Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
La vie a encore repris son cours normal ce lundi à Aflao, une ville frontalière du Ghana avec le Togo, ainsi qu’à Accra et dans plusieurs autres villes de l’intérieur tout comme celles de l’extérieur du pays. Personne n’a été enlevé, personne n’est portée disparu.
Ces constats démentent la prophétie du pasteur de l’église la Prophétie aux nations et communautés Macariah, Peter Anomoh, qui avait prédit que le monde allait prendre fin le vendredi dernier, c’est à dire le 11 novembre 2011, ce qui correspond au chiffre mystique 11.11.11.
Pour l’heure, les tentatives de joindre le prophète Anomoh pour une clarification sur l’échec de sa prophétie s’avèrent vaines car son téléphone sonne mais personne n’est à la réception.
La journée du vendredi dernier 11 novembre au Ghana a fait lever un jour ordinaire pour certains et un jour d’incertitude pour d’autres. En effet c’est ce jour en à en croire la révélation du prophète Anomoh que le monde allait prendre fin, mais bizarrement rien ne s’est passé, aucune disparation n’a été signalée dans le pays et la vie poursuit son cours.
Les médias ghanéens en l’occurrence la radio nationale et plusieurs autres medias dans le pays ont monté des alertes avant les premières heures de la journée de vendredi, la date fatidique afin de suivre à la loupe ce qui se passera. Le tremblement de terre, le tsunami et les enlèvements annoncés quelques semaines plutôt par Anomoh n’ont pas tenu leurs promesses.
Deux jours avant la date du 11 novembre, une publication invitait les gens à se rassembler à Zuarungu, un lieu sacré saint qui selon le prophète devrait échapper aux calamités, mais dans un menti, Anomoh a rejeté la paternité de ces propos.
A l’aube du vendredi, Jour-J de l’événement, sur une radio privée, le prophète a maintenu pour minuit l’accomplissement de sa prophétie mais avec une curieuse nuance : « je dirai alléluia si Dieu ne met pas la menace de la fin du monde à exécution ».
Cette énième sortie du prophète a provoqué la peur et la panique à Accra et certaines personnes ont exigé que l’oiseau de mauvais augure soit arrêté. L’intéressé dans un lieu inconnu a répliqué qu’il n’a commis aucune infraction pour être sous les verrous.
Après l’échec de l’accomplissement de la prophétie, les tentatives pour joindre le prophète deviennent difficiles. Son numéro portable est en service mais personne ne décroche, idem pour son assistant, Nana Koffi Madon,
Le silence d’Anomoh et de son adjoint devient ambigu en ce moment. Ont-ils été enlevés ? Sont-ils les seuls à vivre la fin du monde ? Voilà quelques interrogations qui ne trouvent pas encore de réponses. En tout cas, pour ceux qui appellent à juger ce prophète selon sa fausse prophétie, les jours à venir révéleront aux croyants Ghanéens que ce n’est pas tous ceux qui s’autoproclament prophètes, apôtres, messeigneurs ou évêques qui servent réellement la cause de Dieu dans la société.
Mensah, KOACI.COM ACCRA
Source: http://www.koaci.com