Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les moto-taxis, localement surnommés « Okada » lancent un appel aux autorités pour qu’elles lèvent le mot d’interdiction de leurs activités pour pourvoir rendre service à la population.
Les Okada qui veulent assurer un service commercial dans la capitale ghanéenne, Accra, entendent par cet appel réactualiser une vieille doléance pour se regrouper en syndicat afin de mieux organiser leur corporation qui jusqu’ici opère dans la clandestinité.
La circulation interurbaine à Accra devient de plus en plus un casse tête aux heures de pointes. Malgré le développement des infrastructures routières, le phénomène persiste et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer. En début et en fin de journée, la file indienne des voitures qui restent dans l’embouteillage n’est plus une histoire à dissuader les Okada qui disent avoir une solution pour ce problème, du moins pour ceux qui veulent rapidement rejoindre leur lieu de travail ou leur domicile.
C’est fort de cet argument, que les conducteurs de moto-taxis redonnent de la voix pour interpeler le gouvernement à leur donner le feu vert pour qu’ils opèrent en toute légalité dans le pays. Pour certains conducteurs, vu la rapide croissance dans la capitale et aussi l’augmentation du nombre des voitures dans la circulation, ils sont aujourd’hui les seuls à pouvoir aider les passagers à vite rallier leur service, leur lieu de travail ou leur maison en un temps record avec un coût moins élevé. Le trajet qu’un taxi ou un « trotro » peut faire en 30 minutes, un Okada peut le faire en 10 ou 15 minutes. D’autres conducteurs renchérissent qu’ils sont capables d’offrir un service à bon port c'est-à-dire transporter leurs clients jusqu'aux portes de leurs services ou de leurs maisons, un défi que n’arrivent pas à relever les taxis et les « trottro » en raison des difficultés d’accès dans certains quartiers.
Malgré toutes ces intentions, ceux qui s’opposent à l’introduction des Okada au Ghana estiment que c’est un moyen de transport risquant, dangereux et nuisible. Pour ces anti-Okada, les conducteurs ne disposent non seulement pas d’assurance qui puisse les couvrir en cas d’accident mais aussi leur circulation représente un danger pour les piétons qui sont dans la circulation et en dernier ressort, ils sont prêts à engendrer des tapages sonores pour se faire remarquer.
En février dernier, environ 400 conducteurs ont déposé une pétition au Parlement pour que leur activité soit régularisée mais malheureusement les députés ont rejeté leur demande. Depuis lors, la Police est à la traque des indélicats conducteurs qui circulent dans la capitale.
Si à Accra, les autorités continuent de denier le droit de service aux moto-taxis, soulignons que dans la région du Volta, une localité frontalière avec le Togo, les Okada circulent à longueur de journée au vu et au su de tout le monde et migrent progressivement vers Accra. Au regard de cet exode, l’on se demande jusqu’à quand les autorités résisteront t- elles à un phénomène en vogue chez la jeunesse et qui tend à gagner toute l’Afrique de l’ouest.
Mensah, KOACI.COM ACCRA
Source: http://www.koaci.com