sierra-léonais Ernest Koroma et la
Libérienne Ellen Johnson Sirleaf. Figure également à l’ordre du jour la révision de la suspension de la Guinée et du Niger. Exclus de l’organisation suite à des coups d’Etat militaires, respectivement en 2008 et 2010, ces pays ont récemment organisé
des élections permettant un transfert du pouvoir à des régimes civils.Le sommet semestriel de la Cedeao intervient trois mois après deux réunions extraordinaires des dirigeants ouest-africains, en décembre, qui avaient suspendu la Côte d’Ivoire en pleine crise post-électorale.

PAULIN N. ZOBO (Source : AFP)
Source: http://www.fratmat.info

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